{"id":3708,"date":"2016-09-09T00:08:56","date_gmt":"2016-09-08T21:08:56","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3708"},"modified":"2018-08-26T12:04:40","modified_gmt":"2018-08-26T09:04:40","slug":"15-09-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-09-08\/","title":{"rendered":"08. Enfants"},"content":{"rendered":"
\u00c0 partir du moment o\u00f9 les petits enfants parviennent \u00e0 l\u2019\u00e2ge de l\u2019\u00e9ducation, c\u2019est-\u00e0-dire, en l\u2019occurrence, \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 ils comprennent la mitsva de Yom Kipour, on les instruit \u00e0 ne pas se laver ce jour-l\u00e0, ni \u00e0 s\u2019oindre, ni \u00e0 porter de chaussures ou de sandales. En g\u00e9n\u00e9ral, les enfants parviennent \u00e0 ce stade \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ou six ans. Certains parents apportent \u00e0 leur pratique un suppl\u00e9ment de perfection, en les \u00e9duquant \u00e0 ne pas porter de chaussures d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de trois ans.<\/p>\n
En plus de la mitsva d\u2019\u00e9duquer les petits au commandement du je\u00fbne, il est interdit aux adultes de les induire en erreur, m\u00eame les b\u00e9b\u00e9s qui viennent de na\u00eetre, en leur faisant faire une chose interdite. Car de m\u00eame qu\u2019il est interdit aux adultes de nourrir les enfants d\u2019insectes ou de sang, ou de rendre impur un cohen<\/em> mineur, de m\u00eame est-il interdit aux adultes de laver, d\u2019oindre ou de chausser de cuir les enfants (Pnin\u00e9 Halakha \u2013 Les Lois de Chabbat <\/em>II 24, 2). Mais quand il y a \u00e0 cela une certaine n\u00e9cessit\u00e9 m\u00e9dicale, il devient permis de les laver ou de les oindre. Cela n\u2019entre pas dans le champ de l\u2019interdit de m\u00e9dication, que les sages ont d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 quant au Chabbat et aux f\u00eates, parce que, pour les n\u00e9cessit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la maladie ou \u00e0 l\u2019indisposition d\u2019un enfant, les sages ont lev\u00e9 l\u2019interdit fix\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit des adultes (ibid. 6). De m\u00eame, quand un enfant risque de subir un dommage en n\u2019ayant pas de chaussures, on pourra lui en mettre.<\/p>\n S\u2019agissant du je\u00fbne, il est impossible d\u2019\u00e9duquer des enfants de cinq et six ans \u00e0 je\u00fbner, car ils sont encore faibles, et le je\u00fbne risque de leur nuire. Aussi attend-on qu\u2019ils parviennent \u00e0 l\u2019\u00e2ge de neuf ans. \u00c0 ce moment, on commence \u00e0 instruire les gar\u00e7ons et les filles en bonne sant\u00e9 \u00e0 je\u00fbner quelques heures\u00a0: s\u2019ils ont l\u2019habitude de manger \u00e0 huit heures, le matin, ils mangeront \u00e0 l\u2019approche de midi, le jour de Kipour. S\u2019ils sont faibles, on ne les \u00e9duque pas \u00e0 cela depuis l\u2019\u00e2ge de neuf ans, mais de dix ans.<\/p>\n \u00c0 partir de onze ans, on \u00e9duque les gar\u00e7ons et les filles \u00e0 je\u00fbner toute la journ\u00e9e de Kipour\u00a0; s\u2019ils sont faibles, ils peuvent \u00eatre indulgents et ne je\u00fbner que jusqu\u2019au midi solaire.<\/p>\n \u00c0 partir de douze ans, les filles ont l\u2019obligation toranique de je\u00fbner. Les gar\u00e7ons de douze ans, eux, doivent je\u00fbner en vertu des paroles des sages, afin de s\u2019\u00e9duquer \u00e0 la mitsva. M\u00eame quand un gar\u00e7on est faible, il lui faut s\u2019efforcer de je\u00fbner le jour entier. Cependant s\u2019il est malade, et quoique sa maladie ne pr\u00e9sente pas de danger pour sa personne, il n\u2019est pas oblig\u00e9 de je\u00fbner, puisqu\u2019il n\u2019est pas encore parvenu \u00e0 l\u2019\u00e2ge des mitsvot. Il s\u2019efforcera alors de je\u00fbner jusqu\u2019au midi. \u00c0 partir de treize ans, les gar\u00e7ons sont \u00e0 leur tour tenus toraniquement de je\u00fbner[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Nombreux sont ceux qui encouragent les petits enfants, parvenus \u00e0 l\u2019\u00e2ge de l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 ne pas manger ni boire le soir de Kipour. Bien que certains auteurs pensent qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019\u00eatre rigoureux \u00e0 cet \u00e9gard, tel est l\u2019usage de beaucoup, afin d\u2019\u00e9duquer les petits \u00e0 participer un peu au je\u00fbne. Mais s\u2019ils demandent \u00e0 boire ou \u00e0 manger, il faut le leur donner (\u00c9lef Hamaguen <\/em>616, 5).<\/p>\n Nombreux sont ceux qui estimaient que, avant l\u2019\u00e2ge de neuf ans, il fallait emp\u00eacher les enfants de je\u00fbner, ne f\u00fbt-ce que quelques heures au cours de la journ\u00e9e, de crainte que cela ne les mette en danger (Rama 616, 2). Mais la majorit\u00e9 des enfants veulent je\u00fbner quelques heures, avant m\u00eame l\u2019\u00e2ge de neuf ans\u00a0; et puisque les m\u00e9decins pensent qu\u2019il n\u2019y a pas de danger \u00e0 cela, la majorit\u00e9 des Juifs ont coutume de les laisser je\u00fbner quelques heures, le matin, et il n\u2019y a pas lieu d\u2019annuler cet usage (\u00c9chel Avraham<\/em> de Rabbi Avraham Botchatch, d\u2019apr\u00e8s Rachi).<\/p>\n