{"id":3836,"date":"2014-04-09T00:03:23","date_gmt":"2014-04-08T21:03:23","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3836"},"modified":"2018-10-22T10:14:48","modified_gmt":"2018-10-22T07:14:48","slug":"14-09-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/","title":{"rendered":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>Comme nous l\u2019avons vu, lorsque la grossesse met en danger la vie de la m\u00e8re, il est permis de supprimer le f\u0153tus (<em>Ohalot<\/em> 7, 6). Quelle sera la r\u00e8gle si aucun danger mortel n\u2019est \u00e0 craindre pour la m\u00e8re, mais que la grossesse soit susceptible d\u2019entra\u00eener sa c\u00e9cit\u00e9 ou sa surdit\u00e9, ou que des examens aient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le f\u0153tus est atteint d\u2019une maladie telle que, s\u2019il naissait, il souffrirait toute sa vie\u00a0? Cette question s\u2019est pos\u00e9e notamment dans la p\u00e9riode r\u00e9cente, lorsque, gr\u00e2ce \u00e0 des appareils d\u2019investigation m\u00e9dicale, il est devenu possible de conna\u00eetre de nombreux d\u00e9tails quant \u00e0 l\u2019\u00e9tat de l\u2019embryon ou du f\u0153tus. Sur cette question, les grands d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s.<\/p>\n<p>Selon les d\u00e9cisionnaires rigoureux, l\u2019interdit de l\u2019avortement est une subdivision de l\u2019interdit du meurtre. Et bien que, comme nous l\u2019avons vu, le f\u0153tus n\u2019est pas encore consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eatre humain vivant, il conna\u00eet un processus de d\u00e9veloppement menant \u00e0 la condition d\u2019\u00eatre humain vivant, et, d\u00e8s maintenant, il porte en lui une part d\u2019\u00e2me vitale. Par cons\u00e9quent, celui qui attente \u00e0 la vie du f\u0153tus enfreint un <em>embranchement <\/em>de l\u2019interdit du meurtre. Or, de m\u00eame qu\u2019il est interdit de tuer un malade en proie \u00e0 des souffrances, de m\u00eame est-il interdit de mettre fin \u00e0 la vie du f\u0153tus. Ce n\u2019est que dans le cas o\u00f9 la grossesse met en danger la vie de la m\u00e8re qu\u2019il est permis de tuer le f\u0153tus (Rav Unterman, <em>No\u2019am <\/em>6). Selon un avis, puisque la suppression du f\u0153tus est consid\u00e9r\u00e9e comme un meurtre, ce n\u2019est que dans le cas o\u00f9 il est presque certain que le f\u0153tus causerait la mort de la m\u00e8re, qu\u2019il devient permis de le tuer pour la sauver (Rav Feinstein, <em>Igrot Moch\u00e9, \u2018Hochen Michpat <\/em>II 69).<\/p>\n<p>Face \u00e0 cela, de nombreux auteurs estiment que l\u2019avortement n\u2019est pas une subdivision du meurtre. Certains disent qu\u2019il est interdit au titre des coups et blessures\u00a0(<em>\u2018habala<\/em>) : de m\u00eame qu\u2019il est interdit de trancher <em>un membre de son corps<\/em>, de m\u00eame est-il interdit de tuer le f\u0153tus (Maharit I 97, <em>\u2018Amoud Hayemani<\/em> 32). D\u2019autres soutiennent que l\u2019avortement est interdit au titre de la destruction (<em>hach\u2019hata<\/em>), et par un raisonnement a fortiori\u00a0: s\u2019il existe un interdit formel quant \u00e0 la destruction vaine de semence, \u00e0 plus forte raison sera-t-il interdit de tuer le f\u0153tus, qui a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper (<em>\u2018Havot Ya\u00efr <\/em>31). Dans un sens proche, des d\u00e9cisionnaires disent que l\u2019avortement est interdit car il revient \u00e0 faire obstacle \u00e0 l\u2019apparition de la vie d\u2019un Juif\u00a0; or il nous a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 de cro\u00eetre et de multiplier (<em>Michpet\u00e9 Ouziel<\/em> IV <em>\u2018Hochen Michpat<\/em> 46). Quoi qu\u2019il en soit, selon toutes ces opinions, puisqu\u2019il n\u2019est pas question de l\u2019interdit capital de meurtre, il est permis, dans des cas tr\u00e8s difficiles, de recourir \u00e0 l\u2019avortement, de m\u00eame qu\u2019il est permis d\u2019amputer un malade d\u2019un de ses membres pour le soigner (<em>Tsits Eli\u00e9zer<\/em> VIII 51, 3, 3).