{"id":5483,"date":"2026-01-09T05:00:27","date_gmt":"2026-01-09T03:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5483"},"modified":"2026-01-28T11:50:01","modified_gmt":"2026-01-28T09:50:01","slug":"10-09-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-09-05\/","title":{"rendered":"05. \u00c9tendue de la b\u00e9n\u00e9diction"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 sur un fruit Bor\u00e9 peri ha\u2018ets<\/em>, tout en pensant que l\u2019on voudrait peut-\u00eatre manger d\u2019autres fruits parmi ceux qui se trouvent chez soi, on aura couvert par cette b\u00e9n\u00e9diction tous les fruits que l\u2019on a chez soi, m\u00eame s\u2019ils ne sont pas devant<\/em> soi, sur la table, et bien que l\u2019on ne sache pas exactement quels fruits l\u2019on a chez soi. De m\u00eame, si l\u2019on a l\u2019habitude constante, apr\u00e8s avoir mang\u00e9 un fruit, d\u2019en prendre d\u2019autres, de diff\u00e9rentes esp\u00e8ces, et quoique l\u2019on n\u2019ait pas pens\u00e9 formellement \u00e0 cela au moment de dire la b\u00e9n\u00e9diction sur le premier fruit, on y a inclus tous les fruits que l\u2019on a l\u2019habitude de manger. M\u00eame si l\u2019on n\u2019a pas pour habitude constante d\u2019en manger d\u2019autres, mais que des fruits se soient trouv\u00e9s devant soi au moment o\u00f9 l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction, ces fruits ont \u00e9t\u00e9 inclus dans celle-ci, puisqu\u2019il arrive que l\u2019on soit port\u00e9 \u00e0 manger encore de ce que l\u2019on a devant soi. Ce que nous venons de dire des fruits vaut \u00e9galement pour les aliments dont la b\u00e9n\u00e9diction est Ch\u00e9hakol<\/em>, ou Ha-adama<\/em>, ou encore M\u00e9zonot<\/em>[5]<\/a><\/sup><\/p>\n .<\/p>\n Mais si l\u2019on avait l\u2019intention de manger un fruit et pas davantage, c\u2019est ce fruit-l\u00e0 que l\u2019on a couvert par sa b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; si l\u2019on veut ensuite manger des fruits suppl\u00e9mentaires, on devra redire la b\u00e9n\u00e9diction \u00e0 leur propos. De m\u00eame, si l\u2019on a dit sa b\u00e9n\u00e9diction sans sp\u00e9cifier d\u2019intention, et qu\u2019un tiers apporte ensuite un fruit que l\u2019on ne s\u2019attendait pas du tout \u00e0 voir servir \u2013 par exemple si on l\u2019apporte d\u2019une autre maison \u2013, on devra en dire la b\u00e9n\u00e9diction avant d\u2019en consommer (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 177, 5\u00a0; 206, 5\u00a0; Michna Beroura<\/em> 206, 20).<\/p>\n Ce que nous appelons \u00ab\u00a0r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction sans sp\u00e9cifier d\u2019intention\u00a0\u00bb (b\u00e9rekh stam<\/em>), c\u2019est la r\u00e9citer sans former l\u2019intention d\u2019inclure en elle tous les aliments qu\u2019elle serait susceptible de couvrir, et sans former non plus l\u2019intention de ne manger que l\u2019aliment sur lequel on la prononce. En ce cas, si l\u2019on souhaite manger d\u2019autres aliments qui se trouvent chez soi, mais non sur la table que l\u2019on a devant soi, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s\u00a0: ces aliments sont-ils couverts par la b\u00e9n\u00e9diction prononc\u00e9e, ou non\u00a0? Puisque, en cas de doute portant sur une b\u00e9n\u00e9diction, on est indulgent, on mangera ces aliments sans r\u00e9p\u00e9ter de b\u00e9n\u00e9diction. Mais il est bon, a priori, pour toute b\u00e9n\u00e9diction que l\u2019on r\u00e9cite, de former l\u2019intention d\u2019y inclure tous les aliments et boissons que l\u2019on a chez soi, et dont la b\u00e9n\u00e9diction est identique (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> et Rema 206, 5). Celui qui pense \u00e0 cela habituellement est pr\u00e9sum\u00e9 y avoir pens\u00e9, m\u00eame lorsqu\u2019il a oubli\u00e9 de former express\u00e9ment cette intention[6]<\/a><\/sup><\/p>\n