{"id":3819,"date":"2000-12-02T00:03:12","date_gmt":"2000-12-01T22:03:12","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3819"},"modified":"2021-05-03T11:34:41","modified_gmt":"2021-05-03T08:34:41","slug":"12-02-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-02-03\/","title":{"rendered":"03 – Pri\u00e8res de la f\u00eate \u2013 \u2018Amida"},"content":{"rendered":"
Comme la \u2018Amida de Chabbat, celle de Yom tov comprend sept b\u00e9n\u00e9dictions. Le texte des trois premi\u00e8res et des trois derni\u00e8res est semblable \u00e0 celui de la \u2018Amida des jours ordinaires. Au lieu des treize b\u00e9n\u00e9dictions m\u00e9dianes, on prononce une b\u00e9n\u00e9diction unique et sp\u00e9cifique, dont le th\u00e8me est la saintet\u00e9 de la f\u00eate\u00a0: nous y louons Dieu de nous avoir choisis d\u2019entre tous les peuples, sanctifi\u00e9s par ses mitsvot, rapproch\u00e9s de son service, et de nous avoir donn\u00e9 les f\u00eates pour la joie et l\u2019all\u00e9gresse en souvenir de la sortie d\u2019\u00c9gypte\u00a0; nous y indiquons le nom de la f\u00eate en cours. \u00c0 cette occasion, nous demandons que notre souvenir \u00ab s\u2019\u00e9l\u00e8ve et parvienne\u00a0\u00bb (ya\u2019al\u00e9 v\u00e9yavo<\/em>) devant Dieu, pour le bien, que Dieu se souvienne de nous et nous d\u00e9livre. Nous terminons cette b\u00e9n\u00e9diction par le passage Hassi\u00e9nou<\/em> (ou V\u00e9-hassi\u00e9nou<\/em>) (\u00ab\u00a0Accorde-nous\u2026 la b\u00e9n\u00e9diction de tes solennit\u00e9s, pour la vie, la joie et la paix\u2026\u00a0\u00bb), afin que l\u2019\u00c9ternel nous \u00e9l\u00e8ve, par le biais de la saintet\u00e9 des f\u00eates, qu\u2019Il nous sanctifie par ses commandements, qu\u2019Il nous donne part \u00e0 sa Torah, purifie notre c\u0153ur pour que nous le servions en v\u00e9rit\u00e9, et qu\u2019Il nous fasse m\u00e9riter de c\u00e9l\u00e9brer les f\u00eates dans la joie et l\u2019all\u00e9gresse. La formule finale de cette b\u00e9n\u00e9diction est\u00a0: Baroukh Ata Ado-na\u00ef, meqadech Isra\u00ebl v\u00e9hazemanim<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu, \u00c9ternel, qui sanctifies Isra\u00ebl et les f\u00eates[a]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb).<\/p>\n Fondamentalement, il serait possible de r\u00e9citer, le Chabbat et le Yom tov, toutes les b\u00e9n\u00e9dictions que l\u2019on dit les jours profanes, et d\u2019ajouter une b\u00e9n\u00e9diction particuli\u00e8re en l\u2019honneur du Chabbat ou de la f\u00eate. Mais en raison de l\u2019honneur d\u00fb au Chabbat et aux f\u00eates, nos sages n\u2019ont pas voulu causer de la fatigue aux fid\u00e8les, en leur imposant de r\u00e9citer toutes les b\u00e9n\u00e9dictions que l\u2019on dit les jours ordinaires (Berakhot<\/em> 21a). De plus, il ne convient pas de prier, un jour de Chabbat ou de f\u00eate, pour des questions temporelles qui sont susceptibles de causer de la peine (Tan\u2019houma<\/em>, Rachi, Ma\u00efmonide). C\u2019est pourquoi nos sages ont prescrit de r\u00e9citer, au lieu des treize b\u00e9n\u00e9dictions centrales de la \u2018Amida, une b\u00e9n\u00e9diction unique. N\u00e9anmoins, si l\u2019on a, par erreur, commenc\u00e9 de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions des jours ouvrables, et que l\u2019on s\u2019aper\u00e7oive, au milieu de l\u2019une d\u2019entre elles, que c\u2019est f\u00eate aujourd\u2019hui, on ach\u00e8vera la b\u00e9n\u00e9diction en cours, et, seulement apr\u00e8s cela, on retournera au texte sp\u00e9cifique \u00e0 la f\u00eate. En effet, puisqu\u2019il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 possible, fondamentalement, de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions des jours ouvrables, il convient, d\u00e8s lors que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 d\u2019en r\u00e9citer une, de la terminer (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 268, 2, Michna Beroura<\/em> 3\u00a0; au sujet de Moussaf<\/em>, cf. ci-apr\u00e8s, \u00a7 9)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si, par erreur, on a omis de mentionner, dans la b\u00e9n\u00e9diction de la f\u00eate (birkat ha\u2019hag<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire la b\u00e9n\u00e9diction centrale de la \u2018Amida), le nom de la f\u00eate o\u00f9 l\u2019on se trouve, ou que l\u2019on ait mentionn\u00e9 le nom d\u2019une autre f\u00eate, ou bien encore que l\u2019on ait dit la b\u00e9n\u00e9diction du Chabbat, on n\u2019est point quitte\u00a0: on devra revenir au d\u00e9but de la b\u00e9n\u00e9diction et la r\u00e9citer correctement. Si l\u2019on a termin\u00e9 sa \u2018Amida, et quoique l\u2019on n\u2019ait pas encore recul\u00e9 de trois pas, on recommencera la \u2018Amida du d\u00e9but (Michna Beroura<\/em> 487, 11). Toutefois, si l\u2019on prie dans son sidour<\/em> (livre de pri\u00e8res), et que l\u2019on sache quelle f\u00eate on est, il n\u2019est pas \u00e0 craindre de s\u2019\u00eatre tromp\u00e9 en cela, m\u00eame si l\u2019on ne se rappelle pas avoir mentionn\u00e9 ladite f\u00eate (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 487, 30).<\/p>\n On a coutume de prier, le Chabbat et les f\u00eates, en chantant des m\u00e9lodies festives, quand il existe un air particulier au Chabbat et un air particulier \u00e0 la f\u00eate (Mat\u00e9 Ephra\u00efm<\/em> 625, 40).<\/p>\n Depuis l\u2019\u00e9poque des Richonim, on a coutume de r\u00e9citer, le Chabbat et le Yom tov, des cantiques additionnels, qui s\u2019adjoignent aux Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, partie introductive de l\u2019office de Cha\u2019harit\u00a0; en conclusion de cette partie, s\u2019ajoute la pri\u00e8re de Nichmat<\/em> (\u00ab\u00a0L\u2019\u00e2me de tout vivant b\u00e9nira ton nom\u2026\u00a0\u00bb).<\/p>\n