<\/p>\n<p>Bien que, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la Gu\u00e9mara et aux propos des Richonim et de nombreux A\u2019haronim, il apparaisse que l\u2019interdit de l\u2019avortement n\u2019a pas la gravit\u00e9 d\u2019une \u00ab\u00a0subdivision\u00a0\u00bb du meurtre, de nombreux d\u00e9cisionnaires prescrivent la rigueur, en raison de la grande valeur de la vie, que porte en lui le f\u0153tus. Certains tiennent cette position rigoureuse parce qu\u2019ils ne se fient pas \u00e0 l\u2019avis des m\u00e9decins.<\/p>\n<p>En pratique, bien que, s\u2019agissant de questions graves, on tende g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 la rigueur dans les cas de doute, il est juste d\u2019\u00eatre indulgent quant \u00e0 notre sujet. En effet, la rigueur, en ces mati\u00e8res, risque d\u2019entra\u00eener une redoutable souffrance chez les parents et chez les enfants n\u00e9s\u00a0; parfois, cette souffrance conduit \u00e0 la s\u00e9paration de la famille. Par cons\u00e9quent, dans des cas de n\u00e9cessit\u00e9 tr\u00e8s pressante tels que celui-l\u00e0, on peut s\u2019appuyer sur l\u2019opinion indulgente, qui est davantage fond\u00e9e. C\u2019est en ce sens qu\u2019inclinent les dirigeants de la y\u00e9chiva Merkaz Harav. Simplement, toute question de cette sorte doit \u00eatre pes\u00e9e minutieusement par un \u00e9rudit (<em>talmid \u2018hakham<\/em>) qui soit au fait du sujet, et requiert aussi l\u2019avis d\u2019un m\u00e9decin craignant Dieu<sup><a href='#_te01ftn9_4' id='_te01ftnref9_4' class='aup1'>[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<a href='#_te01ftnref9_4' id='_te01ftn9_4'>[4]<\/a>. Selon les d\u00e9cisionnaires rigoureux, l\u2019interdit de l\u2019avortement, s\u2019agissant des Noachides, est une subdivision de l\u2019interdit du meurtre, comme le laisse penser la lecture litt\u00e9rale de la Gu\u00e9mara, <em>Sanh\u00e9drin<\/em> 57b\u00a0: \u00ab\u00a0Un Noachide peut \u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 mort par un juge unique, sur la d\u00e9position d\u2019un seul t\u00e9moin, sans avertissement pr\u00e9alable, par le biais d\u2019un [juge ou t\u00e9moin] homme, et non femme, et m\u00eame par le biais d\u2019un proche. Au nom de Rabbi Ichma\u00ebl, on rapporte\u00a0: \u201cM\u00eame pour un f\u0153tus\u201d. D\u2019o\u00f9 sait-on cela\u00a0? De ce qu\u2019il est dit\u00a0: \u201cCelui qui verse le sang de l\u2019homme, par l\u2019homme [litt\u00e9ralement\u00a0: le sang de l\u2019homme en l\u2019homme] son sang sera vers\u00e9.\u201d Qu\u2019est-ce donc que l\u2019homme en l\u2019homme\u00a0? C\u2019est le f\u0153tus dans les entrailles de sa m\u00e8re.