{"id":3752,"date":"2016-09-07T00:20:56","date_gmt":"2016-09-06T21:20:56","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3752"},"modified":"2018-09-06T09:29:27","modified_gmt":"2018-09-06T06:29:27","slug":"15-07-20","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-07-20\/","title":{"rendered":"20. Havdala"},"content":{"rendered":"
M\u00eame apr\u00e8s l\u2019ach\u00e8vement du jour de Kipour, il reste interdit d\u2019accomplir un travail quelconque, ni de boire ou manger, car ce n\u2019est que par la Havdala[z]<\/a><\/sup> que l\u2019on se s\u00e9pare du saint jour. En r\u00e9citant le passage Ata \u2018honanetanou<\/em> dans la b\u00e9n\u00e9diction \u2018Honen hada\u2019at<\/em>, au sein de la \u2018Amida d\u2019Arvit, passage qui constitue une Havdala (s\u00e9paration), on se voit autoris\u00e9 \u00e0 faire des travaux\u00a0; mais il demeure interdit de manger et de boire. Une fois que l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 la Havdala sur une coupe de vin, il devient permis, non seulement d\u2019ex\u00e9cuter des travaux, mais encore de manger et de boire. Si l\u2019on n\u2019a pas encore r\u00e9cit\u00e9 la pri\u00e8re d\u2019Arvit, mais que l\u2019on ait prononc\u00e9 la formule Baroukh hamavdil bein qodech l\u00e9\u2019hol<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni soit Celui qui distingue le saint du profane\u00a0\u00bb), on est autoris\u00e9 \u00e0 accomplir des travaux, mais il reste interdit de boire et de manger, tant que l\u2019on n\u2019a pas entendu la Havdala r\u00e9cit\u00e9e sur une coupe de vin (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 624, 1\u00a0; Pnin\u00e9 Halakha \u2013 Les Lois de Chabbat I<\/em> 8, 8).<\/p>\n L\u2019ordonnancement de la Havdala, \u00e0 l\u2019issue de Yom Kipour, comprend les b\u00e9n\u00e9dictions sur le vin, sur la lumi\u00e8re de la bougie, et sur la distinction m\u00eame entre temps saint et temps profane. On ne dit pas, en revanche, les versets qu\u2019il est d\u2019usage de r\u00e9citer en introduction \u00e0 la Havdala qui suit le Chabbat. On ne r\u00e9cite pas non plus la b\u00e9n\u00e9diction sur les parfums\u00a0: en effet, si l\u2019on dit cette b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 l\u2019issue de Chabbat, c\u2019est pour revivifier l\u2019esprit, apr\u00e8s que l\u2019\u00e2me suppl\u00e9mentaire, propre au Chabbat, s\u2019en est all\u00e9e\u00a0; tandis que, \u00e0 l\u2019issue d\u2019un je\u00fbne, on n\u2019\u00e9prouve pas de souffrance, mais de la joie pour l\u2019expiation des fautes. M\u00eame quand le jour de Kipour tombe un Chabbat, de l\u2019avis de nombreux d\u00e9cisionnaires on ne dit pas la b\u00e9n\u00e9diction sur les parfums. Ceux qui, cependant, voudraient la dire, pourront, apr\u00e8s avoir termin\u00e9 la Havdala et avoir bu du vin, prendre une plante odorif\u00e9rante ou un parfum, et r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction correspondante au moment de le respirer[17]<\/a><\/sup>.<\/p>\n \u00c0 la diff\u00e9rence de l\u2019issue de Chabbat, o\u00f9 la b\u00e9n\u00e9diction de la lumi\u00e8re se fait sur une bougie que l\u2019on allume \u00e0 ce moment m\u00eame, on ne r\u00e9cite cette b\u00e9n\u00e9diction, \u00e0 l\u2019issue de Kipour, que sur une bougie qui \u00e9tait allum\u00e9e tout au long de Kipour. En effet, \u00e0 l\u2019issue de Chabbat, la raison d\u2019\u00eatre de la b\u00e9n\u00e9diction est de louer Dieu pour la cr\u00e9ation du feu, qui se r\u00e9v\u00e9la au premier homme \u00e0 l\u2019issue de Chabbat, quand il prit deux pierres, les rapprocha l\u2019une de l\u2019autre et qu\u2019en sortit du feu\u00a0: