{"id":3746,"date":"2016-09-07T00:17:57","date_gmt":"2016-09-06T21:17:57","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3746"},"modified":"2020-08-23T12:34:29","modified_gmt":"2020-08-23T09:34:29","slug":"15-07-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-07-17\/","title":{"rendered":"17. N\u00e9\u2019ila"},"content":{"rendered":"
Nos sages ont institu\u00e9 un office suppl\u00e9mentaire, \u00e0 l\u2019approche de la fin du je\u00fbne, en vertu du principe selon lequel quiconque abonde en pri\u00e8re est exauc\u00e9 ; et si nous n\u2019avons pas eu le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre exauc\u00e9s pendant les offices habituels, peut-\u00eatre m\u00e9riterons-nous de l\u2019\u00eatre durant cet office suppl\u00e9mentaire. Les sages nomm\u00e8rent cette pri\u00e8re N\u00e9\u2019ila<\/em> (\u00ab cl\u00f4ture \u00bb), parce qu\u2019elle a lieu peu de temps avant le moment o\u00f9 l\u2019on refermait les portes du Temple, \u00e0 la fin du service du jour. Cette appellation fait aussi r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la cl\u00f4ture des portes du Ciel, car \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement du jour, la saintet\u00e9 de Kipour se retire, et les portes du Ciel, qui \u00e9taient ouvertes devant ceux qui, par leur t\u00e9chouva<\/em>, y frappaient, se referment.<\/p>\n Le moment de la N\u00e9\u2019ila est celui o\u00f9 le soleil est visible au sommet des arbres \u00e0 l\u2019occident, soit environ quarante minutes avant le coucher du soleil. Ceux qui, toutefois, voudraient commencer cet office une heure avant le coucher du soleil y sont autoris\u00e9s. L\u2019officiant doit programmer sa pri\u00e8re de mani\u00e8re telle que la Birkat cohanim<\/em> sera termin\u00e9e avant le coucher du soleil (cf. paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent).<\/p>\n Bien que les portes du Temple fussent ferm\u00e9es au coucher du soleil, les portes du Ciel, elles, ne le sont qu\u2019\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement du jour, apr\u00e8s que toute la lumi\u00e8re du jour se retire et dispara\u00eet. C\u2019est pourquoi on ajoute des pri\u00e8res et des supplications jusqu\u2019\u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. Quant au fid\u00e8le qui prolongerait sa pri\u00e8re de N\u00e9\u2019ila elle-m\u00eame jusqu\u2019apr\u00e8s la tomb\u00e9e de la nuit, on ne proteste pas contre ce qu\u2019il fait[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Le texte de la \u2018Amida, dans l\u2019office de N\u00e9\u2019ila, diff\u00e8re de celui des autres pri\u00e8res que l\u2019on r\u00e9cite pendant les jours redoutables : en tout endroit o\u00f9, dans les autres offices, on prie pour \u00eatre inscrit<\/em> dans le livre de la vie, on demande ici \u00e0 y \u00eatre scell\u00e9<\/em>, car cette pri\u00e8re a lieu vers la fin du jour de Kipour, au moment o\u00f9 se scelle le jugement. Si, par erreur, on a parl\u00e9 d\u2019inscription<\/em> au lieu de scellement<\/em>, on est n\u00e9anmoins quitte.<\/p>\n Il est bon de r\u00e9citer la pri\u00e8re de N\u00e9\u2019ila en y impartissant beaucoup d\u2019effort, car le but vers lequel tendent les dix jours de p\u00e9nitence, c\u2019est le jour de Kipour, et le but vers lequel tend le jour de Kipour lui-m\u00eame, c\u2019est la pri\u00e8re de N\u00e9\u2019ila ; tout, en effet, va d\u2019apr\u00e8s la fin, et \u00ab si ce n\u2019est maintenant, quand sera-ce ? \u00bb. Aussi, quand m\u00eame on serait affaibli par le je\u00fbne, on s\u2019armera de grand courage, afin de prier avec une pens\u00e9e pure et claire, de prendre sur soi de faire t\u00e9chouva<\/em>, de se renforcer dans l\u2019\u00e9tude de la Torah et dans la pratique des mitsvot (Michna Beroura<\/em> 623, 3). \u00c9tant donn\u00e9e la grande importance de l\u2019office de N\u00e9\u2019ila, on a coutume d\u2019ouvrir l\u2019arche sante, du d\u00e9but de la r\u00e9p\u00e9tition de la \u2018Amida au Qaddich qui ponctue cet office (Mat\u00e9 Ephra\u00efm<\/em> 623,7).<\/p>\n