\u00a0\u00bb Or, d\u2019apr\u00e8s le principe selon lequel \u00ab\u00a0il n\u2019y a rien qui soit permis aux Juifs et, dans le m\u00eame temps, interdit aux Noachides\u00a0\u00bb (ibid. 59a), la chose est \u00e9galement interdite aux Juifs, au titre du meurtre (Rav Unterman, revue <em>No\u2019am <\/em>6\u00a0; <em>Igrot Moch\u00e9, \u2018Hochen Michpat<\/em> II 69). Certains interpr\u00e8tent dans le m\u00eame sens les propos de Ma\u00efmonide (<em>Lois du meurtrier et de la pr\u00e9servation de la vie<\/em> 1, 9), comme nous l\u2019avons vu en note 1\u00a0: ce n\u2019est que parce que le f\u0153tus est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0poursuivant\u00a0\u00bb que les sages ont autoris\u00e9 de le tuer, afin de sauver sa m\u00e8re\u00a0; ce qui laisse entendre que, sans cela, l\u2019interruption de grossesse e\u00fbt \u00e9t\u00e9 interdite, car le f\u0153tus est consid\u00e9r\u00e9 comme une personne vivante. (Cf. cependant note 1, o\u00f9 nous voyons que de nombreux auteurs expliquent diff\u00e9remment les propos de Ma\u00efmonide, de sorte que l\u2019on ne peut y trouver de source pour \u00eatre rigoureux).<\/p>\n<p>C\u2019est aussi la position du <em>Michn\u00e9 Halakhot<\/em> 6, 204 et 9, 328. D\u2019autres ont, en pratique, tranch\u00e9 de la m\u00eame fa\u00e7on, en raison de la gravit\u00e9 de la question, sans pour autant consid\u00e9rer l\u2019avortement comme un v\u00e9ritable meurtre. C\u2019est en ce sens que se sont prononc\u00e9s le Rav Chalom Yossef Elyachiv et le Rav Chelomo Zalman Auerbach (<em>Nichmat Avraham, \u2018Hochen Michpat<\/em> 425, 1, note 1). Dans le m\u00eame sens, le <em>Ch\u00e9vet L\u00e9vi<\/em> (7, 208 et 9, 266) repousse les propos d\u2019<em>Igrot Moch\u00e9<\/em>, selon lesquels l\u2019avortement est interdit au titre du meurtre, mais ne permet cependant d\u2019y recourir que dans le cas o\u00f9 la vie de la m\u00e8re est, peut-\u00eatre, en danger. D\u2019autres d\u00e9cisionnaires associent \u00e0 cela une consid\u00e9ration suppl\u00e9mentaire\u00a0: il est difficile de se fonder sur les m\u00e9decins, car, dans de nombreux cas, ceux-ci affirment avec certitude que le f\u0153tus est frapp\u00e9 d\u2019un d\u00e9faut, et, finalement, le b\u00e9b\u00e9 na\u00eet bien portant. Aussi est-ce en ce sens qu\u2019incline le <em>Yabia\u2019 Omer<\/em> (IV <em>Even Ha\u2019\u00e9zer<\/em> 1), puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de doute portant sur une norme toranique, et qu\u2019il est difficile de se fonder sur les avis des m\u00e9decins.<\/p>\n<p>Selon <em>Igrot Moch\u00e9<\/em> (<em>\u2018Hochen Michpat<\/em> II 69), il n\u2019est permis d\u2019interrompre la grossesse que lorsque le danger pour la m\u00e8re est grand, et qu\u2019il est presque certain que, si elle n\u2019avorte pas, elle en mourra. Toutefois, il semble que, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires rigoureux, il soit \u00e9galement permis de recourir \u00e0 l\u2019avortement dans les cas de doute qui ne sont pas proches de la certitude, comme nous le rapportons ci-apr\u00e8s, \u00a7 5 et 12, au nom du Rav Chelomo Zalman Auerbach et du Rav Yossef Chalom Elyachiv, au sujet de la femme susceptible de tomber psychiquement malade, et comme l\u2019enseignent les d\u00e9cisionnaires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la r\u00e9duction du nombre des embryons, en cas de grossesse multiple (cf. ci-apr\u00e8s \u00a7 14, note 12). C\u2019est aussi ce qui ressort du <em>Min\u2019hat Yits\u2019haq, Liqout\u00e9 Techouvot<\/em> 138, qui est indulgent dans le cas o\u00f9 la poursuite de la grossesse est de nature \u00e0 entra\u00eener la c\u00e9cit\u00e9, car les sages assimilent le risque de c\u00e9cit\u00e9 au risque pour la vie (<em>\u2018Avoda Zara <\/em>28b).