{"id":4072,"date":"2014-04-05T00:16:55","date_gmt":"2014-04-04T21:16:55","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4072"},"modified":"2018-12-13T13:45:25","modified_gmt":"2018-12-13T11:45:25","slug":"14-05-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/14-05-16\/","title":{"rendered":"16. Recours \u00e0 la contraception apr\u00e8s avoir engendr\u00e9 un fils et une fille"},"content":{"rendered":"
Certains d\u00e9cisionnaires sont rigoureux, et pensent que, m\u00eame apr\u00e8s que l\u2019on a accompli la mitsva de procr\u00e9er, telle que la Torah la con\u00e7oit, en ayant un fils et une fille, il reste interdit de recourir \u00e0 la contraception, car les sages ont \u00e9rig\u00e9 en mitsva obligatoire le fait d\u2019engendrer d\u2019autres enfants, autant qu\u2019il est possible. Aussi n\u2019est-il permis de faire usage de la contraception que pendant neuf mois \u00e0 un an apr\u00e8s une naissance, afin que la femme puisse se r\u00e9tablir et s\u2019occuper du b\u00e9b\u00e9\u00a0; mais au-del\u00e0, ce n\u2019est qu\u2019en cas de n\u00e9cessit\u00e9 m\u00e9dicale qu\u2019il est permis de recourir \u00e0 la contraception. Il est, par contre, interdit d\u2019y recourir en raison de tracas et de difficult\u00e9s dans l\u2019\u00e9ducation de ses enfants, ou d\u2019une g\u00eane \u00e9conomique.<\/p>\n
En pratique, comme nous l\u2019avons vu (\u00a7 6), on peut dire que l\u2019obligation de procr\u00e9er, aux yeux des sages, consiste \u00e0 avoir quatre ou cinq enfants\u00a0; au-del\u00e0, c\u2019est une tr\u00e8s grande mitsva, mais non une obligation. Par cons\u00e9quent, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019on ait accompli l\u2019obligation telle que la loi rabbinique la d\u00e9finit, il est bon de ne pas recourir \u00e0 la contraception pendant une p\u00e9riode sup\u00e9rieure \u00e0 un an apr\u00e8s chaque naissance. Ceux qui veulent \u00eatre indulgents, pour que la femme puisse se r\u00e9tablir davantage, physiquement ou psychiquement, sont autoris\u00e9s \u00e0 porter cette p\u00e9riode \u00e0 deux ans, dur\u00e9e correspondant au temps de la contraception qui \u00e9tait naturellement induite par l\u2019allaitement, pendant de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations. En cas de maladie, apr\u00e8s que l\u2019obligation toranique d\u2019avoir un fils et une fille a \u00e9t\u00e9 remplie, on peut recourir \u00e0 la contraception pendant plus de deux ans.<\/p>\n
Apr\u00e8s avoir accompli l\u2019obligation de procr\u00e9er au sens rabbinique du terme, en ayant quatre ou cinq enfants, il est permis, en cas de n\u00e9cessit\u00e9, de recourir \u00e0 la contraception pour une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e. Ce peut \u00eatre le cas, par exemple, lorsque les \u00e9poux savent que, s\u2019ils avaient d\u2019autres enfants, leurs charges deviendraient trop pesantes, ils tomberaient dans la nervosit\u00e9 et la col\u00e8re, et il leur serait difficile d\u2019\u00e9duquer correctement leurs enfants\u00a0; de m\u00eame, quand les \u00e9poux sont investis de missions importantes, dot\u00e9es d\u2019une v\u00e9ritable valeur, missions qu\u2019ils souhaitent accomplir plus qu\u2019ils ne d\u00e9sirent avoir d\u2019autres enfants, et qu\u2019ils estiment qu\u2019ils ne pourraient accomplir correctement lesdites missions s\u2019ils avaient d\u2019autres enfants\u00a0; ou quand la femme d\u00e9sire exprimer ses talents dans le cadre d\u2019un travail qui lui convient, et que, si elle avait d\u2019autres enfants, elle serait tr\u00e8s frustr\u00e9e de ne pouvoir exercer ce m\u00e9tier\u00a0; ou bien encore quand les \u00e9poux sont pauvres, et qu\u2019ils estiment qu\u2019il leur serait difficile d\u2019\u00e9lever d\u2019autres enfants sans devoir recourir \u00e0 la bienfaisance (ts\u00e9daqa<\/em>).<\/p>\n Tous ces \u00e9l\u00e9ments doivent \u00eatre examin\u00e9s par les deux \u00e9poux, ensemble\u00a0; s\u2019ils sont d\u2019avis divergents, ils doivent transiger, car ce sont des associ\u00e9s qui d\u00e9pendent l\u2019un de l\u2019autre. Il est juste qu\u2019ils prennent conseil, \u00e0 ce sujet, aupr\u00e8s d\u2019une autorit\u00e9 rabbinique.<\/p>\n Ceux qui veulent accomplir la mitsva de la fa\u00e7on la plus parfaite continuent, m\u00eame apr\u00e8s le cinqui\u00e8me enfant, \u00e0 en avoir d\u2019autres, autant qu\u2019ils le peuvent. Et m\u00eame s\u2019ils recourent \u00e0 la contraception pendant un an, apr\u00e8s chaque naissance, ils n\u2019en sont pas moins consid\u00e9r\u00e9s comme observant la mitsva de la mani\u00e8re la plus parfaite (ce que nous appelons m\u00e9hadrin<\/em>). C\u2019est de cette fa\u00e7on qu\u2019il convient d\u2019agir lorsqu\u2019on estime que, m\u00eame en ayant d\u2019autres enfants, on pourra, sans difficult\u00e9s particuli\u00e8res, leur enseigner convenablement la Torah, les mitsvot et les bonnes mani\u00e8res, et que son travail ne comporte pas de missions auxquelles l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux enfants pourrait significativement porter atteinte.<\/p>\n Quand une femme arrive aux environs de la quarantaine, et craint les risques de plus en plus grands qui sont li\u00e9s \u00e0 une grossesse tardive, elle est autoris\u00e9e \u00e0 utiliser d\u00e9sormais la contraception. M\u00eame parmi celles qui pratiquent la mitsva de la mani\u00e8re la plus parfaite, nombreuses sont celles qui proc\u00e8dent ainsi[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n