{"id":3623,"date":"2016-09-05T00:10:37","date_gmt":"2016-09-04T21:10:37","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3623"},"modified":"2018-08-15T11:56:22","modified_gmt":"2018-08-15T08:56:22","slug":"15-05-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-05-10\/","title":{"rendered":"10. Coutumes de la veille de Kipour"},"content":{"rendered":"
On ne r\u00e9cite pas les Ta\u2019hanounim<\/em> (supplications), la veille de Kipour, dans l\u2019office de Cha\u2019harit, car ce jour est \u00ab\u00a0quelque peu festif\u00a0\u00bb (ktsat Yom tov<\/em>)\u00a0; or les Ta\u2019hanounim<\/em> expriment une certaine brisure du c\u0153ur, qui porterait atteinte \u00e0 la joie (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 604, 2). Dans la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s, la coutume est de ne point r\u00e9citer N\u00e9filat apayim<\/em>, m\u00eame au cours des Seli\u2019hot<\/em> du 9 tichri au soir, car cette nuit-l\u00e0 est, elle aussi, consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0quelque peu festive\u00a0\u00bb\u00a0; cependant, on r\u00e9cite le Vidou\u00ef<\/em> (confession des fautes). Telle est la coutume ashk\u00e9naze, y\u00e9m\u00e9nite, et d\u2019une partie des communaut\u00e9s s\u00e9farades (Levouch<\/em> 604, 2, Cheyar\u00e9 Knesset Haguedola<\/em>, Choul\u2019han Gavoha<\/em>, Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 19). D\u2019autres communaut\u00e9s s\u00e9farades ont coutume de r\u00e9citer aussi N\u00e9filat apayim<\/em> avant l\u2019aube, et de s\u2019en abstenir seulement apr\u00e8s le lever de l\u2019aube (Maamar Mordekha\u00ef, Hilkhot \u2018haguim<\/em> 44, 4).<\/p>\n Selon la coutume ashk\u00e9naze, on ne r\u00e9cite pas, la veille de Kipour, Avinou, Malk\u00e9nou<\/em>\u00a0; ce n\u2019est que si Kipour tombe un Chabbat qu\u2019on le r\u00e9citera \u00e0 l\u2019office de Cha\u2019harit du 9 tichri, car on ne r\u00e9cite pas Avinou, Malk\u00e9nou<\/em> le Chabbat. Selon la coutume s\u00e9farade, on r\u00e9cite dans tous les cas Avinou, Malk\u00e9nou<\/em> la veille de Kipour\u00a0; car nombreux sont ceux qui ont coutume de le r\u00e9citer le Chabbat m\u00eame (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> et Rama 604, 2, Michna Beroura<\/em> ad loc.\u00a0; cf. ci-dessus \u00a7 7).<\/p>\n On a coutume de ne pas prononcer d\u2019\u00e9loge fun\u00e8bre (hesped<\/em>) la veille de Kipour, \u00e0 moins que le d\u00e9funt soit un \u00e9rudit (talmid \u2018hakham<\/em>)\u00a0; en ce cas, on prononce un \u00e9loge fun\u00e8bre en sa pr\u00e9sence (Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em> 604, 4).<\/p>\n Certains ont coutume de r\u00e9citer de nombreuses Seli\u2019hot<\/em>, la veille de Kipour\u00a0; d\u2019autres ont au contraire coutume d\u2019en raccourcir la r\u00e9citation (Rama 604,2). Dans les derni\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations, on a pris l\u2019usage, dans les communaut\u00e9s ashk\u00e9nazes, de raccourcir la r\u00e9citation des Seli\u2019hot<\/em>, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019opinion selon laquelle, la nuit du 9 tichri aussi, c\u2019est une mitsva que de manger et de boire plus abondamment que d\u2019habitude\u00a0: d\u00e8s lors, ce jour est quelque peu festif, et il est juste de r\u00e9duire alors la r\u00e9citation des supplications (Chn\u00e9 Lou\u2019hot Habrit<\/em>). Selon la coutume s\u00e9farade, on ne raccourcit pas les Seli\u2019hot<\/em>, car le temps qui convient \u00e0 celles-ci est la nuit. Malgr\u00e9 cela, suivant cette tradition elle-m\u00eame, il est bon d\u2019ajouter \u00e0 la consommation de nourriture et de boisson, la nuit du 9 aussi.