{"id":4680,"date":"2000-12-09T00:02:07","date_gmt":"2000-12-08T22:02:07","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4680"},"modified":"2021-05-10T09:48:47","modified_gmt":"2021-05-10T06:48:47","slug":"12-09-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-09-02\/","title":{"rendered":"02 – Coutume observ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque du second Temple"},"content":{"rendered":"
\u00c0 l\u2019\u00e9poque du second Temple, une grande communaut\u00e9 juive demeura dans l\u2019exil babylonien. Au d\u00e9but, on informait ses membres par des feux (produits \u00e0 l\u2019aide de grandes torches) du moment o\u00f9 le mois se renouvelait. Ainsi proc\u00e9dait-on\u00a0: la nuit qui suivait le premier jour o\u00f9 l\u2019on pouvait consacrer le mois, on postait des sentinelles au sommet des collines, de la terre d\u2019Isra\u00ebl \u00e0 la Babylonie\u00a0; et si le beit-din<\/em> consacrait le mois, on montait au sommet du mont des Oliviers, o\u00f9 l\u2019on allumait des feux, et o\u00f9 l\u2019on attendait de voir que les sentinelles post\u00e9es au sommet de l\u2019Alexandrion eussent, elles aussi, allum\u00e9 de tels feux. Ceux qui \u00e9taient au sommet de l\u2019Alexandrion attendaient, quant \u00e0 eux, que les sentinelles post\u00e9es sur le troisi\u00e8me mont eussent allum\u00e9 leurs feux\u00a0; et c\u2019est ainsi que l\u2019information passait, en une nuit, de montagne en colline, jusqu\u2019\u00e0 Babylone. Un jour, les Samaritains \u2013 qui reniaient l\u2019autorit\u00e9 du beit-din<\/em> \u2013 se mirent \u00e0 allumer des b\u00fbchers afin d\u2019induire en erreur les habitants de la diaspora. C\u2019est ainsi que la coutume d\u2019allumer des feux tomba en d\u00e9su\u00e9tude. Depuis lors, c\u2019est par le biais d\u2019\u00e9missaires que l\u2019on fit savoir aux habitants de la diaspora le moment o\u00f9 le nouveau mois \u00e9tait consacr\u00e9 (Michna Roch Hachana<\/em> 22b).<\/p>\n En tout endroit o\u00f9 les \u00e9missaires parvenaient avant la f\u00eate de Soukot, on f\u00eatait un seul jour de Yom tov\u00a0; en tout endroit o\u00f9 les \u00e9missaires n\u2019\u00e9taient point arriv\u00e9s, on c\u00e9l\u00e9brait, pour toutes les f\u00eates, deux jours. Il faut savoir que, depuis Roch \u2018hodech de tichri jusqu\u2019\u00e0 la f\u00eate de Soukot, les \u00e9missaires pouvaient marcher pendant dix jours\u00a0; car ils ne voyageaient pas \u00e0 Roch hachana, ni le jour de Kipour, ni les jours de Chabbat. Tandis que, avant la f\u00eate de Pessa\u2019h, ils pouvaient marcher douze jours, car ce n\u2019est qu\u2019aux jours de Chabbat qu\u2019ils s\u2019abstenaient de voyager. Par cons\u00e9quent, il y avait certains lieux o\u00f9 les \u00e9missaires avaient le temps d\u2019arriver avant la f\u00eate de Pessa\u2019h, mais non avant la f\u00eate de Soukot. Or les sages d\u00e9cid\u00e8rent que, en tout endroit o\u00f9 les \u00e9missaires de tichri ne parvenaient pas avant Soukot, on marquerait deux jours de Yom tov, m\u00eame \u00e0 Pessa\u2019h\u00a0; cela, afin de ne pas faire de diff\u00e9rence entre les f\u00eates. Bien plus, ils d\u00e9cr\u00e9t\u00e8rent que le septi\u00e8me jour de Pessa\u2019h et Chemini \u2018Ats\u00e9ret seraient, eux aussi, f\u00eat\u00e9s deux jours, bien que les \u00e9missaires fussent, entre-temps, parvenus en des lieux plus \u00e9loign\u00e9s. Il a m\u00eame \u00e9t\u00e9 d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que la f\u00eate de Chavou\u2019ot, qui a lieu cinquante jours apr\u00e8s le 16 nissan, serait c\u00e9l\u00e9br\u00e9e deux jours en ces endroits. Le principe est donc le suivant\u00a0: en tout endroit o\u00f9 les \u00e9missaires ne pouvaient parvenir avant le premier jour de la f\u00eate de Soukot, on c\u00e9l\u00e9brait deux jours pour toutes les f\u00eates (Roch Hachana<\/em> 21a).<\/p>\n Cependant, le jour de Kipour n\u2019\u00e9tait c\u00e9l\u00e9br\u00e9 qu\u2019un jour, le premier des deux jours possibles\u00a0; en d\u2019autres termes, le jour d\u00e9termin\u00e9 par le calcul selon lequel le mois d\u2019\u00e9loul \u00e9tait d\u00e9fectif. Cela parce que, dans la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des cas, les mois d\u2019\u00e9loul et d\u2019adar \u00e9taient d\u00e9fectifs\u00a0; or selon la Torah, on va d\u2019apr\u00e8s la majorit\u00e9, de sorte que, fondamentalement, on n\u2019a l\u2019obligation de c\u00e9l\u00e9brer les f\u00eates que le premier jour, et ce sont les sages qui ont institu\u00e9 un deuxi\u00e8me jour pour chaque f\u00eate. Et puisqu\u2019il est tr\u00e8s difficile de je\u00fbner deux jours de suite, les sages sont all\u00e9s, quant au jour de Kipour, selon l\u2019obligation fondamentale (\u2018iqar hadin<\/em>), si bien que l\u2019on ne c\u00e9l\u00e8bre Kipour qu\u2019un jour[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n