alors Adam b\u00e9nit l\u2019\u00c9ternel pour cette cr\u00e9ation\u00a0; et, en souvenir de cela, nous aussi exprimons notre reconnaissance envers Dieu pour le feu, \u00e0 l\u2019issue de Chabbat. \u00c0 l\u2019issue de Kipour, en revanche, la b\u00e9n\u00e9diction a pour raison d\u2019\u00eatre le fait que, tout au long de la journ\u00e9e, nous ne pouvions utiliser le feu, tandis qu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent son utilisation nous est autoris\u00e9e. Aussi la b\u00e9n\u00e9diction doit-elle \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment dite sur un \u00ab\u00a0feu qui a ch\u00f4m\u00e9\u00a0\u00bb (ner ch\u00e9-chavat<\/em>), c\u2019est-\u00e0-dire un feu qui br\u00fblait pendant Kipour et dont, en raison du ch\u00f4mage prescrit pendant ce jour, il \u00e9tait interdit de se servir. Pour cela, on a coutume d\u2019allumer une bougie de longue dur\u00e9e, la veille de Kipour, afin que l\u2019on puisse r\u00e9citer sur elle la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 l\u2019issue du jour (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>624, 4, Michna Beroura<\/em> 7).<\/p>\n A priori, la b\u00e9n\u00e9diction doit \u00eatre dite sur le ner ch\u00e9-chavat<\/em> lui-m\u00eame, c\u2019est-\u00e0-dire sur cette m\u00eame bougie qui br\u00fbla durant toute la journ\u00e9e de Kipour. A posteriori, si l\u2019on a oubli\u00e9 d\u2019allumer une bougie la veille du je\u00fbne, ou que la bougie que l\u2019on avait allum\u00e9e s\u2019est \u00e9teinte, on pourra r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction sur une bougie allum\u00e9e, \u00e0 l\u2019issue de Kipour, \u00e0 partir<\/em> d\u2019un ner ch\u00e9-chavat<\/em>. \u00c0 cette fin, on demandera l\u2019autorisation \u00e0 des voisins disposant d\u2019un ner ch\u00e9-chavat <\/em>d\u2019allumer sa bougie \u00e0 partir de la leur, et l\u2019on rapportera sa bougie chez soi, o\u00f9 l\u2019on dira la b\u00e9n\u00e9diction (Na\u2019hmanide, Rama 624, 5).<\/p>\n Si l\u2019on ne dispose pas d\u2019un ner ch\u00e9-chavat<\/em>, et que l\u2019on ne trouve pas de possibilit\u00e9 d\u2019allumer une bougie \u00e0 partir d\u2019un ner ch\u00e9-chavat<\/em>, on ne r\u00e9citera pas la b\u00e9n\u00e9diction sur le feu, \u00e0 l\u2019issue de Yom Kipour (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 624, 4, B\u00e9our Halakha<\/em>, passage commen\u00e7ant par V\u00e9yech omrim<\/em>). Si Yom Kipour tombe un Chabbat, on pourra, a posteriori, dire la b\u00e9n\u00e9diction sur une bougie que l\u2019on aura allum\u00e9e \u00e0 l\u2019issue du Chabbat (Michna Beroura<\/em> 624, 7, Cha\u2019ar Hatsioun<\/em> 9)[18]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Apr\u00e8s la Havdala, on mange et l\u2019on boit dans la joie, car ce moment est encore festif en quelque mani\u00e8re (qtsat Yom tov<\/em>). Ce repas exprime \u00e9galement notre foi dans le fait que Dieu agr\u00e9e avec amour ceux qui reviennent \u00e0 Lui. Nos sages enseignent que, \u00e0 l\u2019issue de Kipour, une voix c\u00e9leste proclame\u00a0: \u00ab\u00a0Va, mange dans la joie ton pain, et bois de bon c\u0153ur ton vin, car Dieu a d\u00e9j\u00e0 agr\u00e9\u00e9 tes \u0153uvres\u00a0\u00bb (Ec 9, 7, Qoh\u00e9let Rabba<\/em> ad loc., Rama 624, 5).<\/p>\n Les gens pieux et dont les \u0153uvres sont \u00e9lev\u00e9es se h\u00e2tent de commencer la construction de leur souka<\/em>, \u00e0 l\u2019issue de Kipour, afin de passer d\u2019une mitsva \u00e0 une autre (Maharil, Rama 624, 5\u00a0; Pnin\u00e9 Halakha \u2013 Les Lois de Soukot<\/em> 2, 12).<\/p>\n
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