{"id":4712,"date":"2000-12-11T00:01:09","date_gmt":"2000-12-10T22:01:09","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4712"},"modified":"2021-05-10T10:27:46","modified_gmt":"2021-05-10T07:27:46","slug":"12-11-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-11-01\/","title":{"rendered":"01 – Fondement de l\u2019interdit de travailler"},"content":{"rendered":"
Les jours de \u2018Hol hamo\u2019ed ont un statut m\u00e9dian, entre celui de jours de f\u00eate et celui de jours profanes\u00a0; certains travaux y sont donc permis, tandis que d\u2019autres y sont interdits.<\/p>\n
La Torah insiste sur le fait, tant pour la f\u00eate des matsot<\/em> que pour la f\u00eate des cabanes<\/em>, que, le premier et le dernier jours, \u00ab\u00a0[seront] pour vous une convocation sainte\u00a0; vous n\u2019y ferez aucune \u0153uvre servile\u00a0\u00bb (Lv 23, 7-8\u00a0; 35-36)\u00a0; tandis que, s\u2019agissant de \u2018Hol hamo\u2019ed, il n\u2019est pas explicitement dit qu\u2019il est interdit d\u2019y travailler. Mais puisque ces jours se trouvent au milieu de deux jours de f\u00eate ch\u00f4m\u00e9s, qu\u2019ils sont, eux aussi, appel\u00e9s, d\u2019un certain point de vue, \u00ab\u00a0convocations saintes\u00a0\u00bb (Lv 23, 37), et que l\u2019on y offre les sacrifices relatifs \u00e0 la f\u00eate, il est interdit d\u2019y travailler de la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019on le fait pendant les jours profanes. Ainsi, nos sages tirent de l\u2019examen approfondi de plusieurs versets qu\u2019il est interdit de travailler \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed (\u2018Haguiga<\/em> 18b).\u00a0Toutefois, il existe une diff\u00e9rence entre le Yom tov, o\u00f9 tout travail servile (m\u00e9lekhet \u2018avoda<\/em>) est interdit, et \u2018Hol hamo\u2019ed, o\u00f9 seuls certains travaux le sont.<\/p>\n De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on peut dire que, le Chabbat, tout travail (m\u00e9lakha<\/em>) est interdit\u00a0; tandis que, le Yom tov, tout travail servile (m\u00e9lekhet \u2018avoda<\/em>) est interdit, cependant que les travaux destin\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019aliments dans le cadre domestique, pour les besoins du jour m\u00eame, sont permis\u00a0; et que, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, sont interdit les travaux et activit\u00e9s requ\u00e9rant un grand effort (tir\u2019ha<\/em>) et qui ne r\u00e9pondent pas aux besoins de la f\u00eate, ni ne sont destin\u00e9s \u00e0 \u00e9viter une perte (davar ha-aved<\/em>).<\/p>\n Bien que, dans son fondement, l\u2019interdit du travail \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed provienne de la saintet\u00e9 que la Torah conf\u00e8re \u00e0 ces jours, les Richonim sont partag\u00e9s quant au degr\u00e9 pr\u00e9cis de gravit\u00e9 attach\u00e9 audit interdit\u00a0: celui-ci est-il de rang toranique ou de rang rabbinique\u00a0? De nombreux auteurs estiment que, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail complet, requ\u00e9rant un grand effort, l\u2019interdit est toranique, tandis que, si le travail est fait pour les besoins de la f\u00eate ou pour \u00e9viter une perte (davar ha-aved<\/em>), ce travail est toraniquement permis\u00a0; et que les sages ont dress\u00e9 une haie protectrice autour de la Torah, en interdisant une partie<\/em> des travaux destin\u00e9s aux besoins de la f\u00eate ou \u00e0 l\u2019\u00e9vitement d\u2019une perte[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Celui qui accomplit un travail de mani\u00e8re interdite, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, est consid\u00e9r\u00e9 comme m\u00e9prisant les f\u00eates (mevaz\u00e9 et hamo\u2019adot<\/em>), et n\u2019a point part au monde futur (Maximes des p\u00e8res<\/em> 3, 11, Rachi et Bartenora). Nos sages disent encore\u00a0: \u00ab\u00a0Quiconque m\u00e9prise les f\u00eates, c\u2019est comme s\u2019il servait des idoles\u00a0\u00bb (Pessa\u2019him<\/em> 118a).<\/p>\n Il est interdit \u00e0 celui qui aurait fait un travail d\u00e9fendu \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed d\u2019en tirer profit. En revanche, il est permis aux autres, qui ne sont pas membres de la maisonn\u00e9e, d\u2019en tirer profit. \u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le tribunal rabbinique en avait le pouvoir, on donnait une amende \u00e0 celui qui avait accompli un travail interdit \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, et l\u2019on d\u00e9truisait ce qu\u2019il avait produit (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 538, 6\u00a0; Har\u2019havot <\/em>sur le pr\u00e9sent livre, 11, 1, 11-13).<\/p>\n