{"id":3903,"date":"2014-04-04T00:07:33","date_gmt":"2014-04-03T21:07:33","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3903"},"modified":"2018-11-11T12:22:17","modified_gmt":"2018-11-11T10:22:17","slug":"14-04-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-04-07\/","title":{"rendered":"07. Domaine de la pens\u00e9e interdite et moyen de s\u2019en pr\u00e9server"},"content":{"rendered":"
Pour l\u2019un et l\u2019autre des types de repr\u00e9sentations mentales fautives, l\u2019interdit consiste \u00e0 y investir sa pens\u00e9e, et \u00e0 \u00e9veiller son d\u00e9sir \u00e0 leur endroit. Par contre, une pens\u00e9e traversant l\u2019esprit de l\u2019homme, sans qu\u2019il l\u2019ait choisi, et qui passe aussi vite qu\u2019elle est venue, n\u2019est pas incluse dans l\u2019interdit, car la Torah n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 des anges de service (M\u00e9\u00efri, \u2018Houlin<\/em> 37b, \u2018Ezer Miqodech<\/em> 23, 3). S\u2019agissant m\u00eame d\u2019une pens\u00e9e qui se prolonge un peu plus, et o\u00f9 se glisse un soup\u00e7on d\u2019interdit \u2013 parce qu\u2019il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 possible de l\u2019\u00e9carter tout de suite de son esprit \u2013, il n\u2019est presque personne qui s\u2019en garde, f\u00fbt-ce un juste. Comme le disent nos sages\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a trois fautes dont aucun homme n\u2019est quotidiennement sauf\u00a0: la pens\u00e9e fautive [en mati\u00e8re charnelle], le fait de d\u00e9tourner parfois sa pens\u00e9e des mots de sa pri\u00e8re, et la poussi\u00e8re de m\u00e9disance\u00a0\u00bb (Baba Batra<\/em> 164b)[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Plus un homme est amoureusement li\u00e9 \u00e0 sa femme, et pr\u00eate attention aux r\u00e8gles de la pudeur (tsni\u2019out<\/em>), plus il est \u00e9pargn\u00e9 des pens\u00e9es fautives. De prime abord, pour se pr\u00e9server de telles pens\u00e9es, il e\u00fbt fallu se marier \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la bar-mitsva\u00a0; mais puisque le mariage exige une grande responsabilit\u00e9, et qu\u2019il faut s\u2019y pr\u00e9parer en \u00e9tudiant la Torah et en apprenant un m\u00e9tier, nos sages donnent pour instruction \u00e0 la grande masse du peuple de repousser le mariage entre dix-huit ou vingt ans (Maximes des p\u00e8res<\/em> 5, 21). En revanche, ils mettent en garde contre le report du mariage au-del\u00e0 de cet \u00e2ge, car, si l\u2019on remettait son mariage apr\u00e8s vingt ans, \u00ab\u00a0on passerait toute sa vie \u00e0 penser \u00e0 la faute\u00a0\u00bb. En effet, en raison de l\u2019habitude prise d\u2019entretenir de telles pens\u00e9es, il serait difficile, m\u00eame apr\u00e8s s\u2019\u00eatre mari\u00e9, de s\u2019en lib\u00e9rer. Toutefois, le motif essentiel de l\u2019obligation de se marier avant l\u2019\u00e2ge de vingt ans est la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019accomplir la mitsva de procr\u00e9er (Qidouchin <\/em>29b\u00a0; cf. ci-apr\u00e8s, chap. 5 \u00a7 7). Aujourd\u2019hui, o\u00f9 la vie est devenue plus complexe, et o\u00f9 les \u00e9preuves et d\u00e9fis sont nombreux, il est tr\u00e8s difficile de se marier avant l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, et la plupart des jeunes sont contraints de repousser leur mariage apr\u00e8s vingt ans. Quoi qu\u2019il en soit, il ne faut pas repousser le mariage au-del\u00e0 de vingt-quatre ans (cf. chap. 5 \u00a7 9).<\/p>\n Entre-temps, jusqu\u2019au moment des noces, les jeunes gens doivent s\u2019efforcer de se conduire avec une grande pudeur, et de s\u2019abstenir de liens avec les jeunes filles, et de pens\u00e9es fautives. Et plus ils se renforceront dans leur \u00e9tude de Torah, plus ils pourront tenir dans cette \u00e9preuve. Nos sages disent en effet que la Torah est la chose la plus efficace face au penchant au mal.<\/p>\n Il a \u00e9t\u00e9 enseign\u00e9, dans la maison d\u2019\u00e9tude de Rabbi Ichma\u00ebl\u00a0: \u00ab\u00a0Mon fils, si ce vaurien te frappe, tra\u00eene-le \u00e0 la maison d\u2019\u00e9tude\u00a0: s\u2019il est de pierre, il s\u2019amollira, et s\u2019il est de fer, il \u00e9clatera\u00a0\u00bb (Qidouchin<\/em> 30b).<\/p>\n De m\u00eame, la halakha tranche\u00a0:<\/p>\n Il est interdit \u00e0 l\u2019homme de provoquer volontairement l\u2019\u00e9rection, ou d\u2019entretenir des pens\u00e9es fautives. S\u2019il lui vient une telle pens\u00e9e, qu\u2019il d\u00e9tourne son c\u0153ur de choses vaines et corruptrices et l\u2019applique aux paroles de la Torah, qui est \u00ab\u00a0une biche d\u2019amour, une gazelle de gr\u00e2ce\u00a0\u00bb (Pr 5, 19) (Ma\u00efmonide, Issour\u00e9 Bia<\/em> 21, 19, repris par Choul\u2019han \u2018Aroukh, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 23, 3)[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n