{"id":4688,"date":"2000-12-09T00:06:24","date_gmt":"2000-12-08T22:06:24","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4688"},"modified":"2021-05-10T09:52:15","modified_gmt":"2021-05-10T06:52:15","slug":"12-09-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-09-06\/","title":{"rendered":"06 &#8211; Quand on s\u00e9journe en diaspora"},"content":{"rendered":"<p>Nos sages enseignent que, si l\u2019on quitte la terre d\u2019Isra\u00ebl pour voyager \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et que son intention soit de s\u2019\u00e9tablir en diaspora, on a, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 l\u2019on arrive en un lieu o\u00f9 habitent des Juifs, le statut de Juif de la diaspora\u00a0; on doit alors observer le second jour de f\u00eate de diaspora (<em>Pessa\u2019him<\/em> 51a, <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>496, 3).<\/p>\n<p>Si son intention est de revenir, son statut fondamental est celui de Juif d\u2019Erets Isra\u00ebl\u00a0; d\u00e8s lors, si l\u2019on s\u00e9journe, le Yom tov, en dehors du p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique (<em>te\u2019houm Chabbat<\/em>) qui circonscrit la communaut\u00e9 juive, on n\u2019observe point le second jour de Yom tov, propre \u00e0 la diaspora, et l\u2019on est autoris\u00e9 \u00e0 faire des travaux ce jour-l\u00e0 (<em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 496, 3).<\/p>\n<p>Mais lorsqu\u2019on se trouve au sein d\u2019une communaut\u00e9 juive, ou \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique de celle-ci, on doit se conduire comme ses membres, afin de ne pas para\u00eetre contredire leur coutume (<em>Pessa\u2019him<\/em> 50a, <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 496, 3). Par cons\u00e9quent, il sera interdit d\u2019accomplir quelque travail, durant le second jour de Yom tov que cette communaut\u00e9 observe. Il est vrai que certains auteurs estiment qu\u2019il est permis d\u2019accomplir des travaux, \u00e0 condition que cela soit discr\u00e8tement (<em>Avqat Rokhel <\/em>26, <em>Yam Chel Chelomo<\/em>). Mais en pratique, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment que, quand bien m\u00eame on reste discret, on doit se conduire suivant la coutume locale pour tout ce qui ressortit aux <em>interdits <\/em>de la f\u00eate\u00a0; en effet, si l\u2019on \u00e9tait indulgent en la mati\u00e8re, cela finirait par se savoir, de sorte que l\u2019on contredirait l\u2019usage local et porterait atteinte au Yom tov de ladite communaut\u00e9 (<em>Tossephot <\/em>et Rabbi Zera\u2019hia Hal\u00e9vi, <em>Michna Beroura <\/em>496, 9)<sup><a href='#_te01ftn9_6' id='_te01ftnref9_6' class='aup1'>[6]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Puisque l\u2019on a le statut de Juif d\u2019Isra\u00ebl, on doit faire la Havdala \u00e0 l\u2019issue du premier jour de Yom tov, ce discr\u00e8tement\u00a0; et le lendemain (jour appel\u00e9 Isrou \u2018hag), on aura l\u2019obligation de mettre les <em>t\u00e9philines<\/em>, discr\u00e8tement encore. Afin de ne pas para\u00eetre contredire la coutume locale, on aura soin de porter des v\u00eatements de Yom tov et d\u2019allumer des veilleuses en l\u2019honneur du second jour, mais sans prononcer de b\u00e9n\u00e9diction. S\u2019agissant des pri\u00e8res, il semblerait pr\u00e9f\u00e9rable, de prime abord, de prier chez soi, individuellement, afin de ne pas se trouver au sein des autres fid\u00e8les tout en ayant \u00e0 prononcer un autre texte qu\u2019eux\u00a0; en effet, tandis qu\u2019eux r\u00e9citeraient la pri\u00e8re de Yom tov, on aurait \u00e0 r\u00e9citer le rituel de \u2018Hol hamo\u2019ed ou celui d\u2019un jour profane (<em>Ora\u2019h Michpat<\/em> 