{"id":5473,"date":"2026-01-09T03:00:27","date_gmt":"2026-01-09T01:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5473"},"modified":"2026-01-28T10:04:50","modified_gmt":"2026-01-28T08:04:50","slug":"10-09-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-09-03\/","title":{"rendered":"03. Ne pas s\u2019interrompre entre la b\u00e9n\u00e9diction et la consommation"},"content":{"rendered":"
Les b\u00e9n\u00e9dictions que les sages ont prescrit de r\u00e9citer avant de tirer jouissance des aliments que l\u2019on ing\u00e8re doivent \u00eatre dites imm\u00e9diatement avant la consommation. Il ne faut pas s\u2019interrompre, ne serait-ce que silencieusement, entre la b\u00e9n\u00e9diction et l\u2019ingestion. Toutefois, le fait de s\u2019interrompre un temps inf\u00e9rieur \u00e0 celui qui est n\u00e9cessaire pour prononcer trois mots, tels que Chalom \u2018al\u00e9kha, Rabbi<\/em> (\u00ab\u00a0Bonjour \u00e0 toi, mon ma\u00eetre\u00a0\u00bb), n\u2019est pas halakhiquement consid\u00e9r\u00e9 comme une interruption. Afin de ne pas s\u2019interrompre entre la b\u00e9n\u00e9diction et la consommation, il faut au pr\u00e9alable pr\u00e9parer l\u2019aliment ou la boisson\u00a0; seulement ensuite, on r\u00e9citera la b\u00e9n\u00e9diction qui s\u2019y rapporte. Par exemple, si l\u2019on veut manger une orange, on la p\u00e8lera d\u2019abord\u00a0; puis, quand elle sera pr\u00eate \u00e0 \u00eatre mang\u00e9e, on en dira la berakha<\/em>. Si l\u2019on veut manger des amandes ou des graines, on les d\u00e9cortiquera d\u2019abord, et l\u2019on en dira la b\u00e9n\u00e9diction seulement ensuite. De m\u00eame, il faut avoir soin de ne pas dire la berakha<\/em> d\u2019un th\u00e9 dont la chaleur est si \u00e9lev\u00e9e que l\u2019on ne peut le boire tout de suite, de sorte qu\u2019on aurait \u00e0 attendre entre la b\u00e9n\u00e9diction et la boisson.<\/p>\n Tout cela ne vaut qu\u2019a priori\u00a0; mais a posteriori, si l\u2019on a prononc\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction et que l\u2019on ait attendu en silence, entre la b\u00e9n\u00e9diction et la consommation, un temps sup\u00e9rieur \u00e0 celui qui est n\u00e9cessaire pour dire Chalom \u2018al\u00e9kha, Rabbi<\/em> \u2013 et m\u00eame si, dans l\u2019intervalle, on a chantonn\u00e9 ou fait entendre diff\u00e9rents sons pour attirer l\u2019attention de quelque convive \u2013, tant que l\u2019on n\u2019a pas d\u00e9tourn\u00e9 son esprit<\/em> du fait que l\u2019on se trouve entre la b\u00e9n\u00e9diction et la consommation, on n\u2019a point perdu le b\u00e9n\u00e9fice de la premi\u00e8re. Mais si l\u2019on a prononc\u00e9 ne serait-ce qu\u2019un seul mot qui n\u2019ait pas de lien avec la b\u00e9n\u00e9diction ou la consommation, on a perdu le b\u00e9n\u00e9fice de la premi\u00e8re, puisque l\u2019on s\u2019est interrompu par des paroles\u00a0; il faut donc r\u00e9p\u00e9ter la b\u00e9n\u00e9diction pour pouvoir manger (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 206, 3, Michna Beroura <\/em>12).<\/p>\n Si l\u2019on se trouve dans la n\u00e9cessit\u00e9 de dire une parole urgente, on attendra d\u2019avoir aval\u00e9 un peu de l\u2019aliment ou de la boisson, et l\u2019on parlera seulement ensuite. Si, par erreur, on a parl\u00e9 apr\u00e8s avoir introduit la nourriture dans sa bouche, mais avant d\u2019en avoir rien aval\u00e9, il est douteux qu\u2019on soit quitte de la b\u00e9n\u00e9diction. En pratique, puisque la chose est douteuse, on ne se r\u00e9p\u00e9tera pas, puisque, en cas de doute portant sur une b\u00e9n\u00e9diction, on est indulgent<\/em>. Mais a priori, il faut avoir soin de ne pas parler du tout avant d\u2019avoir aval\u00e9<\/em> un peu de l\u2019aliment ou de la boisson[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si, par erreur, on a parl\u00e9, entre la berakha<\/em> et la consommation, d\u2019un sujet li\u00e9 \u00e0 la nourriture, on ne r\u00e9p\u00e9tera pas la b\u00e9n\u00e9diction. Par exemple, si l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019une pomme et que l\u2019on ait ensuite demand\u00e9 un couteau, ou que l\u2019on ait demand\u00e9 si le fruit a \u00e9t\u00e9 rinc\u00e9, il est vrai que l\u2019on n\u2019a pas agi conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e8gle, puisqu\u2019il ne faut pas parler du tout entre b\u00e9n\u00e9diction et consommation. Mais puisque la parole prononc\u00e9e avait un th\u00e8me li\u00e9 \u00e0 la consommation, elle ne fait pas \u00e9cran entre la b\u00e9n\u00e9diction et cette derni\u00e8re, et l\u2019on ne doit donc pas la r\u00e9p\u00e9ter (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> et Rema, Ora\u2018h \u2018Ha\u00efm<\/em> 167, 6\u00a0; cf. ci-dessus, chap. 3\u00a0\u00a7 3).<\/p>\n