{"id":4796,"date":"2000-12-13T00:11:49","date_gmt":"2000-12-12T22:11:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4796"},"modified":"2021-05-10T11:35:27","modified_gmt":"2021-05-10T08:35:27","slug":"12-13-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-13-11\/","title":{"rendered":"11 – Lecture des Dix commandements\u00a0; s\u2019il faut se lever en leur honneur"},"content":{"rendered":"
Les sages ont institu\u00e9, \u00e0 Chavou\u2019ot, la lecture de la paracha <\/em>relative \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef et aux Dix commandements. La Haftara est celle de la vision du Char c\u00e9leste (la Merkava<\/em>), au d\u00e9but du livre d\u2019\u00c9z\u00e9chiel (M\u00e9guila<\/em> 31a, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 494, 1). Comme \u00e0 chaque f\u00eate, les sages prescrivent que cinq personnes soient appel\u00e9es \u00e0 la Torah (M\u00e9guila<\/em> 21a). Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte directive des sages, on sort de l\u2019arche un seul rouleau de la Torah, et le maftir<\/em> (lecteur de la Haftara) est l\u2019un des cinq appel\u00e9s. Mais les Gu\u00e9onim ont \u00e9crit qu\u2019il est de coutume de sortir deux rouleaux\u00a0: dans le premier, on fait lire cinq appel\u00e9s, comme la Michna l\u2019explique, et dans le second, le maftir <\/em>lit le paragraphe relatif aux sacrifices, dans la lection Pin\u2019has<\/em>. La raison en est que \u2013 comme l\u2019enseigne le Talmud (M\u00e9guila<\/em> 31b) \u2013, le Saint b\u00e9ni soit-Il a d\u00e9clar\u00e9\u00a0: \u00ab [Tant que le Temple est d\u00e9truit] Je leur ai institu\u00e9 l\u2019ensemble des textes relatifs aux sacrifices\u00a0; tant qu\u2019ils le lisent, Je le leur impute comme s\u2019ils m\u2019eussent offert un sacrifice, et Je pardonne toutes leurs\u00a0 fautes\u00a0\u00bb (Roch, Ran, Beit Yossef<\/em> 488, 3\u00a0; cf. ci-dessus, chap. 2 \u00a7 8, note 8).<\/p>\n Nos sages disent de la lecture du passage d\u00e9crivant la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef, le jour de Chavou\u2019ot, qu\u2019elle est d\u2019une particuli\u00e8re importance\u00a0:<\/p>\n Le Saint b\u00e9ni soit-Il a dit \u00e0 Isra\u00ebl\u00a0: \u00ab\u00a0Mes enfants, lisez chaque ann\u00e9e cette paracha, et Je vous l\u2019imputerai comme si vous vous teniez devant le mont Sina\u00ef, recevant la Torah\u00a0\u00bb (Pessiqta de-Rav Kahana<\/em> 12).<\/p>\n Puisqu\u2019il en est ainsi, on a coutume de lire les Dix commandements, \u00e0 Chavou\u2019ot, suivant une m\u00e9lodie particuli\u00e8re, dite ta\u2019am \u2018elion<\/em>. Suivant les signes musicaux (te\u2019amim<\/em>) habituels, tels qu\u2019ils sont imprim\u00e9s dans le \u2018Houmach[p]<\/a><\/sup>, la m\u00e9lodie est ordonnanc\u00e9e par versets\u00a0; dans le ta\u2019am \u2018elion<\/em>, la m\u00e9lodie s\u2019ordonnance par mitsvot. Par exemple, le commandement de Zakhor<\/em> (\u00ab\u00a0Souviens-toi du jour du Chabbat\u2026\u00a0\u00bb) se divise en quatre versets\u00a0; mais suivant le ta\u2019am \u2018elion<\/em>, il se lit comme un seul et m\u00eame long verset. Face \u00e0 cela, les quatre commandements que sont Lo tirtsa\u2019h, lo tinaf, lo tignov, lo ta\u2019an\u00e9 v\u00e9-r\u00e9\u2019akha \u2018ed chaqer<\/em>\u00a0 (\u00ab\u00a0Tu ne tueras point, tu ne commettras point d\u2019adult\u00e8re, tu ne voleras point, tu ne porteras pas contre ton prochain de faux t\u00e9moignage\u00a0\u00bb) se lisent, suivant les te\u2019amim<\/em> ordinaires, comme un seul verset\u00a0; tandis que, suivant le ta\u2019am \u2018elion<\/em>, ils se lisent comme quatre versets. Cette partition diff\u00e9rente des mots influe sur presque toute la m\u00e9lodie, de sorte que l\u2019on a fix\u00e9 une m\u00e9lodie quelque peu diff\u00e9rente pour la lecture effectu\u00e9e en ta\u2019am \u2018elion<\/em> (B\u00e9our Halakha<\/em> 494, 3). Tous les d\u00e9cisionnaires s\u2019accordent \u00e0 dire que les Dix commandements se lisent, \u00e0 Chavou\u2019ot, en ta\u2019am \u2018elion\u00a0<\/em>; mais quant \u00e0 la lecture des Dix commandements que l\u2019on fait au cours ordinaire des parachot<\/em> sabbatiques[q]<\/a><\/sup>, les opinions diff\u00e8rent. Cependant, de nos jours, on a l\u2019usage, pour toute lecture publique, de lire les Dix commandements selon le ta\u2019am \u2018elion<\/em>.<\/p>\n Nombreux sont ceux qui ont coutume de se lever, pour la lecture des Dix commandements, en souvenir de cet \u00e9v\u00e9nement glorieux et redoutable\u00a0; car quiconque entend les Dix commandements lus en public, c\u2019est comme s\u2019il accueillait la face de la Ch\u00e9khina, la Pr\u00e9sence divine. Cette coutume est mentionn\u00e9e pour la premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019\u00e9poque des Richonim, il y a environ huit cents ans\u00a0; cependant, ce n\u2019est que depuis l\u2019\u00e9poque des A\u2019haronim qu\u2019elle s\u2019est r\u00e9pandue dans la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s juives. Telle est la coutume ashk\u00e9naze, et d\u2019une partie des communaut\u00e9s s\u00e9farades. Certains ont exprim\u00e9 des r\u00e9serves sur cette coutume, car nous voyons dans le Talmud (Berakhot<\/em> 12a) que les sages s\u2019abstinrent de fixer une lecture quotidienne des Dix commandements, qui se f\u00fbt adjointe \u00e0 celle du Ch\u00e9ma\u00a0; cela, afin de ne pas induire en erreur le peuple, qui pourrait \u00eatre influenc\u00e9 par les h\u00e9r\u00e9tiques, lesquels professent que l\u2019on peut se contenter d\u2019observer les Dix commandements, \u00e0 l\u2019exclusion des autres mitsvot. Cependant, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, cela n\u2019est pas un argument, car lors de la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef, le peuple se tenait bien debout\u00a0; et seule une lecture quotidienne des Dix commandements risquerait de susciter cette erreur. De plus, les h\u00e9r\u00e9tiques qui pr\u00e9tendent qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019observer les autres mitsvot ne se trouvent gu\u00e8re parmi nous[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n