{"id":3893,"date":"2014-04-04T00:02:07","date_gmt":"2014-04-03T21:02:07","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3893"},"modified":"2018-11-11T12:13:45","modified_gmt":"2018-11-11T10:13:45","slug":"14-04-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-04-02\/","title":{"rendered":"02. Gravit\u00e9 de la faute"},"content":{"rendered":"
D\u2019un c\u00f4t\u00e9, nos sages insistent fortement sur la gravit\u00e9 de cette faute\u00a0; ils disent notamment\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque \u00e9met sa semence en vain est passible de mort\u00a0\u00bb (Nida <\/em>13a). Ils disent encore\u00a0(ibid.) : \u00ab\u00a0Quiconque \u00e9met sa semence en vain, c\u2019est comme s\u2019il versait le sang (\u2026)\u00a0; et c\u2019est comme s\u2019il faisait un service idol\u00e2tre.\u00a0\u00bb Comme s\u2019il versait le sang, car il corrompt sa semence, laquelle devrait au contraire ajouter de la vie dans le monde\u00a0; comme s\u2019il faisait un service idol\u00e2tre car, au lieu de faire cro\u00eetre l\u2019amour, il oriente l\u2019instinct vital vers un simple d\u00e9sir \u00e9go\u00efste, \u00e0 la fa\u00e7on des idol\u00e2tres, qui d\u00e9tournent leur facult\u00e9 de foi vers du bois et de la pierre (cf. Maharal, \u2018Hidouch\u00e9 Agadot<\/em> sur Nida<\/em> 13b).<\/p>\n Le Zohar<\/em> insiste davantage encore sur la gravit\u00e9 de cette faute, et d\u00e9clare que quiconque la commet ne verra point la face de la Pr\u00e9sence divine, et n\u2019aura point le m\u00e9rite de monter au jardin d\u2019\u00c9den (gan \u2018Eden<\/em>, le paradis), car un tel homme ressemble \u00e0 celui qui aurait tu\u00e9 v\u00e9ritablement ses enfants. De plus, un tel homme verse beaucoup de sang, car il est g\u00e9n\u00e9ralement habitu\u00e9 \u00e0 commettre cette faute, la r\u00e9p\u00e9tant de nombreuses fois. Ainsi, ajoute le Zohar<\/em>, on peut se repentir de toutes les fautes envers la Torah, \u00e0 l\u2019exception de celle-l\u00e0. Certes, si l\u2019on s\u2019\u00e9vertue beaucoup \u00e0 accomplir un grand repentir, \u00e9manant de l\u2019amour divin, on pourra expier cette faute elle-m\u00eame (\u2018Hay\u00e9 Adam<\/em> 219, 2\u00a0; 62, 1). Se fondant sur le Zohar<\/em>, le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Cette faute est plus grave que toutes les transgressions de la Torah\u00a0\u00bb (Even Ha\u2019ezer<\/em> 23, 1)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, cet interdit n\u2019est pas \u00e9crit explicitement dans la Torah\u00a0; il est seulement mentionn\u00e9 qu\u2019Er et Onan furent punis de mort pour l\u2019avoir enfreint. Et les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s quant au fait de savoir si cet interdit est rabbinique ou toranique\u00a0; en effet, la Torah ne l\u2019a pas assorti d\u2019une peine de mort ni de flagellation (cf. note 1).<\/p>\n De m\u00eame, la halakha pr\u00e9voit que, si le mauvais penchant attaque l\u2019homme, au point que celui-ci est sur le point de commettre la faute d\u2019adult\u00e8re, avec une femme mari\u00e9e, ou avec sa propre femme durant sa p\u00e9riode de nida<\/em>, il est pr\u00e9f\u00e9rable qu\u2019il \u00e9mette sa semence en vain, puis qu\u2019il observe un je\u00fbne ensuite, pourvu qu\u2019il ne commette pas ces fautes extr\u00eamement graves (S\u00e9fer \u2018Hassidim<\/em> 176, \u2018Helqat Me\u2019hoqeq<\/em> 23, 1, Beit Chemouel<\/em> 1). M\u00eame quand il est \u00e0 craindre que l\u2019homme ne soit sur le point de tr\u00e9bucher en forniquant avec une femme non mari\u00e9e et rituellement pure, il vaut mieux qu\u2019il \u00e9mette sa semence en vain, plut\u00f4t que de commettre cette faute (responsa du Maharchag 243)[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n