{"id":4792,"date":"2000-12-13T00:09:40","date_gmt":"2000-12-12T22:09:40","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4792"},"modified":"2021-05-10T11:34:13","modified_gmt":"2021-05-10T08:34:13","slug":"12-13-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-13-09\/","title":{"rendered":"09 – Contenu de l\u2019\u00e9tude nocturne"},"content":{"rendered":"
Il existe deux coutumes, quant \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la nuit de Chavou\u2019ot, et l\u2019une et l\u2019autre sont bonnes. D\u2019apr\u00e8s la premi\u00e8re, institu\u00e9e par les kabbalistes, on lit les trois premiers et les trois derniers versets de chacune des parachot<\/em>[m]<\/a><\/sup> de la Torah\u00a0; certains paragraphes sont cependant lus dans leur int\u00e9gralit\u00e9, comme celui de la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef et les Dix commandements. Apr\u00e8s le Pentateuque, on lit les trois premiers et les trois derniers versets de chaque livre des Proph\u00e8tes et des Hagiographes. Puis on lit la premi\u00e8re michna et la derni\u00e8re de chaque trait\u00e9 de la Michna\u00a0; cependant, certains n\u2019ont pas coutume de lire des textes de la Michna. Ensuite, on fait la lecture des six cent treize mitsvot. Puis, des textes midrachiques sur le don de la Torah. Viennent alors la Idra Rabba<\/em> et d\u2019autres extraits du Zohar<\/em>. Outre ceux qui suivent constamment les coutumes kabbalistiques, cet usage a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 par d\u2019autres communaut\u00e9s. C\u2019\u00e9tait en particulier la coutume du Gaon de Vilna, du \u2018Hatam Sofer<\/em> et du Rav Elyahou David Rabinowitz-Teomim (Ad\u00e9ret<\/em>). Certains disent qu\u2019il est bon de r\u00e9citer cet ensemble de textes, nomm\u00e9 Tiqoun<\/em>, dans le cadre d\u2019un minyan <\/em>(Chn\u00e9 Lou\u2019hot Habrit<\/em>, \u2018Hida)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n La seconde coutume consiste, pour chacun, \u00e0 \u00e9tudier ce que son c\u0153ur d\u00e9sire, comme le disent les sages\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019homme ne saurait \u00e9tudier la Torah qu\u2019au lieu que d\u00e9sire son c\u0153ur\u00a0\u00bb (\u2018Avoda Zara<\/em> 19b). De nombreux \u00e9tudiants de y\u00e9chiva ont l\u2019usage d\u2019\u00e9tudier la Gu\u00e9mara, comme ils en ont l\u2019habitude en toutes leur sessions d\u2019\u00e9tude. Certains choisissent d\u2019\u00e9tudier des textes \u00e9voquant la valeur de la Torah ou la saintet\u00e9 de ce jour. On raconte que l\u2019auteur du Teroumat Had\u00e9chen<\/em> (qui vivait il y a environ six cents ans) \u00e9tudiait le S\u00e9fer Mitsvot Qatan<\/em>, et parfois les Lois de l\u2019\u00e9tude de la Torah<\/em> de Ma\u00efmonide. D\u2019autres ont l\u2019usage d\u2019\u00e9tudier le S\u00e9fer Hamitsvot<\/em> de Ma\u00efmonide\u00a0; le Rav Kook avait ainsi coutume, la nuit de Chavou\u2019ot, de donner une longue le\u00e7on bas\u00e9e sur le S\u00e9fer Hamitsvot<\/em>. D\u2019autres ont l\u2019usage d\u2019\u00e9tudier quelque sujet qui les int\u00e9resse, afin de pouvoir se concentrer malgr\u00e9 la fatigue.<\/p>\n