{"id":4746,"date":"2000-12-11T00:18:58","date_gmt":"2000-12-10T22:18:58","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4746"},"modified":"2021-05-10T10:47:33","modified_gmt":"2021-05-10T07:47:33","slug":"12-11-18","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-11-18\/","title":{"rendered":"18 – Juifs et non-Juifs \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed"},"content":{"rendered":"
De m\u00eame que nos sages interdisent, le Chabbat, de demander \u00e0 un non-Juif d\u2019ex\u00e9cuter une m\u00e9lakha<\/em>, de m\u00eame interdisent-ils, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, de demander \u00e0 un non-Juif d\u2019ex\u00e9cuter une m\u00e9lakha<\/em> qu\u2019il est d\u00e9fendu \u00e0 un Juif d\u2019ex\u00e9cuter lui-m\u00eame (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 543, 1, Michna Beroura<\/em> 1). Dans le cas m\u00eame o\u00f9 l\u2019on peut estimer que, si l\u2019on ne r\u00e9mun\u00e8re pas le non-Juif pendant la f\u00eate, on devra le payer davantage apr\u00e8s la f\u00eate, cela reste interdit. En effet, la notion de davar ha-aved<\/em> ne s\u2019applique que lorsque la perte qu\u2019on est sur le point de subir porte sur une chose dont on dispose d\u00e9j\u00e0 (\u2018Hay\u00e9 Adam<\/em>, principe 106, 12\u00a0; Michna Beroura<\/em> 2).<\/p>\n Il est permis de demander \u00e0 un non-Juif de faire une m\u00e9lakha <\/em>qu\u2019un Juif lui-m\u00eame pourrait valablement accomplir, du moment qu\u2019elle ne requiert pas de sp\u00e9cialit\u00e9 (m\u00e9l\u00e9khet h\u00e9diot<\/em>) ou qu\u2019on y apporte un changement (chinou\u00ef<\/em>)\u00a0; par exemple, de recoudre un v\u00eatement pour les besoins de la f\u00eate (cf. ci-dessus, \u00a7 7-8). Si le non-Juif pr\u00e9f\u00e8re accomplir cela suivant son habitude, en tant que travail artisanal (m\u00e9l\u00e9khet oman<\/em>), il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de le pr\u00e9venir contre cela (cf. Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 68, note 137). De m\u00eame, quand un non-Juif a fait, de lui-m\u00eame, une m\u00e9lakha<\/em> pour un Juif \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, il est permis au Juif d\u2019en profiter (Pisq\u00e9 Tossephot<\/em>, Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 543, 5).<\/p>\n Bien qu\u2019il soit interdit au Juif de demander au non-Juif de faire pour lui une m\u00e9lakha<\/em> interdite \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, cela devient permis pour les n\u00e9cessit\u00e9s d\u2019une mitsva, afin que celle-ci puisse \u00eatre accomplie \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed. Il est donc permis de demander \u00e0 un non-Juif d\u2019achever la construction de la synagogue, afin qu\u2019on y puisse prier (Michna Beroura<\/em> 543, 1, Cha\u2019ar Hatsioun<\/em> 544, 10)[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il est permis, avant la f\u00eate, de confier \u00e0 un non-Juif un travail \u00e0 faire, cela \u00e0 deux conditions. 1) Que le non-Juif travaille pour lui-m\u00eame, par exemple en tant qu\u2019entrepreneur, de mani\u00e8re qu\u2019il re\u00e7oive une r\u00e9mun\u00e9ration forfaitaire pour l\u2019ex\u00e9cution du travail, et qu\u2019il d\u00e9cide \u00e0 quel moment il travaille\u00a0; ou bien encore, que le non-Juif soit associ\u00e9 dans les b\u00e9n\u00e9fices de ce travail\u00a0: en ce cas, il travaille pour ses propres b\u00e9n\u00e9fices. 2) Que ce ne soit pas un travail qu\u2019il est habituel d\u2019accomplir de mani\u00e8re salari\u00e9e\u00a0; cela, afin que les observateurs ne suspectent pas le Juif d\u2019employer le non-Juif contre salaire. Puisqu\u2019il est d\u2019usage, de nos jours, de construire des maisons en tant qu\u2019entrepreneur ind\u00e9pendant, il est permis \u00e0 un non-Juif de continuer la construction de la maison d\u2019un Juif pendant \u2018Hol hamo\u2019ed (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 543, 2, B\u00e9our Halakha<\/em> 244, 1, passage commen\u00e7ant par O liqtsor<\/em>).<\/p>\n Quand il est interdit \u00e0 un Juif d\u2019acheter telle marchandise, il est \u00e9galement interdit de demander \u00e0 un non-Juif de l\u2019acheter \u00e0 son intention pendant la f\u00eate, m\u00eame si cette demande est formul\u00e9e avant la f\u00eate (B\u00e9our Halakha<\/em> 539, 1, passage commen\u00e7ant par Bein liqnot<\/em>). Mais il est permis de demander au non-Juif\u00a0: \u00ab\u00a0Achetez cela pour vous-m\u00eame, puis je vous le rach\u00e8terai plus tard de fa\u00e7on que vous y gagniez.\u00a0\u00bb Il est m\u00eame permis de pr\u00eater de l\u2019argent au non-Juif \u00e0 cette fin (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>307, 3, Michna Beroura<\/em> 13, Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 68, 34).<\/p>\n Il est permis, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed, de confier \u00e0 un non-Juif un travail, en sp\u00e9cifiant que ce travail devra \u00eatre accompli apr\u00e8s la f\u00eate. Cela, \u00e0 condition de ne pas peser, ni mesurer, ni \u00e9num\u00e9rer les choses par lesquelles le travail se fera\u00a0; ce serait en effet une activit\u00e9 sp\u00e9cifique aux jours profanes (ma\u2019ass\u00e9 \u2018hol<\/em>). Si, par la suite, le non-Juif, ne respecte pas l\u2019accord, et ex\u00e9cute le travail pendant la f\u00eate, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de protester, puisque l\u2019on a convenu avec lui qu\u2019il fallait l\u2019accomplir apr\u00e8s la f\u00eate (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>et Rama 543, 3).<\/p>\n Selon certains, il est interdit \u00e0 un Juif de cuisiner ou de faire quelque autre m\u00e9lakha<\/em> pour un non-Juif, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed. Car tous les travaux qui ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s pendant la f\u00eate l\u2019ont \u00e9t\u00e9 pour les besoins des r\u00e9jouissances festives\u00a0; or les non-Juifs n\u2019ont pas de mitsva de se r\u00e9jouir pendant les f\u00eates, de sorte qu\u2019il est interdit d\u2019accomplir un travail pour eux (\u2018Hay\u00e9 Adam <\/em>106, 11). D\u2019autres le permettent (cf. Ch\u00e9vet Hal\u00e9vi<\/em> VIII 124, 2). En pratique, quand il y a \u00e0 cela une grande n\u00e9cessit\u00e9 \u2013 pour sanctifier le nom divin ou pour \u00e9viter une hostilit\u00e9 de leur part \u2013, il est permis de faire une m\u00e9lakha<\/em> pour un non-Juif, \u00e0 \u2018Hol hamo\u2019ed (cf. Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 68, 37\u00a0; cf. aussi Har\u2019havot<\/em>).<\/p>\n