{"id":550,"date":"2016-02-05T00:10:52","date_gmt":"2016-02-04T22:10:52","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=550"},"modified":"2017-01-04T11:38:25","modified_gmt":"2017-01-04T09:38:25","slug":"02-05-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-05-10\/","title":{"rendered":"10 \u2013 Celui qui \u00e9prouve un besoin naturel alors qu\u2019il se trouve au milieu de la pri\u00e8re"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer sa pri\u00e8re alors que l\u2019on n\u2019avait pas besoin d\u2019aller aux toilettes, et qu\u2019au milieu de sa pri\u00e8re on \u00e9prouve un urgent besoin, la r\u00e8gle d\u00e9pend, d\u2019une part, du degr\u00e9 d\u2019urgence de ce besoin, et d\u2019autre part de la partie de la pri\u00e8re o\u00f9 l\u2019on se trouve. On distingue trois degr\u00e9s de besoin\u00a0:<\/p>\n
1) Cas o\u00f9 l\u2019on peut se retenir soixante-douze minutes\u00a0: il est permis de continuer jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019office.<\/p>\n
2) Cas o\u00f9 l\u2019on estime que l\u2019on ne pourrait se retenir soixante-douze minutes, mais o\u00f9 l\u2019on n\u2019a pas pour autant besoin de se contenir pour emp\u00eacher une perte, et o\u00f9, si l\u2019on allait aux toilettes, on aurait besoin de s\u2019efforcer quelque peu pour expulser ses besoins\u00a0: on peut terminer la partie de la pri\u00e8re dans laquelle on se trouve, puisqu\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 prier de fa\u00e7on permise, et que le besoin n\u2019est pas si urgent. Si ce besoin est survenu au milieu des versets de louange (Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, cf. chap. 14), on peut attendre jusqu\u2019\u00e0 la fin de ces versets, qui se concluent par la b\u00e9n\u00e9diction Yichtaba\u2019h<\/em>\u00a0; on ira ensuite aux toilettes. Si le besoin est survenu tandis qu\u2019on r\u00e9citait les b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma (cf. chap. 16), la r\u00e8gle stricte autorise \u00e0 terminer ces b\u00e9n\u00e9dictions. Mais puisque l\u2019on aura de toutes fa\u00e7ons besoin d\u2019aller aux toilettes avant la \u2018Amida qui suit ces b\u00e9n\u00e9dictions, et dans la mesure o\u00f9 il vaut mieux ne pas marquer d\u2019interruption entre la b\u00e9n\u00e9diction de la D\u00e9livrance d\u2019Egypte (Gaal Isra\u00ebl<\/em>) et la \u2018Amida qui la suit imm\u00e9diatement, on ira plut\u00f4t aux toilettes imm\u00e9diatement apr\u00e8s la b\u00e9n\u00e9diction ou le paragraphe du Ch\u00e9ma dans lequel on se trouve (Michna Beroura<\/em> 92, 9\u00a0; B\u00e9our Halakha<\/em>, passage commen\u00e7ant par \u00ab Ya\u2019amid <\/em>\u00bb)1<\/a><\/sup>.<\/p>\n 3) Le degr\u00e9 le plus strict est le cas dans lequel on doit v\u00e9ritablement se contenir pour emp\u00eacher ses besoins de sortir. \u00c0 ce niveau, on transgresserait l\u2019interdit de bal techaqetsou<\/em> (\u00ab\u00a0Vous ne serez pas souill\u00e9s par des choses impures \u00bb) (Rama 92, 2 tel que le rapporte le Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em> 3, 11). Si l\u2019on se trouve dans les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> ou les b\u00e9n\u00e9dictions du Ch\u00e9ma \u2013 puisqu\u2019une interruption n\u2019est pas tr\u00e8s grave durant ces passages \u2013 on ira imm\u00e9diatement aux toilettes. Mais si l\u2019on est au milieu de la \u2018Amida, dans la mesure o\u00f9 l\u2019interruption y est strictement interdite, et dans la mesure o\u00f9 l\u2019on n\u2019avait pas ressenti de besoin en commen\u00e7ant \u00e0 r\u00e9citer la \u2018Amida, on terminera de dire la \u2018Amida. Ce n\u2019est que si l\u2019on ne peut plus se retenir que l\u2019on s\u2019interrompra pour aller aux toilettes2<\/a><\/sup>.