{"id":4598,"date":"2000-12-03T00:08:53","date_gmt":"2000-12-02T22:08:53","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4598"},"modified":"2021-05-06T12:58:06","modified_gmt":"2021-05-06T09:58:06","slug":"12-03-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-03-08\/","title":{"rendered":"08 – Plats que l\u2019on aurait pu pr\u00e9parer \u00e0 la veille du Yom tov"},"content":{"rendered":"
La raison fondamentale pour laquelle il est permis d\u2019accomplir certaines m\u00e9lakhot<\/em> le Yom tov, c\u2019est de permettre de pr\u00e9parer les mets, de les am\u00e9liorer et d\u2019ajouter ainsi \u00e0 la joie de la f\u00eate. En effet, le go\u00fbt du pain chaud, sortant du four, ne ressemble pas \u00e0 celui du pain de la veille\u00a0; et le go\u00fbt d\u2019un schnitzel<\/em> po\u00eal\u00e9 du jour, ou de pommes de terre au four cuites du jour, ne ressemble pas aux m\u00eames plats cuisin\u00e9s la veille. Les mets cuisin\u00e9s aujourd\u2019hui sont meilleurs que ceux cuisin\u00e9s hier. Or, puisqu\u2019il permis de cuisiner le Yom tov afin d\u2019ajouter \u00e0 la joie de la f\u00eate, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de s\u2019efforcer de cuisiner la veille. M\u00eame le soir de Yom tov, il est permis de cuisiner pour le repas du soir, bien que, si l\u2019on e\u00fbt cuisin\u00e9 ces plats \u00e0 l\u2019approche de l\u2019entr\u00e9e de la f\u00eate, ils eussent \u00e9t\u00e9 presque aussi bons, une fois servis le soir. En effet, on ne fait pas de diff\u00e9rence entre les repas\u00a0: tout mets dont le go\u00fbt est meilleur lorsqu\u2019on le cuisine pr\u00e8s du repas o\u00f9 il est servi, il est permis de le cuisiner pendant Yom tov. M\u00eame de nos jours, o\u00f9 nous disposons de r\u00e9frig\u00e9rateurs, qui permettent de conserver de fa\u00e7on satisfaisante les plats cuisin\u00e9s, les pains et les g\u00e2teaux, la permission demeure, puisque ces aliments, quand ils sont rendus \u00e0 eux-m\u00eames, sans intervention de quelque ustensile ext\u00e9rieur, sont meilleurs quand ils viennent d\u2019\u00eatre faits.<\/p>\n Tout cela est vrai des mets dont le go\u00fbt est quelque peu alt\u00e9r\u00e9 quand ils ont \u00e9t\u00e9 cuisin\u00e9s la veille\u00a0; mais les mets dont le go\u00fbt ne s\u2019alt\u00e8re pas du tout en un jour, il faut les pr\u00e9parer la veille du Yom tov. Par exemple, si l\u2019on pr\u00e9voit de manger, le Yom tov, de la glace, ou des fruits cuits, il faut les pr\u00e9parer \u00e0 la veille de la f\u00eate, puisque leur go\u00fbt n\u2019en sera pas du tout alt\u00e9r\u00e9. Mais si on ne les a pas pr\u00e9par\u00e9s la veille, il sera permis de les pr\u00e9parer pendant Yom tov en apportant un certain changement (chinou\u00ef<\/em>) \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire que le changement soit grand, car tout le propos de ce changement est de rappeler que l\u2019on se trouve un Yom tov, cela afin de ne pas en venir \u00e0 accomplir des m\u00e9lakhot<\/em> interdites (Levouch <\/em>504,1). Par exemple, si l\u2019on a l\u2019habitude de pr\u00e9parer le mets sur une table, on modifiera la mani\u00e8re habituelle en pla\u00e7ant sur la table une nappe ou un plateau, sur lesquels on accommodera le mets. Si c\u2019est \u00e0 cause d\u2019un cas de contrainte que l\u2019on a omis de pr\u00e9parer ces mets la veille de Yom tov, on pourra les pr\u00e9parer pendant Yom tov sans changement (Michna Beroura<\/em> 495, 10, Cha\u2019ar Hatsioun<\/em> 8).<\/p>\n La r\u00e8gle est la m\u00eame s\u2019agissant de la m\u00e9lakha<\/em> de trier (borer<\/em>) et des autres m\u00e9lakhot<\/em> dont l\u2019ex\u00e9cution est permise pour les besoins de l\u2019alimentation\u00a0: tant qu\u2019il est possible de les ex\u00e9cuter la veille de Yom tov sans que le plat n\u2019en soit affect\u00e9, c\u2019est la veille de Yom tov qu\u2019il faut les ex\u00e9cuter. Et si on ne les a pas ex\u00e9cut\u00e9es la veille de Yom tov, il sera permis de les ex\u00e9cuter pendant Yom tov en y apportant un changement[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n