{"id":4068,"date":"2014-04-05T00:14:26","date_gmt":"2014-04-04T21:14:26","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4068"},"modified":"2018-12-13T13:44:00","modified_gmt":"2018-12-13T11:44:00","slug":"14-05-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-05-14\/","title":{"rendered":"14. Contraception pendant deux ans et plus"},"content":{"rendered":"
Avant d\u2019avoir accompli l\u2019obligation de cro\u00eetre et de multiplier, en ayant un fils et une fille, il ne faut pas faire obstacle \u00e0 la conception pendant plus d\u2019un an. Toutefois, il y a des femmes qui, en raison de leur \u00e9tat physique ou psychique, ont besoin d\u2019une pause de plus d\u2019un an apr\u00e8s un accouchement\u00a0; il leur est alors permis de faire usage de contraception jusqu\u2019\u00e0 deux ans.<\/p>\n
Par contre, pour des motifs d\u2019\u00e9tude, de travail, ou en raison de difficult\u00e9s \u00e9conomiques, ou autres motifs de cet ordre, il est interdit \u00e0 un couple qui n\u2019a pas encore accompli la mitsva de procr\u00e9ation d\u2019user de contraception pendant plus d\u2019un an. Certains d\u00e9cisionnaires sont pourtant indulgents en cette mati\u00e8re, et permettent jusqu\u2019\u00e0 deux ans.<\/p>\n
Bien qu\u2019il soit juste d\u2019adopter la conduite prescrite par la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, et de ne pas s\u2019autoriser d\u2019indulgence quant \u00e0 la mitsva de procr\u00e9ation, en vue de laquelle le monde fut cr\u00e9\u00e9, et par laquelle l\u2019homme se fait l\u2019associ\u00e9 du Saint b\u00e9ni soit-Il dans le maintien du monde (Guitin<\/em> 41b, Nida<\/em> 31a), ceux qui veulent \u00eatre indulgents ont sur qui s\u2019appuyer (cf. note 12). Mais il est interdit de pousser l\u2019indulgence au-del\u00e0 de deux ans, avant d\u2019avoir accompli l\u2019obligation relative \u00e0 la mitsva de cro\u00eetre et de multiplier.<\/p>\n La femme ne saurait pr\u00e9tendre que, puisqu\u2019elle-m\u00eame n\u2019a pas l\u2019obligation d\u2019accomplir la mitsva de procr\u00e9er, il lui est permis de pr\u00e9venir la conception, sans limite. En effet, apr\u00e8s que fut adopt\u00e9 le d\u00e9cret de Rabb\u00e9nou Guerchom d\u2019apr\u00e8s lequel il est interdit \u00e0 l\u2019homme d\u2019\u00e9pouser deux femmes, d\u2019une part, et de divorcer de sa femme sans l\u2019accord de celle-ci, d\u2019autre part, l\u2019homme est devenu enti\u00e8rement d\u00e9pendant de sa femme pour accomplir son obligation de procr\u00e9er. Et, en acceptant de se marier, la femme a signifi\u00e9 par-l\u00e0 m\u00eame son acceptation de s\u2019associer \u00e0 son mari pour que celui-ci accomplisse ladite obligation (\u2018Hatam Sofer, Even Ha\u2019ezer <\/em>20).<\/p>\n En cas d\u2019ardente n\u00e9cessit\u00e9, lorsque la femme souffre d\u2019une maladie, physique ou psychique, dont le traitement exige qu\u2019il soit fait obstacle \u00e0 la conception, il est permis d\u2019user de contraception pendant plus de deux ans apr\u00e8s un accouchement, m\u00eame avant que ne soit remplie l\u2019obligation toranique de procr\u00e9er, c\u2019est-\u00e0-dire avant que ne soient n\u00e9s un fils et une fille. Le recours \u00e0 cette autorisation doit \u00eatre m\u00fbrement pes\u00e9, apr\u00e8s avoir re\u00e7u l\u2019avis d\u2019un m\u00e9decin craignant Dieu[13]<\/a><\/sup>.<\/p>\n