{"id":3548,"date":"2016-09-08T00:02:18","date_gmt":"2016-09-07T21:02:18","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3548"},"modified":"2018-08-14T11:49:11","modified_gmt":"2018-08-14T08:49:11","slug":"15-08-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-08-02\/","title":{"rendered":"02. Malade dont l\u2019\u00e9tat n\u2019est pas dangereux"},"content":{"rendered":"
Quand bien m\u00eame un malade est accabl\u00e9 de souffrance, et tant qu\u2019aucun danger n\u2019est pr\u00e9visible pour sa vie, il lui est interdit de manger et de boire, m\u00eame en tr\u00e8s faible quantit\u00e9. Cela, parce que le je\u00fbne de Kipour est une obligation de la Torah\u00a0; aussi, seuls les cas de danger pour la vie ont priorit\u00e9 sur lui. Ici r\u00e9side la diff\u00e9rence entre le je\u00fbne de Kipour et les autres je\u00fbnes. Les malades eux-m\u00eames ont l\u2019obligation d\u2019observer le jour de Kipour, puisque les interdits de manger et de boire sont alors toraniques\u00a0; tandis que les malades sont dispens\u00e9s de je\u00fbner le 9 av, et que, s\u2019agissant des je\u00fbnes courts, m\u00eame les femmes enceintes ou qui allaitent sont dispens\u00e9es (Pnin\u00e9 Halakha, Zemanim \u2013 F\u00eates et solennit\u00e9s juives I<\/em>, 10, 2-4).<\/p>\n Par cons\u00e9quent, les personnes gripp\u00e9es, angineuses ou souffrant de quelque autre maladie de ce genre, ont l\u2019obligation de je\u00fbner \u00e0 Kipour, puisqu\u2019aucun danger vital n\u2019est \u00e0 pr\u00e9voir de leur \u00e9tat. Il est pr\u00e9f\u00e9rable qu\u2019un malade soit couch\u00e9 toute la journ\u00e9e dans son lit, et n\u2019aille pas \u00e0 la synagogue, pourvu qu\u2019il ne boive rien, m\u00eame une quantit\u00e9 infime. La mitsva essentielle du jour r\u00e9side en effet dans le je\u00fbne, par le biais duquel Dieu purifie Isra\u00ebl de ses fautes. On s\u2019efforcera alors, quand on sera sur son lit, de prier selon ses possibilit\u00e9s\u00a0; et s\u2019il est difficile de lire dans son rituel de pri\u00e8res, on s\u2019efforcera de formuler, en son c\u0153ur et par ses l\u00e8vres, des pri\u00e8res personnelles, pourvu que l\u2019on ne boive ni ne mange rien. De m\u00eame, un homme dont la femme est enceinte, ou allaite, et ne peut pas, en raison de son \u00e9tat, s\u2019occuper de ses enfants et je\u00fbner \u00e0 la fois, restera \u00e0 la maison et s\u2019occupera lui-m\u00eame des enfants, afin que son \u00e9pouse puisse accomplir la mitsva du je\u00fbne, mitsva toranique\u00a0; car le je\u00fbne importe davantage que le fait de prier en minyan<\/em> et \u00e0 la synagogue.<\/p>\n Il est permis \u00e0 un malade qui souffre \u00e0 cause de sa maladie d\u2019avaler des comprim\u00e9s curatifs. Cela, \u00e0 la condition que ces comprim\u00e9s n\u2019aient pas bon go\u00fbt, et qu\u2019on ait soin de les avaler sans eau. Si l\u2019on ne peut pas les avaler sans eau, on m\u00e2chera ce rem\u00e8de amer et on l\u2019avalera, ou l\u2019on m\u00ealera \u00e0 un peu d\u2019eau une goutte de savon qui en d\u00e9naturera beaucoup le go\u00fbt, et, gr\u00e2ce \u00e0 ce peu d\u2019eau, on avalera le comprim\u00e9.<\/p>\n De m\u00eame, \u00e0 ceux \u00e0 qui le je\u00fbne cause une grande souffrance, il est permis d\u2019avaler des comprim\u00e9s ayant pour effet d\u2019all\u00e9ger leur douleur. Par cons\u00e9quent, \u00e0 ceux qui souffrent de forts maux de t\u00eate en raison du manque de caf\u00e9, il est permis d\u2019avaler des comprim\u00e9s contenant de la caf\u00e9ine, ou des comprim\u00e9s att\u00e9nuant les maux de t\u00eate. Il est de m\u00eame permis \u00e0 ceux qui souffrent de migraine (dans le sens de \u00ab\u00a0violent mal de t\u00eate\u00a0\u00bb) d\u2019anticiper le mal, et de prendre des comprim\u00e9s pr\u00e9venant l\u2019apparition des douleurs[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n