{"id":378,"date":"2016-01-06T00:06:17","date_gmt":"2016-01-05T22:06:17","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=378"},"modified":"2017-07-19T10:40:36","modified_gmt":"2017-07-19T07:40:36","slug":"01-06-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-06-06\/","title":{"rendered":"06. R\u00e8gles relatives au verre \u00e0 Qidouch"},"content":{"rendered":"
Nos sages ont prescrit de r\u00e9citer un certain nombre de b\u00e9n\u00e9dictions sur une coupe de vin, telles que les b\u00e9n\u00e9dictions du mariage (dans ses deux \u00e9tapes, qidouchin <\/em>et nissou\u00efn<\/em>)[e]<\/a><\/sup>, les actions de gr\u00e2ce apr\u00e8s un repas (Birkat hamazon<\/em>), le Qidouch, la Havdala. Et puisque, sur cette coupe, on r\u00e9cite une b\u00e9n\u00e9diction en l\u2019honneur du Ciel, il convient que la coupe soit belle et de qualit\u00e9\u00a0; nos sages ont fix\u00e9 des normes \u00e0 ce sujet\u00a0:<\/p>\n La coupe doit \u00eatre enti\u00e8re, sans d\u00e9faut ni fissure, \u00e0 son bord ni \u00e0 sa base. Si l\u2019on ne dispose pas d\u2019une coupe en bon \u00e9tat, on peut, a posteriori, r\u00e9citer le Qidouch sur une coupe ab\u00eem\u00e9e. Mais s\u2019il s\u2019y trouve une fente par laquelle le vin s\u2019\u00e9coule, au point qu\u2019elle ne puisse contenir un revi\u2019it<\/em> de vin (75 ml), la coupe est impropre au Qidouch (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>183, 3\u00a0; Michna Beroura<\/em> 11\u00a0; Cha\u2019ar Hatsioun<\/em> 14).<\/p>\n Quand on a le choix entre plusieurs coupes, il convient de choisir la plus belle pour la b\u00e9n\u00e9diction. Nombreux sont ceux qui enjolivent l\u2019ex\u00e9cution de la mitsva en r\u00e9citant le Qidouch sur une coupe en argent. Quand on ne dispose que d\u2019un verre jetable simple, on peut, a posteriori, faire sur lui la b\u00e9n\u00e9diction[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il faut veiller \u00e0 ce que la coupe soit parfaitement propre. Si quelqu\u2019un y a bu, ou qu\u2019elle se soit salie d\u2019une autre mani\u00e8re, il faut la rincer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 183, 1). A posteriori, quand il est difficile de rincer la coupe, on peut l\u2019essuyer et la nettoyer au moyen d\u2019une serviette (Michna Beroura<\/em> 1).<\/p>\n Certes, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la seule r\u00e8gle halakhique, on peut se suffire d\u2019une coupe d\u2019une contenance d\u2019un revi\u2019it<\/em> (75 ml). Mais si la coupe a une capacit\u00e9 plus grande, c\u2019est une obligation que de la remplir de vin, car tel est l\u2019honneur d\u00fb \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction que de la r\u00e9citer sur une coupe pleine. Certains ont coutume de remplir la coupe \u00e0 ras bords, de fa\u00e7on que, au cours de la b\u00e9n\u00e9diction, un peu de vin se renversera vraisemblablement sur la main de celui qui la r\u00e9cite. Mais il semble que l\u2019application la plus parfaite de la mitsva soit de remplir la coupe jusqu\u2019\u00e0 proximit\u00e9<\/em> du bord, afin que le vin ne se renverse pas sur la main du meqadech<\/em>\u00a0: c\u2019est ce type de \u00ab\u00a0coupe pleine\u00a0\u00bb que visaient nos sages (Taz<\/em> 183, 4, Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em> 4, Michna Beroura <\/em>183, 9. C\u2019est aussi ce qui ressort des propos de la maison d\u2019\u00e9tude d\u2019Hillel au trait\u00e9 Berakhot <\/em>52b).