{"id":3540,"date":"2016-02-11T00:11:21","date_gmt":"2016-02-10T22:11:21","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3540"},"modified":"2018-07-31T11:07:16","modified_gmt":"2018-07-31T08:07:16","slug":"02-11-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-11-11\/","title":{"rendered":"11 \u2013 Directives pratiques en mati\u00e8re d\u2019heure limite du Ch\u00e9ma et de la \u2018Amida"},"content":{"rendered":"
Le temps pr\u00e9vu pour la lecture du Ch\u00e9ma s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019\u00e0 la fin de la troisi\u00e8me heure du jour car, jusqu\u2019\u00e0 ce moment, certaines personnes continuent de se lever. De cette fa\u00e7on, on accomplit la mitsva de dire le Ch\u00e9ma \u00ab\u00a0en se levant\u00a0\u00bb (ouvqoum\u00e9kha<\/em>), c\u2019est-\u00e0-dire lorsque les gens se l\u00e8vent. Il est vrai que la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires penchent pour l\u2019opinion du Gaon de Vilna (selon lequel les heures du jour se calculent du lever au coucher du soleil, voir ci-dessus \u00a7 10). Mais en mati\u00e8re de lecture du Ch\u00e9ma, dont l\u2019horaire est de rang toranique, il est bon d\u2019\u00eatre rigoureux et de se conformer \u00e0 l\u2019opinion du Maguen Avraham <\/em>(pour lequel la journ\u00e9e s\u2019\u00e9tend de l\u2019aube \u00e0 la nuit), suivant le principe\u00a0: \u00ab\u00a0En cas de doute sur une obligation de rang toranique, nous allons dans le sens de la rigueur\u00a0\u00bb (sfeqa de-ora\u00eftha l\u00e9\u2019houmra<\/em>). Toutefois, certains ont l\u2019usage a priori d\u2019adopter l\u2019horaire du Gaon de Vilna, et il n\u2019y a pas lieu de s\u2019y opposer.<\/p>\n Bien que la lecture du Ch\u00e9ma soit pr\u00e9vue jusqu\u2019\u00e0 la fin de la troisi\u00e8me heure, si cette heure est pass\u00e9e sans qu\u2019on ait lu le Ch\u00e9ma, on le lira avec ses b\u00e9n\u00e9dictions durant la quatri\u00e8me heure, et l\u2019on sera r\u00e9compens\u00e9 pour cette lecture, comme si l\u2019on se livrait \u00e0 une simple lecture de la Torah (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 58, 6).<\/p>\n Le temps pr\u00e9vu pour la lecture de la \u2018Amida et des b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019\u00e0 la fin de la quatri\u00e8me heure, car les sages ont fix\u00e9 leur temps en fonction de l\u2019offrande journali\u00e8re, qui \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e au Temple de J\u00e9rusalem jusqu\u2019\u00e0 la fin de la quatri\u00e8me heure. Puisque ces obligations sont d\u2019ordre rabbinique, leur r\u00e9gime juridique est conforme \u00e0 l\u2019opinion indulgente\u00a0; on peut donc adopter l\u2019horaire le plus tardif et s\u2019appuyer sur l\u2019opinion du Gaon de Vilna. Malgr\u00e9 cela, les hommes diligents se h\u00e2tent d\u2019accomplir les mitsvot\u00a0; il est donc bienvenu de prier aussi t\u00f4t que le prescrit le Maguen Avraham<\/em> (Michna Beroura<\/em> 58, 4)[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si quatre heures sont pass\u00e9es sans qu\u2019on ait dit les b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma ni r\u00e9cit\u00e9 la \u2018Amida, il est convenu de dire que la \u2018Amida pourra se r\u00e9citer jusqu\u2019au midi solaire. Il est vrai que la halakha, en cette mati\u00e8re, est conforme \u00e0 l\u2019opinion de Rabbi Yehouda, selon lequel la \u2018Amida de Cha\u2019harit doit se dire avant la fin de la quatri\u00e8me heure, et non \u00e0 celle des sages, selon lesquels on peut aller jusqu\u2019\u00e0 midi. Mais quoi qu\u2019il en soit, Rabbi Yehouda lui-m\u00eame reconna\u00eet que, dans le cas o\u00f9 l\u2019on n\u2019aurait pas pri\u00e9 avant la fin de la quatri\u00e8me heure, on pourrait a posteriori r\u00e9citer sa pri\u00e8re jusqu\u2019\u00e0 midi. Et bien que l\u2019on ne recueille pas, en cela, la r\u00e9tribution de la pri\u00e8re dite en son temps, on recueille n\u00e9anmoins la r\u00e9tribution de la pri\u00e8re en tant que telle. En revanche, on ne peut plus dire la \u2018Amida de Cha\u2019harit apr\u00e8s midi (Berakhot<\/em> 27a\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, Ora\u2019h\u00a0 \u2018Ha\u00efm<\/em> 89, 1)[16]<\/a><\/sup>.<\/p>\n En ce qui concerne les b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s. D\u2019apr\u00e8s le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> (58, 6) et la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la pri\u00e8re proprement dite, c\u2019est-\u00e0-dire la \u2018Amida, que l\u2019on a \u00e9t\u00e9 indulgent en permettant a posteriori d\u2019en rattraper la r\u00e9citation jusqu\u2019\u00e0 midi. En effet, on est en principe autoris\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer une \u2018Amida en tout temps \u00e0 titre de n\u00e9dava<\/em> (\u00ab\u00a0offrande\u00a0\u00bb, pri\u00e8re volontaire)\u00a0; par cons\u00e9quent, dans toute situation de doute, on peut dire la \u2018Amida. En revanche, on ne saurait dire les b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma \u00e0 titre de n\u00e9dava<\/em>\u00a0; aussi, celui qui s\u2019est mis en retard et ne les a pas r\u00e9cit\u00e9es avant la fin de la quatri\u00e8me heure, ne peut les rattraper. Mais, selon le Michna Beroura<\/em>, si c\u2019est en raison d\u2019un emp\u00eachement qu\u2019on a manqu\u00e9 de les dire avant la fin de la quatri\u00e8me heure, on est autoris\u00e9 \u00e0 en rattraper la lecture jusqu\u2019\u00e0 midi (B\u00e9our Halakha<\/em>, ad loc.)[17]<\/a><\/sup>.<\/p>\n
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