<\/p>\n<p>Face \u00e0 cela, les d\u00e9cisionnaires indulgents estiment que le f\u0153tus ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eatre vivant\u00a0: c\u2019est d\u2019ailleurs pour cela, comme le dit la Michna, qu\u2019il n\u2019h\u00e9rite pas, n\u2019est pas susceptible d\u2019impuret\u00e9, et que celui qui le tue est quitte de la peine capitale (Michna <em>Nida <\/em>44a). La Michna (<em>Ohalot<\/em> 7, 6) nous apprend encore\u00a0que,\u00a0\u00ab\u00a0lorsqu\u2019une femme a des difficult\u00e9s \u00e0 enfanter, on brise le f\u0153tus en ses entrailles, et on l\u2019en fait sortir membre par membre, car la vie de la m\u00e8re a priorit\u00e9 sur sa vie.\u00a0Si la majorit\u00e9 de l\u2019enfant est sortie, on n\u2019y touche point, car on ne repousse pas une vie pour en pr\u00e9server une autre. \u00bb Nous voyons par-l\u00e0 que, tant que l\u2019enfant n\u2019est pas n\u00e9, il n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme une personne. De m\u00eame, nous voyons dans la Michna (<em>\u2018Arakhin<\/em> 7a) que, \u00ab\u00a0lorsqu\u2019une femme est condamn\u00e9e \u00e0 mort, on n\u2019attend pas qu\u2019elle accouche pour ex\u00e9cuter la peine.\u00a0\u00bb La Gu\u00e9mara (ibid.) pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0Rav Yehouda a dit au nom de Chemouel\u00a0: \u201cQuand une femme doit \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e, on la frappe d\u2019abord au ventre pour que le f\u0153tus meure le premier, afin qu\u2019elle ne soit pas expos\u00e9e \u00e0 l\u2019ignominie.\u201d\u00a0\u00bb Rachi explique\u00a0: \u00ab\u00a0Si le f\u0153tus \u00e9tait viable, il risquerait de na\u00eetre apr\u00e8s la mort de sa m\u00e8re, ce qui serait une ignominie.\u00a0\u00bb La Michna (ibid.) enseigne que, si, en revanche, \u00ab\u00a0la condamn\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 en train d\u2019accoucher, on attend qu\u2019elle donne naissance \u00e0 l\u2019enfant.\u00a0\u00bb La Gu\u00e9mara explique\u00a0: \u00ab\u00a0Quelle en est la raison\u00a0? D\u00e8s lors que l\u2019enfant est en train de sortir, il constitue un corps autonome.\u00a0\u00bb Nous voyons donc que, m\u00eame lorsque la femme parvient au terme de sa grossesse, et que l\u2019on pourrait facilement sauver la vie du f\u0153tus apr\u00e8s l\u2019ex\u00e9cution de la m\u00e8re, nos ma\u00eetres autorisent \u00e0 tuer pr\u00e9alablement le f\u0153tus, pour un motif l\u00e9ger\u00a0: ne pas faire honte \u00e0 son cadavre. Le f\u0153tus n\u2019est donc pas du tout consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eatre vivant, et, m\u00eame pour une n\u00e9cessit\u00e9 qui n\u2019est pas tr\u00e8s grande, les sages autorisent \u00e0 prendre les devants, et \u00e0 le tuer directement.<\/p>\n<p>En pratique, nous trouvons des A\u2019haronim qui autorisent \u00e0 avorter, m\u00eame dans certains cas autres que ceux o\u00f9 la vie de la m\u00e8re est mise en danger. Autrefois, le d\u00e9bat essentiel portait sur le f\u0153tus dont on savait qu\u2019il \u00e9tait <em>mamzer\u00a0<\/em>[enfant adult\u00e9rin]. L\u2019auteur des responsa <em>\u2018Havot Ya\u00efr<\/em> (31) h\u00e9site sur cette question\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, il \u00e9crit qu\u2019il y aurait lieu de permettre d\u2019avorter en ce cas, en fondant ses dires\u00a0 sur <em>Tossephot, Nida<\/em> 44a\u00a0; de l\u2019autre, peut-\u00eatre l\u2019interdit de l\u2019avortement est-il fond\u00e9 sur celui de la destruction de semence, et faudrait-il interdire l\u2019avortement afin de sanctionner ceux qui p\u00e8chent en d\u00e9truisant leur semence, et dresser devant eux une haie protectrice. Les responsa <em>Rav Pe\u2019alim, Even Ha\u2019\u00e9zer<\/em> I 4 rapportent cette question\u00a0: est-il permis d\u2019avorter d\u2019un