{"id":3864,"date":"2014-04-10T00:02:26","date_gmt":"2014-04-09T21:02:26","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3864"},"modified":"2018-10-22T10:43:08","modified_gmt":"2018-10-22T07:43:08","slug":"14-10-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-10-02\/","title":{"rendered":"02. Dans l\u2019ordre des choses d\u00e9voil\u00e9es, l\u2019homme pr\u00e9c\u00e8de la femme dans l\u2019accomplissement de leur mitsva commune"},"content":{"rendered":"
Toutes les valeurs, tous les commandements mis en jeu par le mariage sont communs \u00e0 l\u2019homme et \u00e0 la femme. Cependant, c\u2019est \u00e0 l\u2019homme qu\u2019il fut imparti d\u2019initier le lien qui l\u2019unit \u00e0 la femme. Le fondement de cela se trouve dans ce que nous avons vu plus haut\u00a0: au d\u00e9part, deux visages \u00e9taient inclus dans le premier humain (Adam), le visage m\u00e2le \u00e9tant plus apparent, le visage f\u00e9minin plus cach\u00e9. Aussi, quand ils furent s\u00e9par\u00e9s, la conscience de soi, manifeste dans le premier humain, se maintint au sein du m\u00e2le. De sorte que c\u2019est le m\u00e2le qui se souvint de la d\u00e9tresse qu\u2019il y a \u00e0 \u00eatre seul\u00a0; c\u2019est lui qui comprit que cette partie f\u00e9minine avait \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9e de lui\u00a0; et c\u2019est lui qui d\u00e9clara\u00a0: \u00ab\u00a0Cette fois, c\u2019est l\u2019essence de mon essence et la chair de ma chair.\u00a0C\u2019est pourquoi elle sera appel\u00e9e femme (icha<\/em>)\u00a0; car c\u2019est de l\u2019homme (ich<\/em>) que celle-ci fut prise\u00a0\u00bb (Gn 2, 23).<\/p>\n C\u2019est en quelque mani\u00e8re la r\u00e9p\u00e9tition de ce r\u00e9cit qui se produit pour chaque couple\u00a0: \u00e0 leur racine sup\u00e9rieure, l\u2019\u00e2me de l\u2019homme et celle de la femme sont unies\u00a0; puis, dans le processus de descente des \u00e2mes dans le monde, l\u2019\u00e2me de la femme est s\u00e9par\u00e9e de celle de l\u2019homme. La conscience premi\u00e8re de cette s\u00e9paration reste davantage en l\u2019homme\u00a0; aussi, en g\u00e9n\u00e9ral, c\u2019est lui qui ressent la volont\u00e9 la plus forte et la plus extrovertie de se r\u00e9unir \u00e0 sa compagne. Aussi est-ce lui qui part \u00e0 la recherche de la part f\u00e9minine qui fut s\u00e9par\u00e9e de lui, de m\u00eame que \u00ab\u00a0l\u2019on recherche l\u2019objet que l\u2019on a perdu\u00a0\u00bb (Qidouchin<\/em> 2b).<\/p>\n C\u2019est pourquoi la Torah impartit \u00e0 l\u2019homme l\u2019obligation et la responsabilit\u00e9 de rechercher sa compagne \u00e0 des fins matrimoniales. C\u2019est aussi lui qui doit sanctifier celle-ci[b]<\/a><\/sup> en tant que son \u00e9pouse, et l\u2019introduire sous le dais nuptial. C\u2019est encore \u00e0 lui d\u2019initier l\u2019union charnelle avec elle, au titre de la mitsvat \u2018ona<\/em>, et au titre de la mitsva de procr\u00e9er. Au cours de la mitsva elle-m\u00eame, l\u2019homme \u00ab\u00a0sort de lui-m\u00eame\u00a0\u00bb pour venir \u00e0 elle, tandis qu\u2019elle s\u2019ouvre \u00e0 lui et le re\u00e7oit.<\/p>\n Puisqu\u2019il est impossible d\u2019accomplir la mitsva du mariage, celle de l\u2019union charnelle ni celle de la procr\u00e9ation sans participation de la femme, toutes ces mitsvot et toutes ces sources d\u2019\u00e9l\u00e9vation appartiennent \u00e0 l\u2019homme et \u00e0 la femme tout ensemble. Cependant, puisque c\u2019est \u00e0 l\u2019homme qu\u2019incombe la responsabilit\u00e9 de frayer le chemin le premier, d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019initiative du mariage, de la mitsvat \u2018ona<\/em> et de la procr\u00e9ation, les bienfaits inh\u00e9rents au mariage sont g\u00e9n\u00e9ralement cit\u00e9s au masculin, cela afin d\u2019expliquer \u00e0 l\u2019homme la valeur du mariage, et de l\u2019encourager \u00e0 prendre sur soi son r\u00f4le, \u00e0 rechercher sa future femme et \u00e0 se la consacrer comme \u00e9pouse. C\u2019est \u00e0 ce propos que nos sages disent\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque n\u2019a pas de femme n\u2019est pas un homme\u00a0\u00bb (Yevamot<\/em> 63a). Ils disent encore\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque n\u2019a pas de femme reste sans joie, sans b\u00e9n\u00e9diction, sans bienfait, sans Torah, sans muraille protectrice, sans paix\u00a0\u00bb (ibid. 62b).<\/p>\n Puisque tous les avantages du mariage sont communs aux hommes et aux femmes, c\u2019est une mitsva pour la femme, lorsque l\u2019homme ne remplit pas son obligation et ne demande pas en mariage celle qui lui est destin\u00e9e, que de trouver le moyen d\u2019attacher cet homme \u00e0 elle. De m\u00eame, apr\u00e8s le mariage, si l\u2019homme n\u00e9glige d\u2019initier l\u2019union, comme le prescrit la Torah, c\u2019est une mitsva pour la femme que de trouver le moyen de l\u2019amener \u00e0 elle, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils s\u2019unissent pleinement[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n