{"id":4744,"date":"2000-12-11T00:17:20","date_gmt":"2000-12-10T22:17:20","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4744"},"modified":"2021-05-10T10:46:56","modified_gmt":"2021-05-10T07:46:56","slug":"12-11-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-11-17\/","title":{"rendered":"17 – Port d\u2019objets\u00a0: interdit du grand effort"},"content":{"rendered":"
Les sages ont interdit de faire publiquement, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, toute action qui requi\u00e8re un effort excessif et qui ne r\u00e9ponde point aux besoins de la f\u00eate, quoiqu\u2019elle n\u2019entra\u00eene pas de m\u00e9lakha<\/em>. Cela, afin que l\u2019on se r\u00e9jouisse pendant la f\u00eate, et qu\u2019on ne la d\u00e9consid\u00e8re pas. Les sages ont donc interdit de faire passer des meubles ou autres biens d\u2019une maison \u00e0 l\u2019autre (Mo\u2019ed Qatan<\/em> 13a). Lorsque les deux maisons se jouxtent l\u2019une l\u2019autre, de mani\u00e8re telle qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de passer par une rue ouverte au public, la chose est permise, puisque cet acte ne requiert pas tellement d\u2019effort, et qu\u2019il s\u2019accomplit discr\u00e8tement. De m\u00eame, lorsque deux appartements se trouvent dans le m\u00eame immeuble, il est permis de faire passer des meubles et des objets de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 535, 1, Levouch<\/em> 1, Michna Beroura<\/em> 6). Le d\u00e9m\u00e9nagement d\u2019un appartement complet, m\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du m\u00eame immeuble, est interdit, puisque cela requerrait un grand effort[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Lorsqu\u2019il faut porter des objets pour les n\u00e9cessit\u00e9s de la f\u00eate \u2013 par exemple des tables, des chaises ou un ventilateur, pour les besoins d\u2019un repas, ou encore un lit pour des invit\u00e9s \u2013, la chose est permise, s\u2019il est probable que les t\u00e9moins de la sc\u00e8ne penseront qu\u2019on fait cela pour les besoins de la f\u00eate. Mais s\u2019il est probable que les observateurs pensent que l\u2019on fait cela pour les besoins des jours profanes \u2013 par exemple, si l\u2019on d\u00e9place une armoire \u2013, c\u2019est interdit (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 535, 1, Michna Beroura<\/em> 4).<\/p>\n Il est interdit aux \u00e9tudiants de y\u00e9chiva, qui s\u2019appr\u00eatent \u00e0 rendre visite \u00e0 leur y\u00e9chiva pendant \u2018Hol hamo\u2019ed et ont l\u2019intention de rentrer chez eux[g]<\/a><\/sup>, de profiter du voyage[h]<\/a><\/sup> pour prendre avec eux des accessoires de literie ou des livres destin\u00e9s aux jours profanes qui suivront la f\u00eate. Cependant, s\u2019ils peuvent, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, amener leurs affaires gr\u00e2ce au concours d\u2019une personne qui se rend \u00e0 la y\u00e9chiva dans sa voiture, tandis qu\u2019ils devraient, apr\u00e8s la f\u00eate, louer une voiture \u00e0 cette fin, il leur sera permis d\u2019apporter leurs affaires \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de davar ha-aved<\/em> (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 538, 3).<\/p>\n Nos sages ont \u00e9galement interdit d\u2019apporter de chez un artisan des v\u00eatements, des meubles ou des ustensiles qui ne sont pas n\u00e9cessaires \u00e0 la f\u00eate, car les porter suscite un effort qui n\u2019a pas de n\u00e9cessit\u00e9 pour la f\u00eate\u00a0; de plus, il est \u00e0 craindre que les t\u00e9moins de la sc\u00e8ne ne pensent que l\u2019on a demand\u00e9 \u00e0 l\u2019artisan de les r\u00e9parer pendant la f\u00eate[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Mais quand ces objets sont n\u00e9cessaires \u00e0 la f\u00eate, il est permis de les transf\u00e9rer de chez l\u2019artisan \u00e0 chez soi. Par cons\u00e9quent, il est permis d\u2019apporter des chaises pour le repas, une couverture pour s\u2019en couvrir pendant la f\u00eate, et m\u00eame un r\u00e9frig\u00e9rateur ou un four pour les besoins alimentaires de la f\u00eate (il est m\u00eame permis de les porter \u00e0 r\u00e9parer, comme on l\u2019a vu ci-dessus, \u00a7 4).<\/p>\n Nos sages ont interdit, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, de d\u00e9barrasser une cour des ordures qui s\u2019y trouvent, pour les jeter \u00e0 la poubelle centrale\u00a0: cela requ\u00e9rait en ce temps-l\u00e0 un grand effort sans n\u00e9cessit\u00e9. Si les ordures \u00e9taient en quantit\u00e9 telle que la cour s\u2019en trouvait salie, ils permettaient de les jeter \u00e0 la poubelle de la collectivit\u00e9 (Pessa\u2019him<\/em> 55b, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 535, 3). De nos jours, o\u00f9 les cours sont petites, et o\u00f9 les d\u00e9chets domestiques sont nombreux, il est indispensable d\u2019assurer le fonctionnement du syst\u00e8me d\u2019enl\u00e8vement des ordures \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed\u00a0: cela fait partie des besoins collectifs et des n\u00e9cessit\u00e9s de la f\u00eate (cf. chap. 12 \u00a7 9).<\/p>\n [g]<\/a>. Avant le dernier Yom tov.<\/p>\n
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