{"id":522,"date":"2016-02-04T00:05:43","date_gmt":"2016-02-03T22:05:43","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=522"},"modified":"2017-01-04T10:32:29","modified_gmt":"2017-01-04T08:32:29","slug":"02-04-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-04-05\/","title":{"rendered":"05 \u2013 La pri\u00e8re des endeuill\u00e9s"},"content":{"rendered":"
Celui qui est endeuill\u00e9 de l\u2019un de ses deux parents doit r\u00e9citer le Qaddich \u00e0 l\u2019office, durant la premi\u00e8re ann\u00e9e. Il y a \u00e0 cela une grande utilit\u00e9 pour l\u2019\u00e2me du d\u00e9funt, celle de lui \u00e9pargner la rigueur du Gu\u00e9hinom<\/em> 1<\/a><\/sup> car, d\u00e8s lors que le fils qu\u2019il laisse en ce monde sanctifie le nom divin par la r\u00e9citation du Qaddich, les m\u00e9rites du d\u00e9funt s\u2019accroissent. On dit \u00e9galement le Qaddich pour des parents qui \u00e9taient des justes parfaits, et m\u00eame pour celui qui a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 en sanctifiant le nom divin2<\/a><\/sup> Car bien qu\u2019ils soient assur\u00e9s d\u2019avoir part au monde futur, leur \u00e2me conna\u00eet un contentement et une \u00e9l\u00e9vation suppl\u00e9mentaire par l\u2019effet du Qaddich prononc\u00e9 par leur fils en leur souvenir. Il est \u00e9vident qu\u2019il faut dire le Qaddich pour des parents impies, car leur \u00e2me en a grand besoin, le Qaddich ayant pour vertu de diminuer la rigueur du Gu\u00e9hinom. M\u00eame pour une personne qui s\u2019est suicid\u00e9e, on prononce le Qaddich\u00a0; car bien que les sages aient prescrit de ne pas prendre le deuil pour une telle personne, et que celle-ci n\u2019h\u00e9rite pas du monde futur, le Qaddich que disent ses fils \u00e0 sa m\u00e9moire peut de toute fa\u00e7on r\u00e9parer partiellement son \u00e2me3<\/a><\/sup>. Le Yabia\u2019 Omer<\/em> (VI, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 36) s\u2019\u00e9tend sur ce sujet. Toute comparaison mise \u00e0 part, dans ses responsa, le Maharil \u00e9crit que l\u2019on r\u00e9cite aussi le Qaddich pour les justes.<\/li>\n<\/ol>\n Si quelqu\u2019un doit dire le Qaddich mais qu\u2019il est en retard \u00e0 l\u2019office, au point que, lorsque l\u2019assembl\u00e9e arrive \u00e0 la fin du psaume journalier [Chir chel yom<\/em>, qui pr\u00e9c\u00e8de imm\u00e9diatement le Qaddich des orphelins], il se trouve encore au milieu des Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> [deuxi\u00e8me partie de l\u2019office, voir chap. 14], il pourra s\u2019interrompre pour pouvoir dire le Qaddich. En revanche, pour le Qaddich derabbanan<\/em> [que l\u2019on r\u00e9cite \u00e0 la fin de l\u2019office], il ne s\u2019interrompra pas (Maharchag 1<\/em>, Yabia\u2019 Omer 7, 10<\/em>).<\/p>\n Si le fils du d\u00e9funt sait conduire l\u2019office, il est bon qu\u2019il soit officiant, durant les jours ouvrables, car il y a dans le fait d\u2019\u00eatre officiant plus d\u2019utilit\u00e9 encore pour l\u2019\u00e2me du d\u00e9funt. Si cela lui est difficile, il s\u2019efforcera d\u2019officier depuis le psaume Achr\u00e9<\/em> (Ps 145) qui se dit apr\u00e8s les supplications (Ta\u2019hanounim<\/em>), jusqu\u2019\u00e0 la fin de la pri\u00e8re. En particulier, il est bon d\u2019\u00eatre officiant lors de l\u2019office du soir (Arvit<\/em>), car alors la mesure de rigueur s\u2019intensifie dans le Gu\u00e9hinom, et notamment \u00e0 l\u2019issue du Chabbat, car les \u00e2mes retournent alors au Gu\u00e9hinom. Il importe de signaler que, selon l\u2019usage ashk\u00e9naze, les endeuill\u00e9s disent aussi le Qaddich le Chabbat et les jours de f\u00eate, mais ne sont point officiants ces jours-l\u00e0 (Rama, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 376, 4). M\u00eame lors des n\u00e9om\u00e9nies (Roch \u2018hodech) et \u00e0 \u2018Hanouka, les Ashk\u00e9nazes n\u2019ont pas l\u2019usage de faire officier les endeuill\u00e9s4<\/a><\/sup>, les endeuill\u00e9s n\u2019officient pas. La source du B\u00e9our Halakha<\/em> se trouve en cela chez le Maharil 22. Face \u00e0 cela, le Michna Beroura<\/em> \u00e9crit en 581, 7 que l\u2019endeuill\u00e9 peut officier \u00e0 Cha\u2019harit, Min\u2019ha et Arvit de Roch \u2018hodech, mais que pour le Hallel et la \u2018Amida additionnelle de Moussaf, un autre fid\u00e8le devra officier. Par ailleurs, le Michna Beroura<\/em> \u00e9crit en 283, 1 que, pour \u2018Hanouka, l\u2019endeuill\u00e9 ne devra pas officier \u00e0 Cha\u2019harit. Certaines communaut\u00e9s ont l\u2019usage de ne pas faire officier un endeuill\u00e9 le 15 av, le 15 chvat (Tou bichvat), \u00e0 Pourim qatan (14 adar I) et \u00e0 Lag baomer. Cependant, l\u2019usage courant est conforme \u00e0 celui que j\u2019ai d\u00e9crit dans le corps du texte. Cf. Pisq\u00e9 Techouva<\/em> 132, 31.].<\/p>\n Tout ce qui vient d\u2019\u00eatre dit ne tient que si le fils sait conduire l\u2019office\u00a0; mais s\u2019il ne sait pas prononcer les mots correctement, ou que sa voix est bizarre (cass\u00e9e, tremblante, etc.), ou encore qu\u2019il prie \u00e0 un rythme tr\u00e8s rapide ou tr\u00e8s lent, il vaut mieux qu\u2019il ne soit pas officiant et se contente de dire le Qaddich. S\u2019il s\u2019ent\u00eatait \u00e0 vouloir \u00eatre officiant contre la volont\u00e9 de l\u2019assembl\u00e9e, le nom divin, loin d\u2019\u00eatre sanctifi\u00e9, se trouverait profan\u00e9 par son fait, et cela n\u2019apporterait que souffrance au d\u00e9funt. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les endeuill\u00e9s doivent savoir que, malgr\u00e9 toute l\u2019importance de la conduite de l\u2019office et du Qaddich, le plus important et le plus utile pour l\u2019\u00e9l\u00e9vation de l\u2019\u00e2me du d\u00e9funt est que ses enfants multiplient l\u2019\u00e9tude de la Torah, les dons charitables (ts\u00e9daqa<\/em>) et les autres mitsvot.<\/p>\n Dans certaines communaut\u00e9s, on a constat\u00e9 que de nombreux endeuill\u00e9s ne savaient pas officier\u00a0; par cons\u00e9quent, les responsables ont d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les endeuill\u00e9s n\u2019officieraient pas. Cependant, pour la pri\u00e8re du soir (Arvit), il est souhaitable de ne pas emp\u00eacher d\u2019officier ceux des endeuill\u00e9s qui en sont capables (Michna Beroura<\/em> 53, 61).<\/p>\n Celui qui est endeuill\u00e9 de l\u2019un de ses deux parents doit r\u00e9citer le Qaddich \u00e0 l\u2019office, durant la premi\u00e8re ann\u00e9e. Il y a \u00e0 cela une grande utilit\u00e9 pour l\u2019\u00e2me du d\u00e9funt, celle de lui \u00e9pargner la rigueur du Gu\u00e9hinom 1 car, d\u00e8s lors que le fils qu\u2019il laisse en ce monde sanctifie le nom […]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[58],"tags":[],"class_list":["post-522","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-04"],"yoast_head":"\n].<\/p>\n
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