{"id":342,"date":"2016-01-05T00:05:53","date_gmt":"2016-01-04T22:05:53","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=342"},"modified":"2017-07-19T09:58:14","modified_gmt":"2017-07-19T06:58:14","slug":"01-05-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-05-05\/","title":{"rendered":"05. Les femmes et l\u2019\u00e9tude de la Torah, le jour de Chabbat"},"content":{"rendered":"
Il existe une diff\u00e9rence essentielle entre le degr\u00e9 d\u2019obligation des hommes et celui des femmes en mati\u00e8re d\u2019\u00e9tude toranique. Les hommes, lors m\u00eame qu\u2019ils ont appris toutes les r\u00e8gles de la halakha et tous les principes de la foi, ont toujours l\u2019obligation de se fixer des temps consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tude, de r\u00e9viser ce qu\u2019ils ont appris et de l\u2019approfondir. C\u2019est \u00e0 eux qu\u2019est donn\u00e9e cette directive\u00a0: \u00ab\u00a0Ce livre de la Torah ne quittera pas ta bouche, et tu le m\u00e9diteras jour et nuit\u00a0\u00bb (Jos 1, 8). Et bien que, les jours de semaine, o\u00f9 ils se livrent \u00e0 leur travail, les hommes s\u2019acquittent de leur obligation par l\u2019\u00e9tude d\u2019un chapitre le jour et d\u2019un autre la nuit (Mena\u2019hot <\/em>99b), ils doivent en revanche, le Chabbat, observer ce verset dans son sens premier, comme l\u2019ont dit nos sages\u00a0: \u00ab\u00a0Le jour de Chabbat, on le vouera tout entier \u00e0 la Torah\u00a0\u00bb (Tana Devei Elyahou Rabba<\/em> 1\u00a0; cf. ci-dessus \u00a7 1).<\/p>\n Les femmes, quant \u00e0 elles, n\u2019ont pas l\u2019obligation d\u2019\u00e9tudier la Torah \u00e0 temps fixe\u00a0; leur obligation consiste \u00e0 conna\u00eetre <\/em>la conduite que la Torah donne \u00e0 notre vie, afin que la Torah \u00e9claire et guide leur chemin, tant du point de vue halakhique que de celui de la foi et de la morale. Celle \u00e0 qui suffit, \u00e0 cette fin, une courte \u00e9tude, peut s\u2019en contenter\u00a0; celle qui a besoin d\u2019une \u00e9tude plus vaste a l\u2019obligation d\u2019\u00e9tudier davantage. La chose d\u00e9pend du caract\u00e8re de la femme, lequel peut d\u2019ailleurs changer d\u2019une p\u00e9riode \u00e0 l\u2019autre. \u00c0 certaines \u00e9poques, une courte \u00e9tude suffisait \u00e0 la majeure partie des femmes\u00a0; de nos jours, o\u00f9 la vie est plus complexe et la culture g\u00e9n\u00e9rale plus d\u00e9velopp\u00e9e, il est n\u00e9cessaire que les femmes \u00e9tudient beaucoup plus la halakha, l\u2019\u00e9mouna<\/em> (principes de la foi, pens\u00e9e juive) et le moussar<\/em> (enseignement \u00e9thique) (Pnin\u00e9 Halakha, Liqoutim<\/em> I 1, 16).<\/p>\n Or, d\u00e8s lors que les femmes n\u2019ont pas l\u2019obligation de s\u2019assigner des temps fixes pour l\u2019\u00e9tude de la Torah, chaque jour et chaque nuit, elles ne sont pas non plus tenues de consacrer la moiti\u00e9 du Chabbat \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Toutefois, puisque la Torah r\u00e9jouit aussi bien les hommes que les femmes, c\u2019est une mitsva pour celles-ci que de l\u2019\u00e9tudier pendant Chabbat\u00a0; en effet, l\u2019\u00e9tude participe du \u2018oneg Chabbat<\/em> (la d\u00e9lectation sabbatique), dans son versant spirituel. De plus, les femmes ont l\u2019obligation d\u2019\u00e9tudier la halakha et l\u2019\u00e9mouna<\/em>\u00a0; or le jour du Chabbat est particuli\u00e8rement appropri\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude toranique, parce que ce jour est sanctifi\u00e9, et que la Torah y fut donn\u00e9e\u00a0; il convient donc que les femmes se fixent une \u00e9tude sabbatique sur des questions de halakha et de pens\u00e9e juive. Simplement, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte r\u00e8gle, et dans la mesure o\u00f9 elles n\u2019ont pas l\u2019obligation d\u2019\u00e9tudier \u00e0 temps fixe, les femmes ne sont pas tenues, durant les ann\u00e9es o\u00f9 la surveillance et les soins \u00e0 donner \u00e0 leurs enfants en bas \u00e2ge les occupent, de programmer des heures r\u00e9guli\u00e8res pour y \u00e9tudier soi-m\u00eame le Chabbat. En revanche, il convient que les femmes qui ne sont pas occup\u00e9es \u00e0 \u00e9lever des enfants \u00e9tudient largement pendant Chabbat, ce qu\u2019elles feront dans la joie et la tranquillit\u00e9. Dans le m\u00eame sens, il convient que les femmes qui sont occup\u00e9es par leurs travaux domestiques se fixent une certaine \u00e9tude le Chabbat, et il est bon qu\u2019elles se joignent \u00e0 un cours de Torah\u00a0; elles aussi, en effet, ont besoin d\u2019\u00eatre guid\u00e9es par la Torah. Nous trouvons ainsi que, du temps de nos sages, de m\u00e9moire b\u00e9nie, les femmes participaient \u00e0 la deracha <\/em>sabbatique\u00a0; il arrivait m\u00eame que la deracha<\/em> se prolonge\u00e2t longtemps, ce qui retardait leur retour chez elles[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n C\u2019est une grande chose pour des \u00e9poux que d\u2019\u00e9tudier ensemble, quand ce leur est une joie, car l\u2019\u00e9tude commune leur fait m\u00e9riter que la Pr\u00e9sence divine r\u00e9side entre eux, et que la Torah conduise leur vie. Mais un couple qui aurait des difficult\u00e9s \u00e0 \u00e9tudier conjointement ne doit pas s\u2019en affliger\u00a0: il arrive que ce soit pr\u00e9cis\u00e9ment la particuli\u00e8re affection qu\u2019ils se portent qui rende difficile leur concentration dans l\u2019\u00e9tude commune.<\/p>\n