{"id":3788,"date":"2016-09-10T00:17:57","date_gmt":"2016-09-09T21:17:57","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3788"},"modified":"2018-09-12T12:39:33","modified_gmt":"2018-09-12T09:39:33","slug":"15-10-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/15-10-17\/","title":{"rendered":"17. Le service du jour, suite"},"content":{"rendered":"
Pendant ce temps, le Grand-pr\u00eatre retournait aupr\u00e8s du taureau et du bouc dont il avait asperg\u00e9 le sang dans le saint des saints, et il en extrayait les parties r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la combustion sur l\u2019autel (\u00e9mourim<\/em>), c\u2019est-\u00e0-dire certaines des graisses (les \u2018halavim<\/em>)\u00a0; il les pla\u00e7ait dans un r\u00e9cipient, afin de les \u00e9lever sur l\u2019autel apr\u00e8s cela, rassembl\u00e9es avec les autres sacrifices du jour. Telle est en effet la r\u00e8gle de tous les sacrifices\u00a0: en plus de l\u2019aspersion de leur sang sur l\u2019autel, on en \u00e9l\u00e8ve les graisses sur le feu de l\u2019autel ext\u00e9rieur.<\/p>\n La viande du taureau et du bouc, on la faisait sortir du camp pour la br\u00fbler. Nombre de gens du peuple allaient voir la combustion de la viande, car c\u2019\u00e9tait l\u2019expression de l\u2019an\u00e9antissement des fautes.<\/p>\n Tandis qu\u2019on br\u00fblait la viande du taureau et du bouc, le Grand-pr\u00eatre attendait. Quand on l\u2019informait que le bouc \u00e9missaire \u00e9tait arriv\u00e9 au lieu auquel on l\u2019avait envoy\u00e9 dans le d\u00e9sert, il commen\u00e7ait \u00e0 donner lecture, dans le rouleau de la Torah, de trois des parachot<\/em> du jour\u00a0: 1) l\u2019expos\u00e9 du service du Grand-pr\u00eatre \u00e0 Kipour, dans la section A\u2019har\u00e9 mot<\/em> (Lv 16)\u00a0; 2) le passage commen\u00e7ant par Akh b\u00e9\u2019assor<\/em> (\u00ab\u00a0Cependant, le 10\u00a0de ce septi\u00e8me mois \u00bb), dans la section \u00c9mor<\/em> (Lv 23), o\u00f9 sont expliqu\u00e9es les mitsvot du jour\u00a0; 3) le paragraphe des sacrifices additionnels, propres \u00e0 Kipour, dans la section Pin\u2019has<\/em> (Nb 29). Puisque ce passage figure dans un autre livre du Pentateuque, il la r\u00e9citait par c\u0153ur, afin de ne pas importuner le peuple assembl\u00e9 en se livrant au d\u00e9roulement du s\u00e9fer-Torah<\/em> jusqu\u2019\u00e0 la page voulue.<\/p>\n Il r\u00e9citait deux b\u00e9n\u00e9dictions, avant et apr\u00e8s la lecture, \u00e0 la mani\u00e8re dont on le fait de nos jours, pour la lecture de la Torah. Apr\u00e8s cela, il ajoutait sept b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0: pour le service (\u2018avoda<\/em>), pour la reconnaissance (hodaa<\/em>), pour le pardon de la faute (me\u2019hilat \u2018avon<\/em>), pour le sanctuaire (miqdach<\/em>), pour les pr\u00eatres (cohanim<\/em>) et pour le reste de la pri\u00e8re (t\u00e9phila<\/em>).<\/p>\n Le Grand-pr\u00eatre se lavait les mains et les pieds, il \u00f4tait ses v\u00eatements blancs, s\u2019immergeait dans l\u2019eau vive, rev\u00eatait ses v\u00eatements dor\u00e9s et se relavait les mains et les pieds. Il \u00e9gorgeait le bouc expiatoire dont l\u2019oblation se fait \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du sanctuaire, et qui fait partie des sacrifices additionnels du jour. Le statut de ce bouc est semblable \u00e0 celui de tous les boucs expiatoires offerts, \u00e0 Roch \u2018hodech et aux jours de f\u00eate, \u00e0 titre de sacrifices additionnels (cf. ci-dessus, \u00a7 10).<\/p>\n Il sacrifiait son bouc et celui du peuple, et les deux ensembles constituaient un holocauste (\u2018ola<\/em>). Il \u00e9levait sur l\u2019autel les \u00e9mourim<\/em> du taureau et du bouc dont le sang avait \u00e9t\u00e9 asperg\u00e9 dans le saint des saints.<\/p>\n Il se lavait les mains et les pieds, \u00f4tait ses v\u00eatements dor\u00e9s, s\u2019immergeait dans l\u2019eau vive, rev\u00eatait ses v\u00eatements blancs, se relavait mains et pieds, et entrait une derni\u00e8re fois dans le saint des saints, afin d\u2019en extraire l\u2019encensoir et la pelle \u00e0 encens, qui y \u00e9taient rest\u00e9s. On ne les avait pas emport\u00e9s d\u00e8s apr\u00e8s l\u2019ach\u00e8vement de l\u2019aspersion du sang, parce que l\u2019encens exprime le lien d\u2019alliance unissant Dieu \u00e0 Isra\u00ebl, et il \u00e9tait donc n\u00e9cessaire que la fum\u00e9e de l\u2019encens continu\u00e2t \u00e0 s\u2019\u00e9lever dans le saint des saints pendant toute la dur\u00e9e du service. \u00c0 ce qu\u2019il semble, la derni\u00e8re entr\u00e9e du Grand-pr\u00eatre dans le saint des saints \u00e9tait empreinte d\u2019une saintet\u00e9 particuli\u00e8re, car c\u2019est par l\u00e0 que se concluait le rituel d\u2019expiation et de purification d\u2019Isra\u00ebl.<\/p>\n Le Grand-pr\u00eatre sortait du saint des saints, se lavait les mains et les pieds, \u00f4tait ses v\u00eatements blancs, s\u2019immergeait \u00e0 l\u2019eau vive, rev\u00eatait ses habits dor\u00e9s, se relavait les mains et les pieds, et concluait le service du jour comme les autres jours de l\u2019ann\u00e9e, par l\u2019oblation du sacrifice perp\u00e9tuel offert \u00e0 l\u2019approche du soir (tamid chel bein ha\u2019arba\u00efm<\/em>), la combustion de l\u2019encens faite \u00e0 l\u2019approche du soir, sur l\u2019autel d\u2019or, et l\u2019allumage des lampes du chandelier[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il se relavait les mains et les pieds, \u00f4tait ses habits dor\u00e9s, remettait ses propres habits et se dirigeait vers sa maison. Alors, tout le peuple l\u2019accompagnait jusque chez lui, et il faisait une f\u00eate, pour avoir pu sortir en paix du sanctuaire.<\/p>\n