{"id":4629,"date":"2000-12-05T00:05:40","date_gmt":"2000-12-04T22:05:40","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4629"},"modified":"2021-05-06T14:09:08","modified_gmt":"2021-05-06T11:09:08","slug":"12-05-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-05-05\/","title":{"rendered":"05 – Proc\u00e9d\u00e9 indirect, et moyen d\u2019\u00e9teindre les feux d\u2019une cuisini\u00e8re \u00e0 gaz"},"content":{"rendered":"
Nos sages apprennent du verset de l\u2019Exode (20, 9)\u00a0: \u00ab\u00a0Tu n\u2019accompliras<\/em> aucun travail\u00a0\u00bb que c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019accomplissement (\u2018assia<\/em>) d\u2019un travail (m\u00e9lakha<\/em>) qu\u2019a interdit la Torah, tandis qu\u2019un travail qui s\u2019accomplit de soi-m\u00eame \u2013 quoique l\u2019homme ait entra\u00een\u00e9 son accomplissement \u2013 se nomme grama<\/em> (travail indirect), ce qui n\u2019est frapp\u00e9 d\u2019aucun interdit toranique. En cas de grande n\u00e9cessit\u00e9, les sages autorisent l\u2019accomplissement indirect d\u2019une m\u00e9lakha<\/em>, le Chabbat. Par exemple, si un incendie se d\u00e9clare, il est permis de placer, autour du lieu de l\u2019incendie, des r\u00e9cipients remplis d\u2019eau, afin que, lorsque le feu parviendra \u00e0 leur emplacement, ceux-ci se fendent, et que l\u2019eau qui y \u00e9tait se r\u00e9pande, \u00e9teignant le feu (Chabbat<\/em> 120b, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 334, 22). De m\u00eame, la halakha permet, en pratique, d\u2019utiliser un moyen indirect, le Chabbat, afin de pr\u00e9venir une perte, ou pour les besoins d\u2019une mitsva, ou pour quelque autre grande n\u00e9cessit\u00e9\u00a0; mais en l\u2019absence de grande n\u00e9cessit\u00e9, il est interdit de faire en sorte que la m\u00e9lakha <\/em>s\u2019accomplisse d\u2019elle-m\u00eame (Rama 334, 22).<\/p>\n S\u2019agissant de Yom tov, en revanche, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s. Certains disent que le statut de Yom tov est semblable, \u00e0 cet \u00e9gard, \u00e0 celui de Chabbat\u00a0; d\u2019autres estiment que, le Yom tov, produire une m\u00e9lakha<\/em> de mani\u00e8re indirecte est chose permise a priori, en particulier quand il s\u2019agit de la m\u00e9lakha<\/em> d\u2019allumer ou de celle d\u2019\u00e9teindre, dont l\u2019interdiction, le Yom tov, est seulement rabbinique. En pratique, on peut \u00eatre indulgent et autoriser de causer la production d\u2019une m\u00e9lakha<\/em> de mani\u00e8re indirecte, m\u00eame quand il n\u2019y a pas \u00e0 cela de grande n\u00e9cessit\u00e9. Mais en l\u2019absence de toute n\u00e9cessit\u00e9, il est juste d\u2019\u00eatre rigoureux[6]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Autrefois, quand on voulait cuisiner le Yom tov, on prenait la quantit\u00e9 de bois suffisante pour faire cuire la marmite, on pla\u00e7ait ce bois dans le four, et on allumait celui-ci par le biais d\u2019un feu pr\u00e9par\u00e9 depuis la veille de Yom tov. Apr\u00e8s l\u2019ach\u00e8vement de la cuisson, le feu s\u2019\u00e9teignait lentement de lui-m\u00eame, car, d\u00e8s l\u2019abord, on prenait la quantit\u00e9 de bois qui suffisait \u00e0 la cuisson, et pas davantage. Mais de nos jours, o\u00f9 l\u2019on cuisine au gaz, un probl\u00e8me surgit\u00a0: comment \u00e9teindre le feu\u00a0?<\/p>\n L\u2019une de mani\u00e8res que l\u2019on peut conseiller est de l\u2019\u00e9teindre indirectement\u00a0; c\u2019est-\u00e0-dire de placer sur le feu, une fois la cuisson achev\u00e9e, une bouilloire pleine d\u2019eau, et d\u2019y cuire l\u2019eau jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle d\u00e9borde et \u00e9teigne le feu\u00a0; ensuite, on ferme le bouton du gaz. Il faut avoir soin d\u2019utiliser cette eau pour boire le th\u00e9 ou pour laver de la vaisselle, afin que sa cuisson ne soit pas vaine[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Une fa\u00e7on plus ais\u00e9e et meilleure d\u2019\u00e9teindre le feu, c\u2019est d\u2019utiliser un appareil nomm\u00e9 \u2018Hagaz, qui est particuli\u00e8rement con\u00e7u pour les besoins de la cuisine de Yom tov. Il s\u2019agit d\u2019une minuterie \u00e0 ressort qui, tant qu\u2019elle est en marche, permet d\u2019alimenter la flamme par le gaz, et qui, lorsque expire le temps qui lui a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9, interrompt l\u2019alimentation en gaz et cause l\u2019extinction de la flamme. Avant de commencer \u00e0 cuisiner, on r\u00e8gle la minuterie d\u2019apr\u00e8s le nombre de minutes que l\u2019on souhaite donner \u00e0 la flamme, on prend du feu d\u2019une bougie allum\u00e9e la veille du Yom tov et l\u2019on allume la flamme de la cuisini\u00e8re\u00a0; puis, quand a expir\u00e9 le temps allou\u00e9 d\u00e8s l\u2019abord \u00e0 la flamme, la minuterie coupe l\u2019alimentation de celle-ci en gaz[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n
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