f\u0153tus <em>mamzer <\/em>au cinqui\u00e8me mois\u00a0? L\u2019auteur n\u2019a pas souhait\u00e9 trancher, mais a adress\u00e9 au correspondant qui l\u2019interrogeait un r\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9ponses apport\u00e9es par diff\u00e9rents d\u00e9cisionnaires \u00e0 cet \u00e9gard\u00a0; d\u2019apr\u00e8s la forme de ses paroles, on peut entendre que l\u2019auteur incline \u00e0 l\u2019autoriser\u00a0; il ajoute que, selon le <em>\u2018Havot Ya\u00efr<\/em>, quand il n\u2019y a pas \u00e0 cela de grande n\u00e9cessit\u00e9, la chose est interdite a priori. Selon le Maharit 1, 97, l\u2019avortement est interdit au titre de la blessure, et donc permise en cas de n\u00e9cessit\u00e9. D\u2019apr\u00e8s cela\u00a0: \u00ab\u00a0dans le cas o\u00f9 un d\u00e9faut frapperait la famille, et o\u00f9 la honte et la profanation du nom divin seraient caus\u00e9s par le maintien en vie du f\u0153tus, on consid\u00e8re qu\u2019il y a grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0\u00bb, et l\u2019avortement est autoris\u00e9. Le Yaavets, dans ses responsa (I 43), autorise \u00e0 avorter d\u2019un <em>mamzer<\/em>, car, fondamentalement, la m\u00e8re qui a eu des relations adult\u00e8res est, elle-m\u00eame, passible de mort. L\u2019auteur autorise \u00e9galement l\u2019avortement quand celui-ci est n\u00e9cessaire \u00e0 la gu\u00e9rison de la m\u00e8re, m\u00eame quand l\u2019\u00e9tat de celle-ci n\u2019est pas dangereux.<\/p>\n<p>Tout cela, ces d\u00e9cisionnaires le d\u00e9clarent au sujet d\u2019un f\u0153tus <em>mamzer<\/em>, en parfaite sant\u00e9, capable de grandir et de devenir un disciple des sages (<em>talmid \u2018hakham<\/em>)\u00a0; or le disciple des sages est consid\u00e9r\u00e9 comme sup\u00e9rieur au grand-pr\u00eatre lui-m\u00eame, lorsque ce dernier est ignorant (<em>Horayot <\/em>13a)\u00a0\u2013 simplement, un tel homme ne pourra pas \u00e9pouser une Isra\u00e9lite n\u00e9e d\u2019une union licite. A fortiori est-ce vrai lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un f\u0153tus dont la vie, s\u2019il naissait, serait accabl\u00e9e d\u2019\u00e9preuves, ou qui souffrirait de diverses maladies, et ne pourrait assurer sa subsistance. Dans le m\u00eame sens, les responsa <em>Torat \u2018Hessed<\/em> de Lublin, <em>Even Ha\u2019ezer<\/em> 42, rapportent qu\u2019il y a controverse quant au fait de savoir si l\u2019interdit d\u2019avorter est toranique ou rabbinique\u00a0; m\u00eame s\u2019il \u00e9tait toranique, estime-t-il, il resterait permis d\u2019avorter pour r\u00e9pondre \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9, ou pour assurer la gu\u00e9rison de la m\u00e8re, m\u00eame s\u2019il n\u2019y a pas de danger pour sa vie. C\u2019est aussi l\u2019avis des responsa <em>Michpet\u00e9 Ouziel<\/em> IV, <em>\u2018Hochen Michpat<\/em> 46, s\u2019agissant d\u2019une femme qui, selon les m\u00e9decins, deviendrait sourde si sa grossesse se poursuivait\u00a0; il s\u2019agit en effet d\u2019un cas de grande n\u00e9cessit\u00e9, et d\u2019une fl\u00e9trissure plus grande que celle dont souffrirait la femme sur le point d\u2019\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e (<em>\u2018Arakhin<\/em> 7a, comme nous l\u2019avons vu ci-dessus). Le <em>Srid\u00e9 Ech, \u2018Hochen Michpat<\/em> 162, tend, lui aussi, \u00e0 l\u2019indulgence, se fondant sur la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, pour lesquels le f\u0153tus n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme une personne.