{"id":3997,"date":"2014-04-02T00:19:35","date_gmt":"2014-04-01T21:19:35","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3997"},"modified":"2018-11-12T11:07:01","modified_gmt":"2018-11-12T09:07:01","slug":"14-02-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-02-19\/","title":{"rendered":"19. Autres questions"},"content":{"rendered":"
Le Talmud rapporte les propos de Rabbi Yo\u2019hanan ben Dehava\u00ef\u00a0: \u00ab\u00a0Les anges de service m\u2019ont dit\u00a0: \u201cLes muets, pourquoi viennent-ils au monde\u00a0? Parce que l\u2019on embrasse cet endroit (par lequel la femme tombe enceinte)\u2026 Les aveugles, pourquoi viennent-ils au monde\u00a0? Parce que l\u2019on regarde cet endroit\u201d\u00a0\u00bb (N\u00e9darim<\/em> 20a). Toutefois, \u00e0 la fin de la section, le Talmud pr\u00e9cise qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de l\u2019opinion d\u2019un seul ma\u00eetre, tandis que la communaut\u00e9 des sages (\u2018Hakhamim) estime que ces choses ne sont pas interdites (ibid. 20b).<\/p>\n Certains Richonim sont rigoureux, et estiment qu\u2019il est interdit d\u2019embrasser et de regarder cet endroit, mais que la chose n\u2019est pas pour autant dangereuse (Raavad). D\u2019autres Richonim pensent que cela est permis, mais que la vertu de pi\u00e9t\u00e9 veut que l\u2019on craigne que ce ne soit dangereux (S\u00e9fer Mitsvot Qatan<\/em>). Cependant, de l\u2019avis d\u2019une nette majorit\u00e9 de Richonim, l\u2019opinion de Rabbi Yo\u2019hanan ben Dehava\u00ef n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retenue par la halakha, laquelle est conforme \u00e0 l\u2019opinion des \u2018Hakhamim, pour qui la chose n\u2019est ni interdite ni dangereuse. Bien plus, certains Richonim disent qu\u2019il n\u2019y a pas l\u00e0 non plus de manque de saintet\u00e9 (S\u00e9fer Yere\u00efm<\/em>). De nombreux auteurs pensent toutefois que, m\u00eame s\u2019il n\u2019y a l\u00e0 ni interdit ni danger, l\u2019usage de pudeur et de saintet\u00e9 est de ne point se conduire ainsi (Ma\u00efmonide, S\u00e9fer Mitsvot Qatan<\/em>, Rama sur Even Ha\u2019ezer<\/em> 25, 2).<\/p>\n En pratique, puisque la majorit\u00e9 des Richonim le permettent, et que, de plus, pour ceux-l\u00e0 m\u00eame qui l\u2019interdisent, l\u2019interdit n\u2019est que rabbinique, il n\u2019y a pas l\u00e0 d\u2019interdit. Toutefois, puisque la majorit\u00e9 des Richonim estiment que, du point de vue de la pudeur et de la saintet\u00e9, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019\u00eatre rigoureux, il est juste de tenir compte de leur opinion (Rama, Even Ha\u2019ezer<\/em> 25, 2). Mais quand la chose r\u00e9jouit beaucoup l\u2019un des \u00e9poux, et que, faute de cela, sa joie serait entam\u00e9e, c\u2019est la joie de la mitsvat \u2018ona<\/em> qui l\u2019emporte, et il conviendra aux \u00e9poux de se conduire conform\u00e9ment \u00e0 ce que permettent la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires. S\u2019ils souhaitent \u00eatre quelque peu rigoureux, ils s\u2019abstiendront au moins de cela lors de rapports pouvant donner lieu \u00e0 une grossesse. Quand l\u2019un des \u00e9poux sent que cette pratique est repoussante pour lui, il est juste que le couple se conduise suivant l\u2019opinion rigoureuse.<\/p>\n Aucune limitation n\u2019est impos\u00e9e \u00e0 la femme, concernant le fait d\u2019embrasser ou de voir le membre viril de son mari. Toutefois, il est juste de ne point faire une chose qui repousse le mari ou la femme. Si une certaine pratique r\u00e9jouit particuli\u00e8rement l\u2019un d\u2019eux, bien que l\u2019autre n\u2019y trouve pas tellement d\u2019int\u00e9r\u00eat \u2013 et tant que cela ne le repousse pas \u2013, cette pratique participe de la mitsva\u00a0; car tout ce qui ajoute \u00e0 l\u2019amour et \u00e0 la joie de l\u2019union entre \u00e9poux participe de la mitsvat \u2018ona<\/em>, et de la mitsva \u00ab\u00a0Tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb (Lv 19, 18)[21]<\/a><\/sup>.<\/p>\n