{"id":4548,"date":"2000-12-01T00:17:03","date_gmt":"2000-11-30T22:17:03","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4548"},"modified":"2021-04-28T12:33:46","modified_gmt":"2021-04-28T09:33:46","slug":"12-01-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-01-17\/","title":{"rendered":"17 – Aller saluer son ma\u00eetre, les jours de f\u00eate"},"content":{"rendered":"
\u00ab\u00a0On a l\u2019obligation d\u2019aller au-devant de son ma\u00eetre, les jours de f\u00eate\u00a0\u00bb (Roch Hachana<\/em> 16b, Souka<\/em> 27b). Le motif de cette mitsva est d\u2019honorer son ma\u00eetre et d\u2019apprendre de lui la Torah\u00a0; gr\u00e2ce \u00e0 cela, on m\u00e9ritera de se lier \u00e0 lui, et de recevoir de lui direction et abondance spirituelles. Il y a une certaine ressemblance entre cette mitsva et celle du p\u00e8lerinage au Temple, car nos sages enseignent\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque va au-devant de son ma\u00eetre, c\u2019est comme s\u2019il accueillait la Pr\u00e9sence divine (Ch\u00e9khina)\u00a0\u00bb (Talmud de J\u00e9rusalem, \u2018\u00c9rouvin<\/em> 5, 1). Les jours saints, o\u00f9 l\u2019on cesse ses travaux, sont les jours qui conviennent \u00e0 cela. Telle fut la coutume d\u2019Isra\u00ebl, d\u2019\u00e2ge en \u00e2ge, comme nous le d\u00e9duisons de ce que dit le mari de la Sunamite, qui, quand il vit que sa femme allait voir le proph\u00e8te \u00c9lis\u00e9e un jour profane, lui demanda\u00a0: \u00ab\u00a0Pourquoi te rends-tu chez lui aujourd\u2019hui\u00a0? Ce n\u2019est ni la n\u00e9om\u00e9nie ni Chabbat\u00a0?\u00a0\u00bb (II Rois 4, 23), ce qui laisse\u00a0 entendre que, les jours saints, il \u00e9tait habituel d\u2019aller saluer le proph\u00e8te ou le ma\u00eetre (cf. Les Lois de Chabbat <\/em>5, 15).<\/p>\n La mitsva d\u2019aller au-devant de son ma\u00eetre (haqbalat pen\u00e9 harav<\/em>) consiste essentiellement \u00e0 \u00e9couter de lui des le\u00e7ons de Torah\u00a0; et cette tradition remonte \u00e0 Mo\u00efse, notre ma\u00eetre, comme l\u2019enseignent nos sages\u00a0: Mo\u00efse prescrivit aux Isra\u00e9lites \u00ab\u00a0de poser des questions et de donner des hom\u00e9lies relatives au th\u00e8me de la pr\u00e9sente f\u00eate\u00a0: aux lois de Pessa\u2019h pendant Pessa\u2019h, aux lois de Chavou\u2019ot \u00e0 Chavou\u2019ot, aux lois de chaque f\u00eate \u00e0 son heure\u00a0\u00bb (M\u00e9guila<\/em> 32a). Nos sages enseignent encore\u00a0: \u00ab\u00a0Le Saint b\u00e9ni soit-Il dit \u00e0 Mo\u00efse\u00a0: \u201cFais-toi de grandes assembl\u00e9es, et discours devant elles, r\u00e9unies en nombre (\u2026) pour instruire Isra\u00ebl et lui enseigner l\u2019interdit et le permis\u00a0; afin que mon grand nom soit lou\u00e9 parmi mes enfants\u201d\u00a0\u00bb (Yalqout Chim\u2019oni, Vayaqhel<\/em> 408). On veillait grandement \u00e0 assister \u00e0 ces hom\u00e9lies (derachot<\/em>), et l\u2019on accomplissait par cela, de mani\u00e8re parfaite, la mitsva d\u2019aller accueillir son ma\u00eetre. Toutefois, si m\u00eame on se contente de saluer le ma\u00eetre en lui souhaitant \u2018Hag sam\u00e9a\u2019h<\/em> apr\u00e8s l\u2019office, on aura accompli, a posteriori, sa mitsva. Certains apportent \u00e0 leur pratique un suppl\u00e9ment de perfection, en rendant visite \u00e0 leurs rabbins \u00e0 leur domicile, pour les entendre prononcer des paroles de Torah, de morale (moussar<\/em>), et des r\u00e9cits sur les grands ma\u00eetres d\u2019Isra\u00ebl. Si de nombreux disciples veulent accomplir ce hidour<\/em> (embellissement de la pratique), ils viendront en groupe, afin de ne pas importuner le rabbin, le d\u00e9tournant de son \u00e9tude et de la joie de sa f\u00eate en famille.<\/p>\n Les Richonim expliquent que la mitsva d\u2019aller au-devant de son ma\u00eetre est fonction de la distance. Si l\u2019on habite pr\u00e8s de son rabbin, il faut le saluer chaque Chabbat. Si l\u2019on habite plus loin, on devra aller le saluer \u00e0 chaque Roch \u2018hodech. Si l\u2019on habite encore plus loin, on ira le saluer \u00e0 chaque f\u00eate (d\u2019apr\u00e8s Rabb\u00e9nou \u2018Hananel et le Ritva\u00a0; cf. B\u00e9our Halakha<\/em> 301, 4, passage commen\u00e7ant par L\u00e9haqbil<\/em>). Cela, \u00e0 condition que l\u2019on revienne dormir chez soi, car la mitsva de se r\u00e9jouir pendant la f\u00eate doit s\u2019accomplir avec son \u00e9pouse. Mais si, pour aller saluer son ma\u00eetre, on est contraint de dormir hors de chez soi, on est dispens\u00e9 de la mitsva de saluer son ma\u00eetre (Souka<\/em> 27b). Cependant, certains ont l\u2019usage d\u2019\u00eatre indulgents \u00e0 cet \u00e9gard\u00a0; et certains auteurs tentent de les justifier. Quoi qu\u2019il en soit, quand la chose attriste la femme, les auteurs indulgents eux-m\u00eames reconnaissent qu\u2019il est interdit de voyager hors de chez soi \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate. Mais la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment que, m\u00eame lorsque la femme y consent, cet usage n\u2019a pas lieu d\u2019\u00eatre[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n