{"id":3587,"date":"2016-09-04T00:09:49","date_gmt":"2016-09-03T21:09:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3587"},"modified":"2018-08-15T11:19:23","modified_gmt":"2018-08-15T08:19:23","slug":"15-04-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-04-09\/","title":{"rendered":"09. Roch hachana ayant lieu un Chabbat, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du Temple"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 l\u2019obligation toranique, m\u00eame quand Roch hachana a lieu le Chabbat, c\u2019est une mitsva que d\u2019y sonner le chofar. Cependant, nos sages ont d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 qu\u2019il ne serait point proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la sonnerie quand Roch hachana tombe un Chabbat. En effet, chacun est tenu d\u2019accomplir la mitsva du chofar, mais tout le monde n\u2019est pas connaisseur en mati\u00e8re d\u2019interdit de porter des objets, le Chabbat, dans le domaine public.<\/p>\n
Il est donc \u00e0 craindre que certains, qui ne savent pas tr\u00e8s bien sonner, transportent leur chofar pour se rendre chez un bon sonneur, afin que celui-ci leur apprenne \u00e0 sonner conform\u00e9ment \u00e0 la halakha\u00a0; ce faisant, ils transporteraient leur chofar sur une distance d\u2019au moins quatre amot <\/em>dans le domaine public, transgressant ainsi un grave interdit sabbatique (Roch Hachana<\/em> 29b, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 588, 5).<\/p>\n Toutefois, au Temple, on proc\u00e9dait \u00e0 la sonnerie du chofar, m\u00eame quand Roch hachana tombait le Chabbat\u00a0; car les d\u00e9crets des sages ne s\u2019\u00e9tendent pas au Temple. \u00c0 J\u00e9rusalem m\u00eame, et dans ses environs imm\u00e9diats, on sonnait du chofar, tout le temps que si\u00e9geaient les membres du beit-din<\/em>, car, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019influence du beit-din<\/em>, les habitants de J\u00e9rusalem et de ses environs prenaient garde \u00e0 l\u2019interdit de porter le Chabbat (Ma\u00efmonide, Lois du chofar<\/em> 2, 8-9)[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Bien que cette directive, d\u00e9fendant de sonner du chofar un Roch hachana tombant Chabbat, soit rabbinique, on peut en trouver une allusion dans la Torah\u00a0; car, dans un verset, il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0jour de fanfare\u00a0(yom teroua\u2019<\/em>)\u00a0\u00bb (Nb 29, 1), tandis que dans un autre il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Repos solennel (Chabbaton<\/em>), comm\u00e9moration par une fanfare (zikhron teroua\u2019<\/em>, litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0souvenir<\/em> de fanfare\u00a0\u00bb) (Lv 23, 24). Cela laisse entendre que, lorsque Roch hachana a lieu un jour de semaine, c\u2019est \u00e0 proprement parler un yom terou\u2019a<\/em>, jour de fanfare (c\u2019est-\u00e0-dire de sonnerie du chofar), tandis que, lorsque cela a lieu un Chabbat, c\u2019est un Chabbaton zikhron terou\u2019a<\/em>, repos solennel o\u00f9 l\u2019on se souvient de la fanfare, mais o\u00f9 l\u2019on ne sonne pas en pratique (Talmud de Babylone, Roch Hachana<\/em> 29b)[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Les ma\u00eetres de la mystique expliquent que, selon l\u2019enseignement kabbalistique, lorsque Roch hachana a lieu le Chabbat, il n\u2019est pas tellement n\u00e9cessaire de sonner du chofar, car presque tous les degr\u00e9s de saintet\u00e9 que l\u2019on atteint \u00e0 Roch hachana par le biais du chofar, on les atteint alors gr\u00e2ce \u00e0 la saintet\u00e9 du Chabbat. Certes, il y aurait encore une \u00e9l\u00e9vation suppl\u00e9mentaire dans le fait de sonner\u00a0; mais ce degr\u00e9-l\u00e0 est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, au point de n\u2019\u00eatre presque pas int\u00e9gr\u00e9 ni \u00e9prouv\u00e9 par les auditeurs. Au Temple et au beit-din<\/em> antique, en revanche, on percevait cela, et c\u2019est pourquoi on ne sonnait le chofar que dans ces seuls lieux (Rabbi Chn\u00e9our Zalman de Lyadi, Liqout\u00e9 Torah, Devarim <\/em>56, 1 s.).<\/p>\n