{"id":3650,"date":"2016-09-06T00:10:28","date_gmt":"2016-09-05T21:10:28","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3650"},"modified":"2018-08-16T10:46:07","modified_gmt":"2018-08-16T07:46:07","slug":"15-06-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-06-10\/","title":{"rendered":"10. Les diff\u00e9rents degr\u00e9s d\u2019expiation"},"content":{"rendered":"
L\u2019expiation compl\u00e8te, par laquelle on se nettoie de son p\u00e9ch\u00e9 au point qu\u2019aucune atteinte n\u2019en demeure, est une question complexe, o\u00f9 interviennent le niveau de gravit\u00e9 de la faute, et le degr\u00e9 de t\u00e9chouva<\/em> que l\u2019on effectue. Par exemple, pour une mitsva positive (obligation de faire), on peut, par un complet repentir, parvenir imm\u00e9diatement \u00e0 la pleine expiation. Mais une transgression grave, qui se caract\u00e9riserait par une profanation du nom divin, ne s\u2019expie compl\u00e8tement que par la t\u00e9chouva<\/em>, le jour de Kipour, les \u00e9preuves et la mort.<\/p>\n Il faut ajouter que la t\u00e9chouva<\/em> ordinaire \u00e9mane de la crainte (yira<\/em>), c\u2019est-\u00e0-dire de la crainte que l\u2019on \u00e9prouve \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la punition dans ce monde-ci et dans le monde futur. Et puisque, par la t\u00e9chouva<\/em> op\u00e9r\u00e9e par l\u2019effet de la crainte, les fautes volontaires prennent le statut de fautes involontaires, il faut, pour effacer la trace de ces fautes involontaires, que l\u2019expiation inclue le regret, la peine et les \u00e9preuves, selon la grandeur de la faute. Nombreux \u00e9taient ceux qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque des Richonim, avaient coutume de multiplier les je\u00fbnes et les mortifications, afin que l\u2019expiation f\u00fbt compl\u00e8te. Plus l\u2019homme augmentera son assiduit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude de Torah, ses dons de ts\u00e9daqa<\/em> et sa pratique de la bienfaisance (gmilout \u2018hassadim<\/em>), moins il aura besoin d\u2019\u00e9preuves pour se nettoyer de la faute (Cha\u2019ar\u00e9 T\u00e9chouva<\/em> 4, 11). Si l\u2019on a faut\u00e9 par profanation du nom divin (\u2018hiloul Hachem<\/em>), on accomplira de nombreux actes contribuant \u00e0 la sanctification du nom divin (qidouch Hachem<\/em>) et faisant honneur au Ciel (Cha\u2019ar\u00e9 T\u00e9chouva<\/em> 1, 47\u00a0; 4, 16).<\/p>\n \u00c0 un plus haut degr\u00e9, il existe une t\u00e9chouva<\/em> op\u00e9r\u00e9e par amour (ahava<\/em>), qui \u00e9mane de l\u2019amour que l\u2019on voue \u00e0 Dieu, de notre identification avec les id\u00e9aux divins et de notre souci du peuple juif. Cette t\u00e9chouva<\/em> se fait par le biais de l\u2019\u00e9tude de la Torah, afin de r\u00e9parer le monde \u00e0 la lumi\u00e8re de celle-ci, par le biais du don de ts\u00e9daqa <\/em>et d\u2019actes de bienfaisance, afin d\u2019aider les pauvres \u00e0 se sustenter, par le biais \u00e9galement de l\u2019\u00e9dification de la terre d\u2019Isra\u00ebl, de la sanctification du nom divin, et d\u2019autres actes ayant pour effet de h\u00e2ter la D\u00e9livrance et la r\u00e9sidence de la Pr\u00e9sence divine sur terre. Pour celui qui fait t\u00e9chouva <\/em>de cette mani\u00e8re, les fautes volontaires elles-m\u00eames se muent en m\u00e9rites\u00a0; d\u00e8s lors, son expiation est enti\u00e8re. Toutefois, en g\u00e9n\u00e9ral, celui-l\u00e0 m\u00eame qui r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019\u00e9lever \u00e0 une t\u00e9chouva<\/em> faite par amour, parce qu\u2019il n\u2019atteint pas de mani\u00e8re parfaite ce degr\u00e9 supr\u00eame, a besoin aussi d\u2019une t\u00e9chouva<\/em> \u00e9manant de la crainte, qui comprend \u00e9galement des privations. Il est cependant pr\u00e9f\u00e9rable de d\u00e9cider que ces privations consisteront dans l\u2019effort d\u2019\u00e9tude toranique, et dans le fait de se contenter de peu afin de multiplier la ts\u00e9daqa<\/em>[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n