{"id":384,"date":"2016-01-06T00:09:46","date_gmt":"2016-01-05T22:09:46","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=384"},"modified":"2017-07-19T10:42:38","modified_gmt":"2017-07-19T07:42:38","slug":"01-06-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-06-09\/","title":{"rendered":"09. L\u2019interdit de manger et de boire avant le Qidouch"},"content":{"rendered":"
D\u00e8s lors que le Chabbat a commenc\u00e9, c\u2019est une mitsva que de se presser d\u2019accomplir le commandement de zakhor<\/em>, en r\u00e9citant le Qidouch sur une coupe de vin. Nos sages ont prescrit de ne rien manger avant le Qidouch\u00a0; m\u00eame boire de l\u2019eau est interdit. Mais il est permis de se rincer la bouche avec de l\u2019eau, ou de prendre un m\u00e9dicament (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>271, 4\u00a0; Michna Beroura <\/em>13\u00a0; Chemirat Chabbat Kehilkhata <\/em>52, 3)[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Cet interdit s\u2019applique d\u00e8s l\u2019instant de l\u2019entr\u00e9e de Chabbat. Aussi, quand une femme a re\u00e7u le Chabbat par l\u2019allumage des veilleuses, il lui est interdit de boire, jusqu\u2019au moment o\u00f9 elle accomplira la mitsva du Qidouch. De m\u00eame, il est interdit \u00e0 un homme qui a accueilli la toss\u00e9fet Chabbat<\/em>[f]<\/a><\/sup> de manger ou de boire avant de r\u00e9aliser la mitsva du Qidouch. Si l\u2019on n\u2019a pas accompli la mitsva de toss\u00e9fet Chabbat<\/em>, c\u2019est depuis le coucher du soleil qu\u2019il sera interdit de manger, car \u00e0 ce moment le Chabbat commence, ind\u00e9pendamment du fait qu\u2019on l\u2019accueille (Michna Beroura<\/em> 271, 11\u00a0; cf. Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 43, 46).<\/p>\n Le matin de Chabbat \u00e9galement, apr\u00e8s l\u2019office de Cha\u2019harit, il est interdit de manger ou de boire avant le Qidouch.<\/p>\n Certaines personnes voudraient manger et boire avant la pri\u00e8re du matin\u00a0; mais comme on le sait, la chose est interdite, comme l\u2019enseignent nos sages\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque mange et boit avant de prier, \u00e0 lui s\u2019applique le verset\u00a0(1 Rois 14, 9) : \u201cEt Moi, tu m\u2019as rejet\u00e9 loin de toi[g]<\/a><\/sup>\u201d. Le Saint b\u00e9ni soit-Il dit\u00a0: \u201cApr\u00e8s qu\u2019il s\u2019est enorgueilli (en satisfaisant ses d\u00e9sirs), celui-ci accepterait le joug de la royaut\u00e9 des Cieux\u00a0!\u201d\u00a0\u00bb (Berakhot<\/em> 10b)[h]<\/a><\/sup>. En revanche, il est permis de boire de l\u2019eau avant la pri\u00e8re, car le fait d\u2019en boire n\u2019est aucunement un signe d\u2019orgueil. Les d\u00e9cisionnaires enseignent que, si l\u2019on en a besoin, on est m\u00eame autoris\u00e9 \u00e0 boire du caf\u00e9 ou du th\u00e9. Et si l\u2019on en \u00e9prouve l\u2019ardent besoin, il est m\u00eame permis d\u2019adoucir ces boissons en y ajoutant un peu de sucre et de lait (Choul\u2019han \u2018Aroukh, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 89, 3-4).<\/p>\n Si l\u2019on est malade, et que l\u2019on ait besoin de manger avant la pri\u00e8re, ou que l\u2019on ait tr\u00e8s faim, au point de savoir que, si l\u2019on ne mangeait rien, on ne pourrait se concentrer dans sa pri\u00e8re, on est autoris\u00e9 \u00e0 manger un peu avant l\u2019office (cf. La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl <\/em>12, 6-7). Et quoique certains auteurs disent que l\u2019on doit en ce cas r\u00e9citer le Qidouch, on ne dit pas, en pratique, le Qidouch avant la pri\u00e8re, car la coutume est conforme \u00e0 l\u2019opinion de ceux qui estiment que l\u2019obligation du Qidouch ne commence \u00e0 courir qu\u2019apr\u00e8s la pri\u00e8re de Cha\u2019harit[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Une femme qui a l\u2019habitude de r\u00e9citer la \u2018Amida de Cha\u2019harit est autoris\u00e9e \u00e0 boire avant sa pri\u00e8re. En cas de besoin, il lui est m\u00eame permis de manger, comme les hommes, car tant qu\u2019elle n\u2019a pas pri\u00e9, l\u2019obligation du Qidouch ne p\u00e8se pas sur elle. En revanche, quand une femme ne dit habituellement que les b\u00e9n\u00e9dictions matinales (Birkot hacha\u2019har<\/em>), l\u2019obligation du Qidouch lui incombe d\u00e8s le lever\u00a0; si elle souhaite manger ou boire, elle r\u00e9citera d\u2019abord les b\u00e9n\u00e9dictions matinales, puis dira le Qidouch, apr\u00e8s quoi elle mangera et boira. En cas d\u2019imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9 \u2013 par exemple si elle ne sait pas r\u00e9citer le Qidouch et qu\u2019elle ait tr\u00e8s soif \u2013, elle pourra boire\u00a0; et si elle \u00e9prouve un grand besoin de manger, elle mangera (La Pri\u00e8re juive au f\u00e9minin<\/em> 22, 10)[13]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Quand un enfant est parvenu \u00e0 l\u2019\u00e2ge de l\u2019\u00e9ducation, on doit a priori l\u2019habituer \u00e0 ne pas manger avant le Qidouch\u00a0; mais s\u2019il a faim ou soif, il est permis de lui donner \u00e0 manger et \u00e0 boire avant le Qidouch (Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 52, 18, Yalqout Yossef<\/em> 271, 17).<\/p>\n <\/p>\n [f]<\/a>. Cf. Chap. 3 \u00a7 2.<\/p>\n <\/p>\n [g]<\/a>. Litt\u00e9ralement derri\u00e8re ton dos<\/em>, le mot gavekha<\/em>, ton dos, faisant allusion \u00e0 gu\u00e9\u00e9kha<\/em>, ton orgueil.<\/p>\n [h]<\/a>. Le fait de manger ou de boire certaines boissons avant la pri\u00e8re est associ\u00e9 \u00e0 la notion d\u2019orgueil, car cela revient \u00e0 donner \u00e0 la satisfaction de ses propres d\u00e9sirs la priorit\u00e9 sur le service de Dieu. Se concevoir comme serviteur avant de rechercher la satisfaction de ses d\u00e9sirs est au contraire un signe d\u2019humilit\u00e9.<\/p>\n <\/p>\n
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