{"id":3477,"date":"2014-04-06T00:04:14","date_gmt":"2014-04-05T21:04:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3477"},"modified":"2018-06-21T11:08:26","modified_gmt":"2018-06-21T08:08:26","slug":"14-06-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-06-04\/","title":{"rendered":"04. Questions suppl\u00e9mentaires"},"content":{"rendered":"
Quand un c\u00e9libataire est malade du cancer, et que, pour tenter de sauver sa vie, il doit subir des s\u00e9ances de radioth\u00e9rapie et d\u2019autres soins susceptibles de porter atteinte \u00e0 son sperme de fa\u00e7on permanente, c\u2019est une mitsva pour lui, pr\u00e9alablement aux s\u00e9ances, que d\u2019\u00e9mettre du sperme, qui sera gard\u00e9 par cong\u00e9lation, afin que, apr\u00e8s qu\u2019il se sera mari\u00e9, il puisse ainsi f\u00e9conder sa femme. M\u00eame s\u2019il est un jeune adolescent, et qu\u2019il ne songe pas encore au mariage, il n\u2019en est pas moins tenu \u00e0 l\u2019observance des mitsvot, d\u00e8s lors qu\u2019il a atteint l\u2019\u00e2ge de treize ans. Et afin de pouvoir accomplir la mitsva de procr\u00e9er, c\u2019est pour lui une mitsva que d\u2019\u00e9mettre de la semence, de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir, avec cette semence, avoir plus tard des enfants. Ce n\u2019est pas transgresser l\u2019interdit d\u2019\u00e9mettre vainement sa semence, car cette \u00e9mission n\u2019est pas vaine\u00a0: elle vise l\u2019accomplissement de la mitsva de cro\u00eetre et de multiplier.<\/p>\n
Certes, il se peut que le sperme de ce c\u00e9libataire ne soit pas endommag\u00e9 par le traitement, et que, d\u00e8s lors, l\u2019\u00e9mission s\u00e9minale ne serve pas\u00a0; mais quoiqu\u2019il en soit, cela n\u2019en reste pas moins une mitsva pour lui d\u2019\u00e9mettre cette semence, afin de garantir sa possibilit\u00e9 d\u2019enfanter, et d\u2019accomplir le commandement de la procr\u00e9ation. S\u2019il est possible d\u2019obtenir l\u2019\u00e9mission de semence de mani\u00e8re indirecte, c\u2019est pr\u00e9f\u00e9rable\u00a0; sinon, il est permis de le faire m\u00eame manuellement[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019homme ou la femme est atteint du SIDA, de sorte que, par toute relation charnelle, le conjoint risque de contracter la maladie, et que le seul moyen d\u2019emp\u00eacher cela est d\u2019utiliser, pendant les rapports, un pr\u00e9servatif faisant \u00e9cran entre eux, certains auteurs disent qu\u2019il leur est interdit d\u2019avoir des rapports ainsi prot\u00e9g\u00e9s, car pratiquer ainsi de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9mettre de la semence en vain. Aussi est-il obligatoire de divorcer (Min\u2019hat Chelomo<\/em> III 103, 16). D\u2019autres disent que l\u2019interdit d\u2019utiliser un pr\u00e9servatif s\u2019applique dans les situations normales, quand le but est d\u2019emp\u00eacher la conception\u00a0; mais quand toute tentative de grossesse est susceptible de mettre en danger la vie de l\u2019homme ou de la femme, il leur est permis d\u2019utiliser un pr\u00e9servatif, car, de cette fa\u00e7on, ils accomplissent \u00e0 tout le moins la mitsvat \u2018ona<\/em> (A\u2019hi\u00e9zer<\/em> III 24, 5, Igrot Moch\u00e9, Even Ha\u2019\u00e9zer <\/em>I 63, Tsits Eli\u00e9zer<\/em> IX 51, 2)\u00a0; la halakha suit ce dernier avis.<\/p>\n