{"id":4656,"date":"2000-12-07T00:01:14","date_gmt":"2000-12-06T22:01:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4656"},"modified":"2021-05-09T13:32:25","modified_gmt":"2021-05-09T10:32:25","slug":"12-07-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-07-01\/","title":{"rendered":"01 – Malades"},"content":{"rendered":"
Puisque, dans la majorit\u00e9 des cas, le statut du malade est identique pendant Chabbat et pendant Yom tov, nous r\u00e9viserons bri\u00e8vement les r\u00e8gles relatives au malade, le Chabbat\u00a0; \u00e0 partir de l\u00e0, nous expliquerons les r\u00e8gles particuli\u00e8res au Yom tov. Il existe trois types de malades\u00a0:<\/p>\n
1) le malade dont l\u2019\u00e9tat est dangereux\u00a0; 2) le malade ordinaire, dont l\u2019affection touche l\u2019ensemble du corps, mais dont la vie n\u2019est pas en danger\u00a0; 3) le malade dont l\u2019affection frappe une partie du corps seulement, ou celui qu\u2019une indisposition corporelle fait souffrir. Donnons quelques indications sur les r\u00e8gles applicables.<\/p>\n
Premier cas\u00a0: le malade dont l\u2019\u00e9tat est dangereux. La r\u00e8gle est connue\u00a0: la pr\u00e9servation de la vie humaine a priorit\u00e9 sur le Chabbat et sur le Yom tov. On fait donc, pour un tel malade, tout ce que l\u2019on a l\u2019habitude de faire les jours de semaine, car tous les interdits sabbatiques sont suspendus afin de sauver sa vie.<\/p>\n
Deuxi\u00e8me cas\u00a0: le malade ordinaire, c\u2019est-\u00e0-dire le malade qui est alit\u00e9, mais dont la vie n\u2019est pas en danger. On ne profane pas pour lui le Chabbat dans ses interdits toraniques<\/em>, mais il est permis de passer outre aux interdits rabbiniques<\/em>, pour les besoins de sa gu\u00e9rison.<\/p>\n S\u2019agissant de Yom tov, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s quant au fait de savoir si les m\u00e9lakhot<\/em> autoris\u00e9es pour les besoins de l\u2019alimentation (okhel n\u00e9fech<\/em>) le sont aussi pour les besoins d\u2019un malade. Certains disent que, de m\u00eame que ces m\u00e9lakhot <\/em>ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es pour les besoins des repas de Yom tov et pour les autres n\u00e9cessit\u00e9s de la f\u00eate, de m\u00eame est-il permis de les ex\u00e9cuter pour les besoins d\u2019un malade. D\u2019autres estiment qu\u2019il est toraniquement interdit de les ex\u00e9cuter pour les besoins d\u2019un malade dont l\u2019\u00e9tat n\u2019est pas dangereux, car toutes les m\u00e9lakhot<\/em> qui ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es le Yom tov ne l\u2019ont \u00e9t\u00e9 que pour des besoins \u00ab\u00a0\u00e9gaux pour tous\u00a0\u00bb (chav\u00e9 lekhol n\u00e9fech<\/em>)\u00a0; or les besoins du malade ne sont pas \u00e9gaux \u00e0 ceux de tous (cf. ci-dessus, chap. 3 \u00a7 6).<\/p>\n En pratique, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une controverse touchant \u00e0 un interdit toranique, la halakha est conforme \u00e0 l\u2019opinion rigoureuse\u00a0: toutes les m\u00e9lakhot<\/em> qui sont toraniquement interdites le Chabbat, il sera interdit de les accomplir pour les besoins d\u2019un malade le Yom tov (comme nous l\u2019expliquons dans Les Lois de Chabbat<\/em> II chap. 28). Par cons\u00e9quent, il est interdit de cuire un rem\u00e8de pour un malade. De m\u00eame, il est interdit d\u2019allumer un feu pour d\u00e9sinfecter une aiguille de ses microbes. Dans le m\u00eame sens, il est interdit de pratiquer une piq\u00fbre ou une transfusion intraveineuse, puisque du sang s\u2019\u00e9coule \u00e0 cette occasion, ce qui est interdit au titre de la m\u00e9lakha<\/em> de cho\u2019het<\/em> (\u00ab\u00a0\u00e9gorger\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire ici blesser). En revanche, les actes interdits rabbiniquement pourront \u00eatre accomplis pour le malade dont l\u2019\u00e9tat n\u2019est pas dangereux[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n