{"id":3470,"date":"2014-04-06T00:01:32","date_gmt":"2014-04-05T21:01:32","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3470"},"modified":"2018-06-21T11:02:27","modified_gmt":"2018-06-21T08:02:27","slug":"14-06-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-06-01\/","title":{"rendered":"01. L\u2019obligation de se faire aider par la m\u00e9decine (f\u00e9condation in vitro)"},"content":{"rendered":"
Quand un couple apprend, par des examens dignes de foi, que ses chances d\u2019avoir un enfant de fa\u00e7on naturelle sont tr\u00e8s faibles, ce couple a l\u2019obligation de se pr\u00eater \u00e0 tout ce que la m\u00e9decine a l\u2019usage de prescrire en pareil cas, afin de pouvoir accomplir la mitsva de cro\u00eetre et de multiplier, en donnant naissance \u00e0 un fils et \u00e0 une fille. \u00c0 ce titre, il y a la f\u00e9condation in vitro, qui s\u2019accomplit en pr\u00e9levant des ovules de la femme et du sperme de l\u2019homme, et en les r\u00e9unissant dans une \u00e9prouvette, afin que l\u00e0, ils s\u2019associent et commencent \u00e0 d\u00e9velopper un embryon, que l\u2019on implantera ensuite dans l\u2019ut\u00e9rus.<\/p>\n
Certes, autrefois, les d\u00e9cisionnaires enseignaient qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019obligation de faire, afin d\u2019accomplir la mitsva, des choses excipant \u00e0 la nature. Cependant, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, des solutions fiables au probl\u00e8me n\u2019avaient pas encore \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es, et les m\u00e9decins eux-m\u00eames \u00e9taient partag\u00e9s dans leurs avis\u00a0; d\u00e8s lors, les int\u00e9ress\u00e9s, dans leur majorit\u00e9, n\u2019avaient pas l\u2019habitude, eux non plus, de se faire aider par des m\u00e9thodes d\u00e9velopp\u00e9es par une partie seulement des m\u00e9decins, de sorte que le recours \u00e0 ces m\u00e9thodes \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme faisant exception \u00e0 la voie naturelle. De nos jours, en revanche, les techniques m\u00e9dicales se sont d\u00e9velopp\u00e9es avec succ\u00e8s, au point que la grande majorit\u00e9 des probl\u00e8mes d\u2019inf\u00e9condit\u00e9 sont r\u00e9solues par elles. Par cons\u00e9quent, tout ce qu\u2019il est habituel de faire dans le cadre m\u00e9dical est consid\u00e9r\u00e9 comme s\u2019inscrivant dans le champ de la mitsva. Il est clair que l\u2019obligation inclut tous les soins que les caisses d\u2019assurance-maladie doivent garantir \u00e0 leurs assur\u00e9s. Mais il semble \u00e9galement obligatoire de suivre les soins qui ne sont pas inclus dans l\u2019assurance-maladie ordinaire, si la majorit\u00e9 des gens d\u00e9sireux d\u2019avoir des enfants ont l\u2019habitude d\u2019y recourir, et m\u00eame si leur prix est \u00e9lev\u00e9, cela afin de pouvoir accomplir la mitsva de procr\u00e9er.<\/p>\n
M\u00eame si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 rempli son obligation de cro\u00eetre et de multiplier, suivant la d\u00e9finition de la Torah, c\u2019est une mitsva que d\u2019avoir d\u2019autres enfants, en recourant aux moyens que la m\u00e9decine fournit. Toutefois, quand cela n\u00e9cessite de grands efforts, cela n\u2019est qu\u2019un hidour<\/em> (un suppl\u00e9ment de perfection apport\u00e9 \u00e0 la mitsva)[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n