<\/p>\n Nombreux sont ceux qui ont coutume d\u2019aller au miqv\u00e9<\/em> (bain rituel), la veille de Kipour, afin de se purifier \u00e0 l\u2019approche du jour du jugement, et pour favoriser la techouva<\/em>. Mais on ne dit pas de b\u00e9n\u00e9diction sur cette immersion, puisqu\u2019elle est seulement coutumi\u00e8re (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 606, 4). Celui qui voudrait observer cette coutume, mais \u00e0 qui il est difficile de se rendre au miqv\u00e9<\/em>, pourra se laver \u00e0 l\u2019aide de 9 qav <\/em>d\u2019eau (Rama ad loc.)\u00a0: on se tiendra debout dans sa douche jusqu\u2019\u00e0 ce que s\u2019\u00e9coulent sur son corps 9 qav<\/em> d\u2019eau, c\u2019est-\u00e0-dire environ 11 litres, de fa\u00e7on continue. On veillera \u00e0 ce que cette eau lave tout son corps (Pnin\u00e9 Halakha, F\u00eates et solennit\u00e9s juives<\/em>, t. 2, chap. 1 \u00a7 16, note 8). Jadis, les femmes, elles aussi, avaient coutume d\u2019aller au miqv\u00e9<\/em> \u00e0 l\u2019approche de Kipour\u00a0; de nos jours, plus aucune d\u2019elles ou presque ne conserve cet usage.<\/p>\n Certains avaient l\u2019usage de se faire donner trente-neuf coups, apr\u00e8s l\u2019office de Min\u2019ha, afin de s\u2019\u00e9veiller ainsi \u00e0 la techouva<\/em>. Le flagell\u00e9 se tenait debout, pench\u00e9, et les coups portaient sur son dos. Pendant ce temps, le flagellateur r\u00e9citait trois fois le verset V\u00e9-Hou ra\u2019houm<\/em> (\u00ab\u00a0Il est mis\u00e9ricordieux\u2026\u00a0\u00bb, Ps 78, 38), et, \u00e0 chaque mot donnait un coup. Quant au flagell\u00e9, il \u00e9tait d\u2019usage qu\u2019il r\u00e9cit\u00e2t \u00e0 ce moment le Vidou\u00ef<\/em> (confession) trois fois. Les coups n\u2019\u00e9taient pas forts\u00a0: on frappait avec une quelconque lani\u00e8re, afin de rappeler<\/em> la peine de flagellation (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>et Rama 607, 6). De nos jours, seules de rares personnes observent encore cette coutume.<\/p>\n Bien que la mitsva du Vidou\u00ef<\/em> consiste essentiellement \u00e0 le r\u00e9citer le jour de Kipour, nos sages ont prescrit d\u2019anticiper sur ce moment, et de r\u00e9citer le Vidou\u00ef<\/em> avant le repas de s\u00e9paration (la s\u00e9\u2019ouda mafs\u00e9qet<\/em>), de crainte que l\u2019on s\u2019enivre au repas et que l\u2019on ne puisse plus se confesser \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du jour. On a donc coutume de faire l\u2019office de Min\u2019ha avant la s\u00e9\u2019ouda mafs\u00e9qet<\/em>, et l\u2019on r\u00e9cite le Vidou\u00ef <\/em>\u00e0 la fin de la \u2018Amida prononc\u00e9e \u00e0 voix basse (Yoma<\/em> 87b\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 607, 1).<\/p>\n Dans de nombreuses familles, les parents ont coutume de b\u00e9nir leurs enfants avant d\u2019aller \u00e0 la synagogue pour l\u2019office d\u2019Arvit de Kipour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" On ne r\u00e9cite pas les Ta\u2019hanounim (supplications), la veille de Kipour, dans l\u2019office de Cha\u2019harit, car ce jour est \u00ab\u00a0quelque peu festif\u00a0\u00bb (ktsat Yom tov)\u00a0; or les Ta\u2019hanounim expriment une certaine brisure du c\u0153ur, qui porterait atteinte \u00e0 la joie (Choul\u2019han \u2018Aroukh 604, 2). 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