{"id":4532,"date":"2000-12-01T00:09:03","date_gmt":"2000-11-30T22:09:03","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4532"},"modified":"2021-04-28T12:27:47","modified_gmt":"2021-04-28T09:27:47","slug":"12-01-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-01-09\/","title":{"rendered":"09 – Vin et viande, lors des repas festifs"},"content":{"rendered":"
\u00c0 l\u2019\u00e9poque du Temple, c\u2019est \u00e0 J\u00e9rusalem que s\u2019accomplissait, principalement, la joie propre aux f\u00eates, par le biais du qorban \u2018haguiga<\/em>, le sacrifice sp\u00e9cifique \u00e0 la f\u00eate\u00a0; ainsi qu\u2019il est dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Tu te r\u00e9jouiras devant l\u2019\u00c9ternel ton Dieu\u2026 au lieu que l\u2019\u00c9ternel ton Dieu aura choisi pour y faire r\u00e9sider son nom\u00a0\u00bb (Dt 16, 11). Il est dit \u00e9galement\u00a0: \u00ab\u00a0Tu immoleras des sacrifices r\u00e9mun\u00e9ratoires (chelamim<\/em>), tu mangeras l\u00e0 et tu te r\u00e9jouiras devant l\u2019\u00c9ternel ton Dieu\u00a0\u00bb (Dt 27, 7) (cf. nos explications ci-apr\u00e8s, \u00a7 15).<\/p>\n Apr\u00e8s la destruction du Temple, la mitsva de la joie suppl\u00e9mentaire aux autres jours s\u2019accomplit, pour les hommes, par la consommation de vin lors des repas festifs (Pessa\u2019him<\/em> 109a\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 529, 1). On peut accomplir la mitsva par le biais d\u2019une autre boisson alcoolis\u00e9e, puisque ces boissons r\u00e9jouissent ; simplement, il est pr\u00e9f\u00e9rable de se r\u00e9jouir avec du vin, qui est la plus importante des boissons. Celui qui boit du jus de raisin n\u2019accomplit pas par-l\u00e0 la mitsva, puisque cette boisson n\u2019est pas alcoolis\u00e9e, et ne r\u00e9jouit donc pas particuli\u00e8rement. La quantit\u00e9 de vin jug\u00e9e r\u00e9jouissante est celle par laquelle il devient plus difficile de se concentrer, de sorte qu\u2019il serait interdit \u00e0 un rabbin, ayant ainsi bu, de fixer la halakha (Maguen Avraham<\/em> 99, 1). Certains, parmi les plus grands sages, avaient coutume de boire beaucoup de vin, au repas de f\u00eate, et s\u2019abstenaient de fixer la halakha, depuis ce repas jusqu\u2019au lendemain (Beitsa<\/em> 4a, Keritot<\/em> 13b\u00a0; Sift\u00e9 Cohen, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 242, 19). Nos sages estiment que, \u00e0 tout le moins, il faut boire, au titre de cette joie, un peu moins d\u2019un revi\u2019it <\/em>de vin (75 ml). La majorit\u00e9 des hommes doivent cependant boire, pour cela, beaucoup plus d\u2019un revi\u2019it<\/em>.<\/p>\n Il ne faut pas exag\u00e9rer dans sa consommation de vin, cela afin de ne pas en arriver \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e9bri\u00e9t\u00e9. L\u2019\u00e9bri\u00e9t\u00e9 n\u2019engendre pas la joie, en effet, mais la d\u00e9bauche, la sottise et la s\u00e9paration d\u2019avec la vie r\u00e9elle. Or il nous est prescrit de nous r\u00e9jouir d\u2019une joie qui soit li\u00e9e \u00e0 la vie, et qui lui donne un sens, des valeurs de mitsva et de saintet\u00e9.<\/p>\n Bien que la mitsva de la joie r\u00e9side principalement dans le vin, manger de la viande bovine, aux repas de f\u00eate, participe de la mitsva<\/em>, car cela r\u00e9jouit. Nous voyons que boire du vin est une obligation (\u2018hova<\/em>) et que manger de la viande bovine participe du commandement (mitsva<\/em>) de la joie[p]<\/a><\/sup> (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 529, 1, Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em> 7, Michna Beroura<\/em> 11). Pour celui qui pr\u00e9f\u00e8re la volaille, comme pour celui qui n\u2019a pas la possibilit\u00e9 d\u2019avoir de la viande bovine, la mitsva sera de manger de la volaille, car sa consommation a, elle aussi, un caract\u00e8re r\u00e9jouissant et festif (\u2018Havot Ya\u00efr<\/em>, fin du chap. 178).<\/p>\n La mitsva de se r\u00e9jouir, le Yom tov, d\u2019une joie particuli\u00e8re, tient principalement dans le repas du jour, de m\u00eame que, nous le voyons, toutes les mitsvot des f\u00eates ont cours, principalement, le jour. Cependant, servir en abondance de bons et r\u00e9jouissants mets lors du repas du soir, plus qu\u2019on ne le fait le Chabbat, participe aussi de la mitsva. Simplement, \u00e0 la diff\u00e9rence du repas du jour, il n\u2019y a pas de mitsva \u00e0 boire plus qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e au repas du soir.<\/p>\n Les femmes, elles aussi, ont l\u2019obligation de prendre, les jours de f\u00eate, des repas honorables et r\u00e9jouissants, mais elles ne sont pas oblig\u00e9es de boire du vin. Une femme que le vin r\u00e9jouit, ce sera pour elle une mitsva que d\u2019en boire. Quant \u00e0 l\u2019homme que la consommation de vin ou de viande ne r\u00e9jouirait pas, il ne doit pas se contraindre \u00e0 en prendre\u00a0: il s\u2019ach\u00e8tera, pour les besoins des repas de f\u00eate, les aliments qui le r\u00e9jouissent le plus (Chaagat Ary\u00e9<\/em> 65)[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n