<\/p>\n Si quelqu\u2019un a d\u00e9j\u00e0 bu du vin qui se trouvait dans la coupe, ou que l\u2019on en ait bu \u00e0 la bouteille, le vin restant dans la coupe ou dans la bouteille prend le statut de vin \u00ab\u00a0ab\u00eem\u00e9\u00a0\u00bb (pagoum<\/em>), et il est impropre au Qidouch (ainsi qu\u2019\u00e0 la Havdala et aux autres solennit\u00e9s). En cas de n\u00e9cessit\u00e9, on peut \u00ab\u00a0corriger\u00a0\u00bb un vin alt\u00e9r\u00e9 en y ajoutant du vin non alt\u00e9r\u00e9\u00a0: gr\u00e2ce \u00e0 cette adjonction, le vin est consid\u00e9r\u00e9 comme nouveau. Et si le vin alt\u00e9r\u00e9 est fort, on peut le corriger en le coupant d\u2019eau au lieu de vin. A posteriori, quand il n\u2019y a pas de moyen de \u00ab\u00a0r\u00e9paration\u00a0\u00bb, on peut r\u00e9citer le Qidouch sur un vin ainsi alt\u00e9r\u00e9 (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 182, 3-7)[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Nos sages ont enseign\u00e9 (Berakhot<\/em> 51a) que l\u2019on doit d\u2019abord saisir la coupe des deux mains, afin de montrer l\u2019affection dont elle est l\u2019objet. Ensuite, quand on dira le Qidouch, on tiendra la coupe dans la seule main droite, qui est la main la plus importante. On tiendra la coupe de tous ses doigts, afin que ceux-ci entourent la coupe. On l\u00e8vera la coupe d\u2019un palme (t\u00e9fa\u2019h<\/em>, environ 8 cm) au-dessus de la table, afin qu\u2019elle soit visible de tous. On posera son regard sur la coupe, afin de ne pas d\u00e9tourner son esprit d\u2019elle. S\u2019il en est besoin, on regardera son livre de pri\u00e8re (sidour<\/em>)\u00a0; en ce cas, il sera bon de rapprocher le sidour<\/em> de la coupe, afin de voir les deux ensemble. Apr\u00e8s avoir bu soi-m\u00eame du vin, on donnera \u00e0 boire \u00e0 son \u00e9pouse\u00a0; par cela, la b\u00e9n\u00e9diction s\u2019\u00e9tendra sur elle et sur lui (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 183, 4)[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n <\/p>\n [7]<\/a>. Selon le Igrot Moch\u00e9<\/em> (Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> III 39), un verre jetable n\u2019est pas un ustensile important\u00a0<\/em>; il est d\u00e9fectueux par nature, et il ne convient pas de r\u00e9citer sur un tel verre la b\u00e9n\u00e9diction du Qidouch ; mais si l\u2019on n\u2019a pas d\u2019autre verre, peut-\u00eatre est-il possible d\u2019\u00eatre indulgent. Pour le Min\u2019hat Yits\u2019haq<\/em> (X 23), un verre destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre jet\u00e9 apr\u00e8s un usage unique n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme un ustensile (keli<\/em>), aussi est-il impropre au Qidouch et \u00e0 l\u2019ablution des mains (n\u00e9tilat yada\u00efm<\/em>). Quand il n\u2019y a pas d\u2019autre choix, la solution consiste \u00e0 d\u00e9cider de se servir de ce verre plusieurs fois, gr\u00e2ce \u00e0 quoi il sera consid\u00e9r\u00e9 comme un ustensile.<\/p>\n <\/p>\n Face \u00e0 cela, selon le Tsits Eli\u00e9zer<\/em> XII 23 et le Yalqout Yossef<\/em> 271, 41, un verre jetable est valide pour le Qidouch et pour l\u2019ablution des mains car, en lui-m\u00eame, un tel verre est susceptible de plusieurs utilisations successives, et ce n\u2019est que parce qu\u2019il est bon march\u00e9 que les gens pr\u00e9f\u00e8rent le jeter plut\u00f4t que de le laver. De plus, ce verre poss\u00e8de de l\u2019importance\u00a0: c\u2019est un fait que l\u2019on offre \u00e0 boire \u00e0 des personnes importantes dans de tels verres. Le Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 47, 11 s\u2019accorde \u00e0 dire que l\u2019on peut \u00eatre indulgent a posteriori. Si l\u2019on ne dispose m\u00eame pas d\u2019un verre jetable, on pourra r\u00e9citer le Qidouch sur le vin qui se trouve dans la bouteille.<\/p>\n
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