{"id":3613,"date":"2016-09-05T00:05:29","date_gmt":"2016-09-04T21:05:29","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3613"},"modified":"2018-08-15T11:51:04","modified_gmt":"2018-08-15T08:51:04","slug":"15-05-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-05-05\/","title":{"rendered":"05. Mani\u00e8res de demander pardon et de se r\u00e9concilier"},"content":{"rendered":"
Celui qui demande pardon \u00e0 son prochain doit d\u00e9tailler devant lui en quoi a consist\u00e9 sa faute. Si le prochain ignorait que l\u2019on e\u00fbt m\u00e9dit de lui, celui qui lui demande pardon devra confesser cela devant lui, puis demander son pardon (Ba\u00eft \u2018Hadach<\/em>). Certes, si l\u2019on sait que le fait de d\u00e9tailler en quoi a consist\u00e9 la faute causera peine et honte \u00e0 son prochain, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas en dire le d\u00e9tail (Maguen Avraham<\/em>, Michna Beroura<\/em> 606, 3). Mais on s\u2019\u00e9vertuera de toutes ses forces \u00e0 annuler l\u2019influence de ses mauvaises paroles, en multipliant les propos \u00e9logieux \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la personne d\u00e9nigr\u00e9e, et en d\u00e9mentant les propos d\u00e9pr\u00e9ciatifs que l\u2019on avait tenus d\u2019abord[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n A priori, celui qui offense son prochain lui demandera personnellement pardon. Si l\u2019on a honte, ou que l\u2019on estime que, par le biais d\u2019un tiers, son prochain sera plus facilement apais\u00e9, on lui demandera pardon par le biais d\u2019un tiers (Mat\u00e9 Ephra\u00efm<\/em> 606, 1\u00a0; Michna Beroura<\/em> 2).<\/p>\n Si la personne offens\u00e9e ne s\u2019est pas rass\u00e9r\u00e9n\u00e9e d\u00e8s que l\u2019on a demand\u00e9 son pardon, on r\u00e9unira trois personnes et, en leur pr\u00e9sence, on renouvellera sa demande de pardon. Si l\u2019autre ne s\u2019est toujours pas apais\u00e9, on retournera le voir, accompagn\u00e9 de trois personnes, et l\u2019on tentera de l\u2019apaiser. Si m\u00eame alors il ne s\u2019est pas apais\u00e9, on ira le trouver une troisi\u00e8me fois, avec trois personnes, pour r\u00e9essayer de l\u2019apaiser. Si, apr\u00e8s tout cela, l\u2019autre ne s\u2019est pas apais\u00e9, on n\u2019a plus besoin de s\u2019efforcer de l\u2019apaiser\u00a0; et, par son refus de lui pardonner, la personne offens\u00e9e commet une faute. Toutefois, si c\u2019est son ma\u00eetre (son Rav) que l\u2019on a offens\u00e9, m\u00eame si ce n\u2019est pas son ma\u00eetre attitr\u00e9 (Rav mouvhaq<\/em>), on ira le voir mille fois s\u2019il le faut, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obtention de son pardon (Yoma<\/em> 84a, Ma\u00efmonide, Techouva<\/em> 2, 9, Michna Beroura<\/em> 606, 7, B\u00e9our Halakha<\/em> ad loc.).<\/p>\n Il convient que la personne offens\u00e9e n\u2019ait pas la cruaut\u00e9 de refuser son pardon, car nos sages ont enseign\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque s\u2019abstient de mesurer de fa\u00e7on pointilleuse le passif qu\u2019a son prochain \u00e0 son \u00e9gard, on n\u2019est pas pointilleux \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ses p\u00e9ch\u00e9s.\u00a0\u00bb Mais si l\u2019on ne s\u2019efforce pas d\u2019agr\u00e9er autrui, on n\u2019est pas non plus agr\u00e9\u00e9 au Ciel en raison de ses p\u00e9ch\u00e9s (Roch Hachana <\/em>17a). Cependant, quand l\u2019intention de l\u2019offens\u00e9 est seulement de faire du bien \u00e0 l\u2019offenseur, afin que celui-ci apprenne \u00e0 prendre garde \u00e0 cela \u00e0 l\u2019avenir, on peut s\u2019abstenir de pardonner jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019offenseur demande pardon encore et encore, comme l\u2019enseignent nos sages. Simplement, puisque l\u2019offenseur a d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 pardon, l\u2019offens\u00e9 doit \u00f4ter de son c\u0153ur tout sentiment de haine ou de col\u00e8re (Rama 606, 1, Michna Beroura<\/em> 9).<\/p>\n