{"id":3985,"date":"2014-04-02T00:14:52","date_gmt":"2014-04-01T21:14:52","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3985"},"modified":"2018-11-12T10:51:27","modified_gmt":"2018-11-12T08:51:27","slug":"14-02-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-02-14\/","title":{"rendered":"14. Moments qui ne conviennent pas \u00e0 l\u2019union"},"content":{"rendered":"
Il est interdit d\u2019avoir des relations conjugales quand une grande souffrance frappe le pays, par exemple une grande famine, ou une guerre g\u00e9n\u00e9rale. Seul celui qui n\u2019a pas encore accompli la mitsva de procr\u00e9er a l\u2019autorisation d\u2019avoir des relations conjugales pendant de telles p\u00e9riodes (Ta\u2019anit<\/em> 11a, Choul\u2019han \u2018Aroukh, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm <\/em>240, 12, Michna Beroura<\/em> 47). Le soir o\u00f9 la femme se rend au miqv\u00e9<\/em>, bien que le monde soit ainsi dans la peine, il est permis \u00e0 tout homme, de l\u2019avis de nombreux d\u00e9cisionnaires, d\u2019avoir des relations conjugales (Choul\u2019han \u2018Aroukh, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 574, 4). D\u2019autres d\u00e9cisionnaires sont rigoureux, s\u2019agissant m\u00eame de la nuit du miqv\u00e9<\/em> (Maguen Avraham<\/em>). Mais si l\u2019homme sent que son penchant le domine, et qu\u2019il risque d\u2019en venir \u00e0 commettre une faute, les relations conjugales lui seront autoris\u00e9es, m\u00eame si le monde est plong\u00e9 dans la peine (Michna Beroura<\/em> 240, 46).<\/p>\n Le jour de Kipour, ainsi que le 9 av (Tich\u2019a b\u00e9-av), les relations conjugales sont interdites, car elles sont l\u2019une des cinq choses d\u00e9fendues en ces jours de je\u00fbne. Afin de s\u2019\u00e9loigner de toute transgression de l\u2019interdit, les \u00e9poux doivent se conduire, ces jours-l\u00e0, comme durant les p\u00e9riodes d\u2019isolement (c\u2019est-\u00e0-dire les p\u00e9riodes o\u00f9 la femme est nida<\/em>)\u00a0: ne point se toucher, et ne pas dormir dans le m\u00eame lit (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 615, 1, Michna Beroura<\/em> 1). Certes, s\u2019agissant du 9 av, dont le statut est plus l\u00e9ger que celui de Kipour, il leur est permis, durant la journ\u00e9e, d\u2019\u00eatre plus indulgent et de ne pas \u00e9viter le contact physique, puisqu\u2019il n\u2019est pas tellement \u00e0 craindre qu\u2019ils en viennent ainsi \u00e0 s\u2019unir charnellement. Toutefois, m\u00eame durant la journ\u00e9e du 9 av, il est interdit de se toucher de mani\u00e8re affectueuse\u00a0; de m\u00eame est-il interdit de dormir dans le m\u00eame lit (Pnin\u00e9 Halakha, Zemanim \u2013 F\u00eates et solennit\u00e9s juives <\/em>I 10, 9\u00a0; Pnin\u00e9 Halakha, Les Jours redoutables<\/em> 8, 7).<\/p>\n Il est interdit \u00e0 l\u2019endeuill\u00e9 d\u2019avoir des relations conjugales, car cette mitsva doit s\u2019accomplir dans la joie, or l\u2019endeuill\u00e9 se trouve dans la peine (Mor Ouqtsi\u2019a<\/em> 15, 2, Choul\u2019han \u2018Aroukh, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 383, 1). Cependant, l\u2019endeuill\u00e9 n\u2019a pas besoin de tenir compte des autres mesures d\u2019\u00e9loignement (har\u2019haqot<\/em>) institu\u00e9es par les sages pour la p\u00e9riode de nida<\/em>. Par cons\u00e9quent, il est permis aux \u00e9poux de se toucher, et la femme peut faire le lit de son \u00e9poux en sa pr\u00e9sence. En revanche, les \u00e9treintes et baisers exprimant du d\u00e9sir sont interdits (Rama 383, 1, Nehar Mitsra\u00efm <\/em>113, Choul\u2019han Gavoha<\/em> 342, 14). Si l\u2019endeuill\u00e9 doit dormir dans son lit, les \u00e9poux doivent s\u00e9parer leurs lits, afin de ne pas en venir \u00e0 l\u2019union charnelle (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, ibid.). Il semble que le fait de prendre son conjoint dans ses bras pour le consoler, ou de l\u2019embrasser par politesse, tant qu\u2019il ne s\u2019y m\u00eale pas de d\u00e9sir, soit permis. Apr\u00e8s l\u2019ach\u00e8vement de la p\u00e9riode des sept jours de deuil, il faut revenir \u00e0 l\u2019accomplissement de la mitsvat \u2018ona<\/em> de la fa\u00e7on la plus compl\u00e8te\u00a0; c\u2019est m\u00eame une mitsva, pour la femme, que de mettre des bijoux \u00e0 cette fin, bien qu\u2019elle se trouve encore dans la p\u00e9riode des trente premiers jours de deuil (Choul\u2019han \u2018Aroukh, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 381, 6)[14]<\/a><\/sup>.<\/p>\n