<\/p>\n<p>Certains auteurs estiment que tout l\u2019interdit pesant sur l\u2019avortement est de rang rabbinique, comme l\u2019expliquent le <em>Torat \u2018Hessed<\/em> de Lublin, <em>Even Ha\u2019ezer<\/em> 42, commentant <em>Tossephot<\/em> (<em>Nida<\/em> 44b), le Ran et le Raavad. C\u2019est aussi ce que le <em>Tsits Eli\u00e9zer<\/em> VIII 36 tire de la position de plusieurs A\u2019haronim. \u00c0 ce qu\u2019il semble, ces auteurs estiment que le principe \u00ab\u00a0il n\u2019est rien qui soit \u00e0 la fois interdit \u00e0 un non-Juif et permis \u00e0 un Juif\u00a0\u00bb se maintient, m\u00eame lorsque tel interdit fait aux non-Juifs est de rang toranique, tandis que ce m\u00eame interdit, quand il s\u2019applique aux Juifs, est de rang rabbinique. Quoi qu\u2019il en soit, si l\u2019interdit d\u2019avorter est, \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Juifs, rabbinique, il est \u00e9vident que, pour r\u00e9pondre \u00e0 un grand besoin, il est permis de le lever.<\/p>\n<p>\u00c0 notre humble avis, il faut dire que, tant pour les Noachides que pour les Juifs, mettre fin \u00e0 la vie d\u2019un f\u0153tus est interdit au titre de la blessure, ou de la destruction, et non au titre du meurtre. Et bien que cet interdit soit d\u00e9duit d\u2019un verset traitant du meurtre \u2013 comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui verse le sang de l\u2019homme en l\u2019homme\u00a0\u00bb (Gn 9, 6) [suivant la lecture midrachique] \u2013, l\u2019intention est ici de dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une haie protectrice contre le meurtre\u00a0; mais en soi, c\u2019est au titre de la blessure que la chose est interdite.<\/p>\n<p>Nous avons en effet le principe suivant\u00a0: toute chose qui est interdite aux Noachides, et dont l\u2019interdiction n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e de nouveau \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019Isra\u00ebl apr\u00e8s le don de la Torah, est interdite \u00e0 Isra\u00ebl seul [en effet, apr\u00e8s le don de la Torah, tous les interdits, applicables \u00e0 tous les peuples, sont red\u00e9finis]\u00a0; car il n\u2019est pas vraisemblable qu\u2019un interdit s\u2019applique aux Noachides sans s\u2019appliquer \u00e0 Isra\u00ebl. Ce n\u2019est que dans le cas o\u00f9 l\u2019interdit est mentionn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Noachides, et est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Isra\u00e9lites apr\u00e8s le don de la Torah, qu\u2019il se maintient \u00e9galement pour les Noachides (<em>Sanh\u00e9drin<\/em> 59a). Il ressort de cela que, si c\u2019\u00e9tait au titre du meurtre qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 interdit aux Noachides d\u2019avorter, il e\u00fbt fallu le r\u00e9p\u00e9ter apr\u00e8s le don de la Torah. Et si, apr\u00e8s le don de la Torah, nous ne voyons pas mentionn\u00e9 cet interdit au titre de celui du meurtre, mais au titre de la blessure et de la destruction (cf. ci-dessus, note 2), alors de deux choses l\u2019une\u00a0: ou bien l\u2019interdit d\u2019avorter d\u00e9coule de l\u2019interdit du meurtre, fait aux Noachides, et il n\u2019a plus cours qu\u2019aupr\u00e8s d\u2019Isra\u00ebl, ou bien cet interdit, \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Noachides, d\u00e9coule de celui de la blessure, et, puisque ce dernier interdit est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 apr\u00e8s le don de la Torah, il s\u2019applique \u00e0 Isra\u00ebl comme aux Noachides.