{"id":4804,"date":"2000-12-13T00:15:10","date_gmt":"2000-12-12T22:15:10","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=4804"},"modified":"2021-05-10T11:38:37","modified_gmt":"2021-05-10T08:38:37","slug":"12-13-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/12-13-15\/","title":{"rendered":"15 – Les six jours qui suivent Chavou\u2019ot"},"content":{"rendered":"
\u00c0 l\u2019\u00e9poque du Temple, c\u2019\u00e9tait une mitsva que de monter au Temple lors des trois f\u00eates de p\u00e8lerinage, et d\u2019offrir, au premier jour de la f\u00eate, un sacrifice de \u2018ola<\/em> (holocauste) et un autre de chelamim<\/em> (r\u00e9mun\u00e9ratoire). Ces sacrifices \u00e9taient appel\u00e9s \u2018olat r\u00e9\u00efya <\/em>(\u00ab\u00a0holocauste d\u2019apparition[t]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb) et chelam\u00e9 \u2018haguiga<\/em> (\u00ab\u00a0r\u00e9mun\u00e9ratoire de la f\u00eate \u00bb). Celui qui ne les avait pas offerts le premier jour pouvait accomplir son obligation et apporter ces sacrifices jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de la f\u00eate, c\u2019est-\u00e0-dire jusqu\u2019au septi\u00e8me jour de Pessa\u2019h, ou jusqu\u2019\u00e0 Chemini \u2018Ats\u00e9ret (\u2018Haguiga<\/em> 9a). Si c\u2019est \u00e0 Chavou\u2019ot qu\u2019on ne les avait pas offerts, on pouvait rattraper cela pendant les six jours qui suivaient la f\u00eate\u00a0: de m\u00eame que, \u00e0 Pessa\u2019h, on peut apporter \u2018ola<\/em> et chelamim<\/em> dans les limites de sept jours, de m\u00eame est-ce la r\u00e8gle \u00e0 Chavou\u2019ot (\u2018Haguiga<\/em> 17a).<\/p>\n Puisque ces six jours sont propres \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement des sacrifices de Chavou\u2019ot, la joie de la f\u00eate se poursuit en eux, dans une certaine mesure. Aussi a-t-on coutume de ne pas r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em> ces jours-l\u00e0 (Maguen Avraham<\/em>, Michna Beroura<\/em> 131, 36).<\/p>\n Le jour qui suit Chavou\u2019ot est appel\u00e9 Isrou \u2018hag. Comme nous l\u2019avons vu au chapitre 2 \u00a7 13, il est interdit de je\u00fbner ce jour-l\u00e0, ainsi que, en toute rigueur halakhique, de prononcer un \u00e9loge fun\u00e8bre, car il s\u2019agit d\u2019un yom tevoa\u2019h<\/em> (\u00ab\u00a0jour d\u2019abattage\u00a0\u00bb), c\u2019est-\u00e0-dire un jour o\u00f9 des b\u00eates sont \u00e9gorg\u00e9es pour \u00eatre offertes en sacrifice. En effet, quand Chavou\u2019ot tombait un Chabbat, on devait repousser l\u2019oblation de la \u2018olat r\u00e9\u00efya<\/em> et des chelam\u00e9 \u2018haguiga<\/em> au dimanche, qui \u00e9tait Isrou \u2018hag. Les autres ann\u00e9es elles-m\u00eames, de nombreuses personnes n\u2019avaient pas eu le temps d\u2019offrir leurs sacrifices pendant la f\u00eate\u00a0; ce qu\u2019ils n\u2019avaient pas eu le temps d\u2019offrir, ils l\u2019offraient donc, principalement, le lendemain. Or un jour d\u2019oblation de sacrifices est consid\u00e9r\u00e9 comme un jour de joie\u00a0; aussi est-il interdit de plein droit de je\u00fbner un tel jour (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 494, 3, Levouch<\/em>, Maguen Avraham<\/em> 3, Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav <\/em>19\u00a0; cf. ci-dessus, chap. 2 \u00a7 13).<\/p>\n