129). Mais si l\u2019on peut venir \u00e0 une partie de l\u2019office, sans qu\u2019il soit visible que l\u2019on r\u00e9cite un autre texte, il est pr\u00e9f\u00e9rable de venir \u00e0 la synagogue afin d\u2019y \u00e9couter le Qadich et la Qedoucha. Si c\u2019est possible, il sera m\u00eame pr\u00e9f\u00e9rable de dire la \u2018Amida au sein de la communaut\u00e9, tout en cachant le fait que l\u2019on r\u00e9cite un autre texte qu\u2019elle<sup><a href='#_te01ftn9_7' id='_te01ftnref9_7' class='aup1'>[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Le soir du s\u00e9der, si l\u2019on dispose d\u2019un appartement ind\u00e9pendant, on n\u2019aura pas l\u2019obligation de se joindre aux gens habitant en diaspora. Mais si l\u2019on est invit\u00e9 \u00e0 s\u00e9journer au domicile de gens de diaspora, on participera \u00e0 leur s\u00e9der\u00a0; simplement, on ne prononcera pas les b\u00e9n\u00e9dictions portant sur les mitsvot\u00a0: on r\u00e9pondra seulement <em>amen <\/em>apr\u00e8s elles (<em>\u2018Hay\u00e9 Adam <\/em>103, 4)<sup><a href='#_te01ftn9_8' id='_te01ftnref9_8' class='aup1'>[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<a href='#_te01ftnref9_6' id='_te01ftn9_6'>[6]<\/a>. Selon <em>Avqat Rokhel<\/em> 26, le <em>Mabit<\/em> III 149 et le <em>Yam Chel Chelomo<\/em> sur <em>Beitsa<\/em> 1, 8, l\u2019obligation de se conduire selon la coutume locale ne vaut qu\u2019en public\u00a0; mais en secret, on peut \u00eatre indulgent, conform\u00e9ment \u00e0 sa propre coutume. De m\u00eame, nous voyons qu\u2019il est convenu de ne pas obliger les personnes habitant en Isra\u00ebl \u00e0 d\u00e9poser un <em>\u00e9rouv tavchilin<\/em>, du second jour de Yom tov pour le Chabbat\u00a0; en effet, quand ils cuisineront, ceux qui les verront penseront que, selon toute vraisemblance, ils ont pr\u00e9vu un <em>\u00e9rouv tavchilin<\/em> (<em>Michna Beroura<\/em> 496, 13). Cependant, en pratique, la grande majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment interdit d\u2019ex\u00e9cuter des <em>m\u00e9lakhot<\/em>, f\u00fbt-ce discr\u00e8tement, car, si l\u2019on \u00e9tait indulgent en cela, l\u2019ex\u00e9cution de ces travaux finirait par se savoir (Radbaz IV 1145, Mahari Castro, <em>Peri \u2018Hadach<\/em> 468, <em>Maguen Avraham<\/em> 496, 4, <em>Elya Rabba<\/em> 5, <em>Birk\u00e9 Yossef<\/em> 3, <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em> 7, <em>Michna Beroura<\/em> 9, <em>Ora\u2019h Michpat<\/em> 129).<\/p>\n<p>Les A\u2019haronim contemporains ont trait\u00e9 de la question du <em>mouqts\u00e9<\/em>\u00a0: certains ont voulu se montrer indulgents (<em>Ch\u00e9vet Hal\u00e9vi<\/em> VII 65), d\u2019autres sont partiellement indulgents (<em>Yom Tov Ch\u00e9ni Kehilkhato<\/em> 16). Il semble qu\u2019il n\u2019y ait pas de diff\u00e9rence \u00e0 faire entre les cas\u00a0: \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tous les interdits, il y a lieu d\u2019\u00eatre rigoureux, m\u00eame quand on n\u2019est pas visible des autres. Toutefois, en cas de n\u00e9cessit\u00e9 pressante, l\u2019habitant d\u2019Isra\u00ebl peut \u00eatre indulgent lorsqu\u2019il est certain qu\u2019aucun habitant de diaspora ne le verra, ou que, si on le voit, on pourra supposer que la chose a \u00e9t\u00e9 faite de fa\u00e7on permise\u00a0; par exemple, si des gens de diaspora voient de la lumi\u00e8re chez leur coreligionnaire d\u2019Isra\u00ebl, ils pourront penser que la lumi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 allum\u00e9e par le biais d\u2019une minuterie sabbatique (<em>Igrot Moch\u00e9, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> IV 104). La raison en est que tout le fondement de l\u2019interdit des travaux au second jour de Yom tov, est rabbinique\u00a0; de sorte que, en cas de n\u00e9cessit\u00e9 pressante, on peut s\u2019appuyer sur les d\u00e9cisionnaires indulgents\u00a0; et toute la raison pour laquelle on est rigoureux, m\u00eame quand on agit discr\u00e8tement, c\u2019est que, si l\u2019on devait se conduire avec indulgence dans tous les cas, cela finirait par se savoir\u00a0; tandis que, lorsqu\u2019il est question des seuls cas de n\u00e9cessit\u00e9 pressante, il\u00a0 n\u2019est pas tellement \u00e0 craindre que la chose se sache.