<\/p>\n<p>Il ne se peut pas non plus que, pour les Noachides, l\u2019avortement soit interdit au titre du meurtre, et que cet interdit soit r\u00e9p\u00e9t\u00e9 pour les Isra\u00e9lites au titre de la blessure, car meurtre et blessure sont deux interdits totalement diff\u00e9rents. En effet, le meurtre n\u2019a lieu d\u2019\u00eatre permis en aucun cas, tandis que la blessure est permise pour r\u00e9pondre \u00e0 un grand besoin. Le fait qu\u2019il y ait une diff\u00e9rence de sanction ne nous apprend rien, car les Noachides sont, m\u00eame pour le vol ou la consommation du membre d\u2019un animal vivant, passibles de mort, tandis que les Juifs sont quittes d\u2019une telle peine, bien que l\u2019interdit soit, en son fondement, \u00e9gal pour les uns et les autres.<\/p>\n<p>Les responsa <em>Tsits Eli\u00e9zer<\/em> (VII 48, VIII 36, IX 51, 3, XIV 100-101) expliquent longuement le sujet, et concluent, se fondant sur de nombreux principes, qu\u2019il est permis de recourir \u00e0 l\u2019avortement en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9 (<em>tsorekh gadol<\/em>). C\u2019est aussi l\u2019opinion de notre ma\u00eetre, le Rav Chaoul Israeli \u2013 que la m\u00e9moire du juste soit b\u00e9nie \u2013, en <em>\u2018Amoud Hayemani<\/em> 32. Dans un cas qui lui \u00e9tait soumis, o\u00f9 le risque de trisomie \u00e9tait de 25%, le Rav Israeli s\u2019est abstenu d\u2019autoriser explicitement l\u2019intervention. Mais le Rav Tsvi Yehouda Kook \u2013 que la m\u00e9moire du juste soit b\u00e9nie \u2013, qui avait entendu l\u2019inqui\u00e9tude et la grande douleur des \u00e9poux dont il s\u2019agissait, d\u00e9clara qu\u2019en pratique on pouvait autoriser l\u2019interruption, en se fondant sur la r\u00e9ponse \u00e9crite du Rav Israeli. Notre ma\u00eetre, le Rav Avraham Shapira \u2013 que la m\u00e9moire du juste soit b\u00e9nie \u2013 inclinait aussi en ce sens (au d\u00e9but, il nous dit de rendre publique, dans le cadre de notre \u00e9mission radiophonique, <em>Pnin\u00e9 Halakha<\/em>, son opinion\u00a0: lorsque le f\u0153tus souffre de trisomie 21, le couple est autoris\u00e9 \u00e0 s\u2019adresser \u00e0 un rabbin indulgent. Par la suite, il nous a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 que lui-m\u00eame donnait, quand il \u00e9tait interrog\u00e9 pour un tel cas, l\u2019autorisation d\u2019interrompre la grossesse).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme nous l\u2019avons vu, lorsque la grossesse met en danger la vie de la m\u00e8re, il est permis de supprimer le f\u0153tus (Ohalot 7, 6). Quelle sera la r\u00e8gle si aucun danger mortel n\u2019est \u00e0 craindre pour la m\u00e8re, mais que la grossesse soit susceptible d\u2019entra\u00eener sa c\u00e9cit\u00e9 ou sa surdit\u00e9, ou que des examens [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[167],"tags":[],"class_list":["post-3836","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-14-09"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Comme nous l\u2019avons vu, lorsque la grossesse met en danger la vie de la m\u00e8re, il est permis de supprimer le f\u0153tus (Ohalot 7, 6). Quelle sera la r\u00e8gle si aucun danger mortel n\u2019est \u00e0 craindre pour la m\u00e8re, mais que la grossesse soit susceptible d\u2019entra\u00eener sa c\u00e9cit\u00e9 ou sa surdit\u00e9, ou que des examens [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Pnin\u00e9 Halakha\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2014-04-08T21:03:23+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2018-10-22T07:14:48+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"17 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63\"},\"headline\":\"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0?