{"id":4528,"date":"2000-12-01T00:07:38","date_gmt":"2000-11-30T22:07:38","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4528"},"modified":"2021-04-28T12:26:15","modified_gmt":"2021-04-28T09:26:15","slug":"12-01-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-01-07\/","title":{"rendered":"07 – Les repas de la f\u00eate \u2013 convocation sainte"},"content":{"rendered":"
C\u2019est une mitsva que de faire, un jour de Yom tov, deux repas importants (s\u00e9\u2019ouda<\/em>, plur. s\u00e9\u2019oudot<\/em>), l\u2019un le soir, l\u2019autre le jour, et c\u2019est l\u2019une des expressions centrales de la saintet\u00e9 de la f\u00eate\u00a0; car il est dit de toutes les f\u00eates qu\u2019elles sont des miqra\u00e9 qodech<\/em>, des \u00ab\u00a0convocations saintes\u00a0\u00bb, or nos sages enseignent\u00a0: \u00ab\u00a0Par quoi les sanctifieras-tu\u00a0? Par la nourriture, par la boisson et par une tunique propre\u00a0\u00bb (Sifra, \u00c9mor<\/em> 12, 4). En cela, les f\u00eates sont \u00e9gales au Chabbat, car elles et lui sont appel\u00e9s miqra\u00e9 qodech<\/em>. Ma\u00efmonide \u00e9crit ainsi\u00a0:<\/p>\n De m\u00eame que c\u2019est une mitsva que d\u2019honorer le Chabbat et de s\u2019en d\u00e9lecter, ainsi de tous les jours de Yom tov, comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Tu appelleras\u2026 le jour saint de l\u2019\u00c9ternel<\/em> \u201chonor\u00e9\u201d\u00a0[qedoch Hachem <\/em>\u201cm\u00e9khoubad<\/em>\u201d]\u00bb (Is 58, 13)\u00a0; or tous les jours de Yom tov sont appel\u00e9s miqra\u00e9 qodech<\/em>, convocations saintes (Yom Tov<\/em> 6, 16).<\/p>\n Certes, le Chabbat, les sages ont institu\u00e9 trois repas, ce qu\u2019ils ont d\u00e9duit d\u2019allusions contenues dans des versets (Chabbat<\/em> 117b)\u00a0; et cette exigence refl\u00e8te le niveau particulier auquel s\u2019\u00e9l\u00e8ve le Chabbat. Tandis que, le Yom tov, la mitsva consiste \u00e0 faire deux repas, l\u2019un le soir, l\u2019autre le jour (Roch, Tour<\/em>). Car chaque jour, l\u2019homme a besoin de prendre deux repas\u00a0(arou\u2019hot<\/em>)\u00a0; or la mitsva de la f\u00eate est de transformer ces repas en s\u00e9\u2019oudot<\/em>, repas importants<\/em> (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 529, 1\u00a0; Birk\u00e9 Yossef<\/em> 3\u00a0; Michna Beroura <\/em>13\u00a0; Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 24).<\/p>\n C\u2019est une mitsva que de manger, \u00e0 chacun de ces deux repas, du pain (cf. ci-apr\u00e8s, chap. 2 \u00a7 5), et que de prononcer la b\u00e9n\u00e9diction sur deux pains (l\u00e9\u2019hem michn\u00e9<\/em>)\u00a0; car, comme le Chabbat, il ne tombait pas non plus de manne le Yom tov\u00a0: c\u2019est la veille de la f\u00eate que, en l\u2019honneur de celle-ci, descendait du ciel une double part (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 529, 1\u00a0; Pnin\u00e9 Halakha, Les Lois de Chabbat <\/em>7, 3)[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Bien que la saintet\u00e9 de Chabbat soit sup\u00e9rieure \u00e0 celle des f\u00eates, c\u2019est une mitsva que de pr\u00e9voir des repas de f\u00eate plus abondants que ceux du Chabbat, et d\u2019y \u00eatre v\u00eatu avec plus d\u2019appr\u00eat, en raison de la mitsva de V\u00e9-sama\u2019hta be-\u2018hagu\u00e9kha<\/em> (\u00ab\u00a0Tu te r\u00e9jouiras en ta f\u00eate\u00a0\u00bb, Dt 16, 14), comme nous le verrons au paragraphe qui suit.<\/p>\n