{"id":4604,"date":"2000-12-04T00:01:35","date_gmt":"2000-12-03T22:01:35","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4604"},"modified":"2021-05-06T13:44:44","modified_gmt":"2021-05-06T10:44:44","slug":"12-04-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-04-01\/","title":{"rendered":"01 – Moissonner, battre les c\u00e9r\u00e9ales et presser"},"content":{"rendered":"
La m\u00e9lakha<\/em> de moissonner (qotser<\/em>) consiste \u00e0 d\u00e9tacher une chose de la source o\u00f9 elle puise sa vitalit\u00e9. Puisque l\u2019on a l\u2019habitude d\u2019accomplir ce travail pour les besoins de nombreux jours, il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9l\u00e9khet \u2018avoda<\/em> (travail servile), et il est interdit de l\u2019accomplir le Yom tov, de m\u00eame que le Chabbat\u00a0; m\u00eame s\u2019il ne s\u2019agit que de cueillir quelques fruits pour les besoins du repas de Yom tov, c\u2019est interdit.<\/p>\n La m\u00e9lakha<\/em> de battre les c\u00e9r\u00e9ales (dach<\/em>) consiste \u00e0 s\u00e9parer les grains de bl\u00e9 des \u00e9pis, ou \u00e0 ex\u00e9cuter tout autre travail ressemblant \u00e0 cela, comme le fait de s\u00e9parer les pois ou les graines de haricot de leur cosse. La m\u00e9thode habituelle, pour accomplir cette m\u00e9lakha<\/em>, requiert l\u2019utilisation d\u2019un ustensile, soit au champ, soit \u00e0 l\u2019usine\u00a0; et puisqu\u2019il est d\u2019usage de battre en grandes quantit\u00e9s, il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9l\u00e9khet \u2018avoda<\/em>, qu\u2019il est interdit d\u2019ex\u00e9cuter le Yom tov, m\u00eame pour les besoins d\u2019un repas festif.<\/p>\n Toutefois, quand c\u2019est \u00e0 la main que l\u2019on s\u00e9pare la partie comestible de la cosse, il n\u2019est pas possible de pr\u00e9parer de grandes quantit\u00e9s, et cela n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9 comme une m\u00e9l\u00e9khet \u2018avoda\u00a0<\/em>; aussi est-il permis de le faire un Yom tov. Par cons\u00e9quent, il est permis de s\u00e9parer \u00e0 la main des grains de bl\u00e9 de l\u2019\u00e9pi, des pois ou des graines de haricot de leur cosse, et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019imprimer un changement (chinou\u00ef<\/em>) \u00e0 cette action\u00a0: on peut l\u2019accomplir de la mani\u00e8re la plus ais\u00e9e[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Le d\u00e9riv\u00e9 (tolada<\/em>) de la m\u00e9lakha<\/em> de battre est celle appel\u00e9e m\u00e9fareq <\/em>(\u00ab\u00a0d\u00e9monter\u00a0\u00bb), qui consiste \u00e0 extraire une chose d\u2019une autre. Au titre de cette m\u00e9lakha<\/em>, il est interdit de presser des raisins, pour en faire du vin, ou des olives, pour en faire de l\u2019huile, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019extraire une boisson d\u2019un aliment. Puisque cette m\u00e9lakha<\/em> s\u2019accomplit pour de nombreux jours, elle est une m\u00e9l\u00e9khet \u2018avoda<\/em>, un travail servile, et il est interdit de l\u2019ex\u00e9cuter, le Yom tov comme le Chabbat\u00a0; et tous les d\u00e9tails des r\u00e8gles qui s\u2019appliquent \u00e0 cela sont semblables \u00e0 ceux applicables au Chabbat. En voici les principes r\u00e9sum\u00e9s\u00a0: il est interdit de presser des fruits pour en faire une boisson liquide, mais il est permis de presser un citron au-dessus d\u2019une salade ou d\u2019un poisson, puisqu\u2019un tel acte ne cr\u00e9e pas de boisson. En effet, les gouttes passent directement du citron \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un autre aliment, la salade ou le poisson (Les Lois de Chabbat<\/em> I 12, 8). Traire une vache est \u00e9galement interdit au titre de cette m\u00e9lakha <\/em>(ibid. 20, 4), et les r\u00e8gles relatives \u00e0 cela sont identiques, le Yom tov, \u00e0 ce qu\u2019elles sont le Chabbat (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 505, 1\u00a0; cf. Les Lois de Chabbat<\/em> I 11, 17 et II 28, 7)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n