{"id":3730,"date":"2016-09-07T00:09:27","date_gmt":"2016-09-06T21:09:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3730"},"modified":"2018-09-06T09:17:59","modified_gmt":"2018-09-06T06:17:59","slug":"15-07-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-07-09\/","title":{"rendered":"09. Allumage des veilleuses"},"content":{"rendered":"
C\u2019est une mitsva que d\u2019allumer des veilleuses en l\u2019honneur du jour de Kipour, comme on le fait en l\u2019honneur du Chabbat. Certes, la raison essentielle de l\u2019allumage sabbatique est d\u2019\u00e9clairer le repas du vendredi soir \u2013 car les lumi\u00e8res honorent le repas et ajoutent \u00e0 la d\u00e9lectation \u00e9prouv\u00e9e par les convives \u2013\u00a0; et c\u2019est pourquoi l\u2019emplacement des veilleuses doit \u00eatre le lieu du repas. Mais l\u2019allumage des veilleuses \u00e0 Kipour, bien qu\u2019il soit alors interdit de manger, conf\u00e8re lui aussi de l\u2019honneur au jour, et contribue lui aussi \u00e0 la paix du foyer \u2013 puisque les membres de la maisonn\u00e9e peuvent ainsi voir les meubles et les divers objets, et n\u2019y tr\u00e9buchent pas.<\/p>\n
Certes, autrefois, il y avait des lieux o\u00f9 il n\u2019\u00e9tait pas d\u2019usage d\u2019allumer des veilleuses \u00e0 l\u2019approche de Kipour, de crainte qu\u2019on n\u2019en vienne \u00e0 enfreindre l\u2019interdit pesant ce jour-l\u00e0 sur les relations conjugales\u00a0; en effet, dans la mesure o\u00f9 l\u2019on rev\u00eat de beaux habits en l\u2019honneur du jour, ce d\u00e9sir pourrait na\u00eetre si la pi\u00e8ce \u00e9tait illumin\u00e9e comme un Chabbat. D\u2019autres estimaient qu\u2019au contraire, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer des veilleuses, car la halakha interdit de s\u2019accoupler en un endroit illumin\u00e9\u00a0; gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de veilleuses, les \u00e9poux se gardent de la transgression. Or nos sages enseignent que la coutume locale est d\u00e9terminante\u00a0; par cons\u00e9quent, en un lieu o\u00f9 il n\u2019est pas de coutume d\u2019allumer des veilleuses, on s\u2019en abstient, et en un lieu o\u00f9 l\u2019on a coutume d\u2019en allumer, on proc\u00e8de \u00e0 cet allumage (Pessa\u2019him<\/em> 53b\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 610, 1). Nos sages ajoutent que la coutume consistant \u00e0 allumer des veilleuses est plus digne de louange\u00a0; aussi, dans de nouveaux lieux[o]<\/a><\/sup>, il sera pr\u00e9f\u00e9rable de prendre la coutume d\u2019allumer (Talmud de J\u00e9rusalem, Pessa\u2019him <\/em>4, 4). Depuis de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations, la coutume en usage dans toutes les communaut\u00e9s est d\u2019allumer des veilleuses\u00a0; et toutes les r\u00e8gles gouvernant l\u2019allumage de Chabbat s\u2019appliquent \u00e9galement \u00e0 l\u2019allumage de Kipour. La b\u00e9n\u00e9diction de cet allumage est\u00a0: Baroukh Ata Ado-na\u00ef, Elo-h\u00e9nou, M\u00e9lekh ha\u2019olam, acher qidechanou b\u00e9mitsvotav, v\u00e9tsivanou lehadliq ner chel Yom hakipourim <\/em>(\u00ab\u00a0B\u00e9nis sois-Tu, \u00c9ternel, notre Dieu, Roi de l\u2019univers, qui nous a sanctifi\u00e9s par tes commandements et nous a ordonn\u00e9 d\u2019allumer la veilleuse du jour de Kipour\u00a0\u00bb). Si Kipour tombe un Chabbat, la b\u00e9n\u00e9diction s\u2019ach\u00e8ve ainsi\u00a0: lehadliq ner chel Chabbat v\u00e9chel Yom hakipourim<\/em> (\u00ab d\u2019allumer la veilleuse de Chabbat et du jour de Kipour\u00a0\u00bb)[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Les femmes ont coutume d\u2019accueillir la saintet\u00e9 du jour par l\u2019allumage des veilleuses. Aussi, celles qui ont coutume de prononcer la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019allumage apr\u00e8s avoir accompli celui-ci, diront, imm\u00e9diatement apr\u00e8s, la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9h\u00e9\u2019h\u00e9yanou<\/em>. Quant \u00e0 celles qui r\u00e9citent la b\u00e9n\u00e9diction avant que d\u2019allumer, elles diront Ch\u00e9h\u00e9\u2019h\u00e9yanou<\/em> apr\u00e8s avoir termin\u00e9 d\u2019allumer les veilleuses, car, d\u00e8s lors qu\u2019elles auront prononc\u00e9 cette derni\u00e8re b\u00e9n\u00e9diction, il leur sera interdit d\u2019allumer quelque veilleuse, ou d\u2019accomplir quelque autre travail interdit \u00e0 Kipour.<\/p>\n Une femme qui voudrait se rendre en voiture (ou dans un quelconque moyen de transport) \u00e0 la synagogue apr\u00e8s avoir allum\u00e9 les veilleuses, devra former l\u2019intention de ne pas accueillir la saintet\u00e9 du jour par le biais de son allumage\u00a0; elle l\u2019accueillera \u2013 et r\u00e9citera la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9h\u00e9\u2019h\u00e9yanou<\/em> \u2013 en m\u00eame temps que les hommes, \u00e0 la synagogue (Pnin\u00e9 Halakha<\/em> \u2013 Les Lois de Chabbat I <\/em>3, 3\u00a0; Chemirat Chabbat Kehilkhata <\/em>44, 14)[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n
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