<\/p>\n<p>Nous \u00e9crivons plus haut que l\u2019obligation de se conduire selon la coutume de diaspora s\u2019impose dans les limites du p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique de la <em>communaut\u00e9<\/em> juive, et telle est la position des d\u00e9cisionnaires cit\u00e9s par le <em>Michna Beroura<\/em> 496, 10. Cela laisse entendre que l\u2019on ne tient pas compte des Juifs isol\u00e9s. Il semble qu\u2019il n\u2019y ait pas non plus \u00e0 tenir compte des Juifs non pratiquants, m\u00eame s\u2019ils sont en nombre sup\u00e9rieur \u00e0 dix, tant qu\u2019ils ne sont pas organis\u00e9s en communaut\u00e9 juive.<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref9_7' id='_te01ftn9_7'>[7]<\/a>. Le Rav Kook \u00e9crit, en <em>Ora\u2019h Michpat<\/em> 129, que le Juif d\u2019Erets Isra\u00ebl s\u00e9journant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger fera mieux de ne pas aller \u00e0 la synagogue, le Yom tov, quand il est \u00e0 craindre qu\u2019on l\u2019appelle \u00e0 la Torah. Selon le Rav Chelomo Zalman Auerbach, m\u00eame s\u2019il peut cacher qu\u2019il r\u00e9cite un autre texte, il n\u2019a pas l\u2019obligation d\u2019aller \u00e0 la synagogue, car on ne saurait lui imposer de rester pr\u00e9sent \u00e0 une si longue pri\u00e8re. Il semble que tous les d\u00e9cisionnaires s\u2019accorderaient avec cela\u00a0; simplement, la question est de savoir s\u2019il est bon, a priori, que ce Juif vienne \u00e0 la synagogue. Il est bien entendu que, lorsqu\u2019il lui est difficile de prier selon une version autre que celle de la communaut\u00e9 sans que cela soit perceptible, il vaut mieux ne pas s\u2019y rendre. Mais si l\u2019on peut prier, de mani\u00e8re discr\u00e8te, suivant son propre texte, de nombreux auteurs estiment qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de se rendre \u00e0 la synagogue, afin de prier au sein d\u2019un <em>minyan<\/em> et de r\u00e9pondre au Qaddich et \u00e0 la Qedoucha (cf. <em>Or l\u00e9-Tsion<\/em> III 23, 1, <em>Sia\u2019h Na\u2019houm<\/em> 28, <em>Yom Tov Cheni Kehilkhato<\/em> 3, 17). Selon le <em>Igrot Moch\u00e9, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> III 92, dans le cas o\u00f9 l\u2019on prie r\u00e9guli\u00e8rement au sein de cette communaut\u00e9, et o\u00f9 les fid\u00e8les s\u2019apercevraient que l\u2019on n\u2019est point venu, on devra prier au sein de son minyan r\u00e9gulier, en r\u00e9citant le texte des jours profanes\u00a0; mais on sera discret \u00e0 cet \u00e9gard. On s\u2019efforcera de ne pas \u00eatre appel\u00e9 \u00e0 la Torah\u00a0; mais si l\u2019on est appel\u00e9, on montera. Quand un cohen d\u2019Erets Isra\u00ebl vient \u00e0 la synagogue \u00e0 Isrou \u2018hag, et que les fid\u00e8les du lieu r\u00e9citent la pri\u00e8re de Moussaf, le cohen montera \u00e0 l\u2019estrade, selon le Maharam ben \u2018Haviv, afin de b\u00e9nir l\u2019assembl\u00e9e\u00a0; en effet, le cohen est autoris\u00e9 \u00e0 b\u00e9nir la communaut\u00e9 de nombreuses fois le m\u00eame jour. Selon le <em>Guinat Vradim<\/em> (<em>Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> I 13), il ne montera pas, puisqu\u2019il ne r\u00e9cite pas lui-m\u00eame la pri\u00e8re de Moussaf. Pour le Rav Kook, le cohen montera, mais il ne prononcera pas le nom divin (<em>Ora\u2019h Michpat<\/em> 129)\u00a0; cependant, s\u2019il est le seul cohen, il pourra monter et prononcer normalement la b\u00e9n\u00e9diction (<em>Or l\u00e9-Tsion<\/em> III 23, 2).