\",\"datePublished\":\"2014-04-08T21:03:23+00:00\",\"dateModified\":\"2018-10-22T07:14:48+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/\"},\"wordCount\":3389,\"articleSection\":[\"Chapitre 09 - Interruption de grossesse\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/\",\"name\":\"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2014-04-08T21:03:23+00:00\",\"dateModified\":\"2018-10-22T07:14:48+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/14-09-03\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"\u05d3\u05e3 \u05d4\u05d1\u05d9\u05ea\",\"item\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0?\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Pnin\u00e9 Halakha\",\"description\":\"Rav Eli\u00e9zer Melamed\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63\",\"name\":\"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8\"},\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/author\\\/shlomit12\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha","og_description":"Comme nous l\u2019avons vu, lorsque la grossesse met en danger la vie de la m\u00e8re, il est permis de supprimer le f\u0153tus (Ohalot 7, 6). Quelle sera la r\u00e8gle si aucun danger mortel n\u2019est \u00e0 craindre pour la m\u00e8re, mais que la grossesse soit susceptible d\u2019entra\u00eener sa c\u00e9cit\u00e9 ou sa surdit\u00e9, ou que des examens [&hellip;]","og_url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/","og_site_name":"Pnin\u00e9 Halakha","article_published_time":"2014-04-08T21:03:23+00:00","article_modified_time":"2018-10-22T07:14:48+00:00","author":"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"17 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/"},"author":{"name":"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63"},"headline":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0?","datePublished":"2014-04-08T21:03:23+00:00","dateModified":"2018-10-22T07:14:48+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/"},"wordCount":3389,"articleSection":["Chapitre 09 - Interruption de grossesse"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/","url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/","name":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0? - Pnin\u00e9 Halakha","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#website"},"datePublished":"2014-04-08T21:03:23+00:00","dateModified":"2018-10-22T07:14:48+00:00","author":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-09-03\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"\u05d3\u05e3 \u05d4\u05d1\u05d9\u05ea","item":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"03. Est-il permis d\u2019avorter en cas de grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0?"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#website","url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/","name":"Pnin\u00e9 Halakha","description":"Rav Eli\u00e9zer Melamed","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/8822293bfa4f7cd35b44a3c311851b63","name":"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/4839847e1f630d0e0f5d54879b51b427c551b51611b74d6558e54ff6e69ce498?s=96&d=mm&r=g","caption":"\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea \u05d4\u05d0\u05ea\u05e8"},"url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/author\/shlomit12\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3836"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3836\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}