<\/p>\n Pour le cas d\u2019un officiant qui ressent un besoin avant la r\u00e9p\u00e9tition de la \u2018Amida et estime qu\u2019il ne pourrait se retenir soixante-douze minutes, le B\u00e9our Halakha<\/em> (92, 5 \u05d4\u05d9\u05d4) h\u00e9site. Certes, lorsqu\u2019il s\u2019agit du lecteur de la Torah (ba\u2019al-qria<\/em>), l\u2019auteur est indulgent, car l\u2019honneur d\u00fb aux hommes est si grand qu\u2019il repousse un interdit de rang rabbinique. Cependant, en mati\u00e8re de pri\u00e8re<\/em>, dans un cas o\u00f9 celle-ci est qualifi\u00e9e de to\u2019\u00e9va<\/em>, le B\u00e9our Halakha<\/em> \u00e9met des doutes. Par cons\u00e9quent, m\u00eame dans un cas o\u00f9 l\u2019officiant se sent un peu g\u00ean\u00e9 vis-\u00e0-vis des autres, il vaut mieux qu\u2019il aille aux toilettes et qu\u2019un autre fid\u00e8le le remplace\u00a0; mais si la chose doit entra\u00eener chez lui un fort sentiment de honte, il peut continuer \u00e0 officier.<\/p>\n Si l\u2019on est contraint d\u2019interrompre sa \u2018Amida pour les grands besoins, il est presque certain que c\u2019est de fa\u00e7on interdite que l\u2019on avait commenc\u00e9 cette pri\u00e8re et que, d\u00e8s l\u2019abord, il \u00e9tait clair que l\u2019on n\u2019aurait pu se retenir plus de soixante-douze minutes. D\u00e8s lors, la partie d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cit\u00e9e de la \u2018Amida n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 valablement dite, et l\u2019on devra donc reprendre ensuite la \u2018Amida au d\u00e9but. Cependant, si l\u2019on pensait vraiment pouvoir se retenir soixante-douze minutes, et que l\u2019on a subitement ressenti de grands besoins, au point de devoir aller imm\u00e9diatement aux toilettes, la r\u00e8gle qui s\u2019applique est alors celle qu\u2019explique le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 104, 5\u00a0: si l\u2019interruption a dur\u00e9 un temps tel que l\u2019on aurait pu r\u00e9citer toute la \u2018Amida du d\u00e9but \u00e0 la fin, on recommencera la \u2018Amida au d\u00e9but. Et si l\u2019interruption a dur\u00e9 moins de temps, on reprendra au d\u00e9but de la b\u00e9n\u00e9diction o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9tait interrompu. Il semble cependant que celui qui, r\u00e9trospectivement, n\u2019est pas s\u00fbr d\u2019avoir pu v\u00e9ritablement estimer \u00e0 l\u2019avance \u00eatre en mesure de se retenir soixante-douze minutes, et a finalement \u00e9t\u00e9 contraint de s\u2019interrompre pour satisfaire un grand besoin, doive reprendre sa \u2018Amida au d\u00e9but. En effet, il est vraisemblable qu\u2019il ait commenc\u00e9 de fa\u00e7on interdite\u00a0; il se peut aussi qu\u2019il soit consid\u00e9r\u00e9 comme Gavra da\u2019hou\u00ef<\/em> (\u00ab\u00a0personne dont la pri\u00e8re n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 agr\u00e9\u00e9e\u00a0\u00bb, d\u2019apr\u00e8s une opinion cit\u00e9e dans la Gu\u00e9mara et rapport\u00e9e par B\u00e9our Halakha<\/em> 92, 2\u00a0 \u05d9\u05d5\u05ea\u05e8). ↩<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Si l\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer sa pri\u00e8re alors que l\u2019on n\u2019avait pas besoin d\u2019aller aux toilettes, et qu\u2019au milieu de sa pri\u00e8re on \u00e9prouve un urgent besoin, la r\u00e8gle d\u00e9pend, d\u2019une part, du degr\u00e9 d\u2019urgence de ce besoin, et d\u2019autre part de la partie de la pri\u00e8re o\u00f9 l\u2019on se trouve. 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