<\/p>\n<p>Si dix Juifs d\u2019Erets Isra\u00ebl sont pr\u00e9sents dans la ville, il leur est interdit d\u2019organiser leur propre minyan, m\u00eame discr\u00e8tement. Il est vrai que les Juifs de diaspora, quand ils se rendent en Isra\u00ebl, ont coutume d\u2019organiser un <em>minyan<\/em> de second jour de Yom tov, comme nous le verrons ci-apr\u00e8s (\u00a7 9)\u00a0; mais cela s\u2019explique par le fait que les rabbins d\u2019Erets Isra\u00ebl ont autoris\u00e9 la tenue de tels offices. Mais en diaspora, cela n\u2019est pas l\u2019usage. C\u2019est ce qu\u2019\u00e9crivent le <em>Har Tsvi<\/em> II 78, le <em>Or l\u00e9-Tsion<\/em> III 23, 1, le Rav Chelomo Zalman Auerbach\u00a0et le Rav Yossef Chalom Elyachiv (<em>Yom Tov Cheni Kehilkhato<\/em> 3, note 76). Nous avons entendu que, en certaines contr\u00e9es, il est d\u2019usage d\u2019organiser de tels offices avec l\u2019autorisation des rabbins locaux, qui s\u2019appuient, \u00e0 cet \u00e9gard, sur l\u2019usage des Juifs de diaspora s\u00e9journant en Isra\u00ebl.<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref9_8' id='_te01ftn9_8'>[8]<\/a>. Certains auteurs, cependant, disent que, m\u00eame si l\u2019on ne dispose pas d\u2019appartement s\u00e9par\u00e9, mais que l\u2019on puisse s\u2019esquiver, il sera pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas prendre part au second s\u00e9der (Rav Auerbach et Rav Elyachiv, cit\u00e9s par <em>Yom Tov Cheni Kehilkhato<\/em> 3, note 84). <em>Or l\u00e9-Tsion<\/em> III 23, 1 \u00e9crit que, suivant la coutume s\u00e9farade, on ne participe pas au second s\u00e9der. On sera donc fond\u00e9 \u00e0 choisir quoi faire.<\/p>\n<p>Puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que, m\u00eame discr\u00e8tement, on ne ferait pas de travaux ce jour-l\u00e0, il est \u00e9vident que l\u2019on ne devra pas non plus manger de <em>\u2018hamets<\/em> au huiti\u00e8me jour de Pessa\u2019h, qui est un second jour de Yom tov propre \u00e0 la diaspora (<em>\u2018Aroukh Hachoul\u2019han <\/em>\u00a0496, 5).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nos sages enseignent que, si l\u2019on quitte la terre d\u2019Isra\u00ebl pour voyager \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et que son intention soit de s\u2019\u00e9tablir en diaspora, on a, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 l\u2019on arrive en un lieu o\u00f9 habitent des Juifs, le statut de Juif de la diaspora\u00a0; on doit alors observer le second jour de f\u00eate de diaspora [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[200],"tags":[],"class_list":["post-4688","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-12-09"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>06 - Quand on s\u00e9journe en diaspora - Pnin\u00e9 Halakha<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-09-06\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"06 - Quand on s\u00e9journe en diaspora - Pnin\u00e9 Halakha\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Nos sages enseignent que, si l\u2019on quitte la terre d\u2019Isra\u00ebl pour voyager \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et que son intention soit de s\u2019\u00e9tablir en diaspora, on a, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 l\u2019on arrive en un lieu o\u00f9 habitent des Juifs, le statut de Juif de la diaspora\u00a0; 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