{"id":5550,"date":"2026-01-05T14:00:27","date_gmt":"2026-01-05T12:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5550"},"modified":"2026-01-26T13:01:12","modified_gmt":"2026-01-26T11:01:12","slug":"10-05-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-05-14\/","title":{"rendered":"14. R\u00e8gles applicables \u00e0 la coupe de b\u00e9n\u00e9diction"},"content":{"rendered":"
Ce sont plusieurs b\u00e9n\u00e9dictions que les sages ont prescrit de r\u00e9citer sur une coupe de vin\u00a0: le Birkat hamazon<\/em>, les b\u00e9n\u00e9dictions des Qidouchin<\/em> et des Nissou\u00efn<\/em>[i]<\/a><\/sup>, et le Qidouch. En toute occasion o\u00f9 les sages ont donn\u00e9 une telle prescription, la coupe doit avoir une contenance minimale d\u2019un quart de log<\/em> de vin (un revi\u2018it<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire 75 ml) (Chabbat<\/em> 76b\u00a0; cf. ci-apr\u00e8s, chap. 10 \u00a7 10).<\/p>\n La coupe doit \u00eatre enti\u00e8re, sans d\u00e9faut ni brisure \u00e0 son bord ou \u00e0 sa base. Quand on ne dispose pas d\u2019une coupe int\u00e8gre, on peut, a posteriori, faire le Qidouch sur une coupe d\u00e9fectueuse. Mais s\u2019il s\u2019y trouve une f\u00ealure telle que, par elle, le vin s\u2019\u00e9coule, au point que la coupe ne peut plus contenir un revi\u2018it<\/em> de vin, cette coupe n\u2019est pas valide (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 183, 3, Michna Beroura<\/em> 11, Cha\u2018ar Hatsioun<\/em> 14).<\/p>\n Il convient de choisir une belle coupe, pour la b\u00e9n\u00e9diction. Quand on ne dispose de rien d\u2019autre que d\u2019un verre jetable ordinaire, on pourra, a posteriori, prononcer la b\u00e9n\u00e9diction sur un tel verre (Les Lois de Chabbat<\/em> 6, 6, note 7).<\/p>\n Il faut veiller \u00e0 ce que la coupe soit enti\u00e8rement propre\u00a0; si l\u2019on y a bu, ou qu\u2019elle se soit salie de quelque autre mani\u00e8re, on la pr\u00e9parera en vue de la b\u00e9n\u00e9diction, en la nettoyant de l\u2019int\u00e9rieur et en la rin\u00e7ant de l\u2019ext\u00e9rieur (Choul\u2018han \u2018Aroukh <\/em>183, 1). A posteriori, lorsqu\u2019il est difficile de rincer la coupe, on pourra l\u2019essuyer et la nettoyer \u00e0 l\u2019aide d\u2019une serviette (Michna Beroura<\/em> 1).<\/p>\n Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte obligation halakhique, il suffit certes d\u2019une coupe contenant la mesure d\u2019un revi\u2018it\u00a0<\/em>; mais si sa contenance est sup\u00e9rieure \u00e0 un revi\u2018it<\/em>, c\u2019est une mitsva que de la remplir de vin, car c\u2019est faire honneur \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction que de la prononcer sur une coupe abondamment remplie. Certains ont coutume d\u2019embellir l\u2019accomplissement de la mitsva en remplissant la coupe \u00e0 ras bords, de telle fa\u00e7on que, au cours de la b\u00e9n\u00e9diction, un peu de vin se r\u00e9pandra probablement sur la main de celui qui la r\u00e9cite. Mais il semble que remplir la coupe jusqu\u2019\u00e0 proximit\u00e9<\/em> du bord soit une pratique plus parfaite, afin qu\u2019il ne se renverse pas de vin sur la main de celui qui r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; c\u2019est ce que visaient les sages quand ils parlaient d\u2019une coupe pleine (kos mal\u00e9<\/em>) (Tour\u00e9 Zahav<\/em> 183, 4, Choul\u2018han \u2018Aroukh Harav<\/em> 4, Michna Beroura<\/em> 183, 9\u00a0; et c\u2019est ce que montre l\u2019analyse des propos de l\u2019\u00e9cole d\u2019Hillel en Berakhot<\/em> 52b).<\/p>\n Nos sages ont enseign\u00e9 qu\u2019il faut m\u00ealer d\u2019eau le vin, afin qu\u2019il soit agr\u00e9able \u00e0 boire. \u00c0 leur \u00e9poque, en effet, le vin \u00e9tait pur\u00a0: si on ne le coupait pas d\u2019eau, son go\u00fbt \u00e9tait trop fort (Berakhot <\/em>50b). Les sages prescrivaient \u00e9galement de terminer le m\u00e9lange au moment de la b\u00e9n\u00e9diction du pays[j]<\/a><\/sup> (birkat haarets<\/em>), afin de montrer l\u2019excellence du pays, dont les vins sont puissants (Berakhot<\/em> 51a). Mais de nos jours, o\u00f9 nous achetons du vin pr\u00eat \u00e0 la consommation, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de le couper\u00a0; car d\u00e8s avant sa mise en bouteille, on a r\u00e9gl\u00e9 son go\u00fbt de la mani\u00e8re souhait\u00e9e (Rema 183, 2). Cependant, ceux qui suivent les coutumes cabalistiques ont l\u2019usage, quoi qu\u2019il en soit, de couper le vin d\u2019un peu d\u2019eau au moment de la b\u00e9n\u00e9diction du pays (Kaf Ha<\/em>\u2018ha\u00efm<\/em> 6).<\/p>\n Quand on verse le vin de la bouteille, ce doit \u00eatre avec l\u2019intention d\u2019accomplir la mitsva de la coupe de b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; et il est bon de le faire imm\u00e9diatement avant le Zimoun <\/em>(Rema 183, 2, Maguen Avraham<\/em> 3).<\/p>\n Les sages prescrivent (en Berakhot <\/em>51a) de prendre d\u2019abord la coupe en ses deux mains, afin de montrer l\u2019affection dans laquelle on la tient\u00a0; puis, pendant le Zimoun <\/em>et le Birkat hamazon<\/em>, on la tiendra dans sa seule main droite, qui est la main la plus importante. On tiendra la coupe de tous ses doigts, afin que ceux-ci l\u2019entourent. On l\u2019\u00e9l\u00e8vera d\u2019un t\u00e9fa\u2018h<\/em> au-dessus de la table, afin qu\u2019elle soit visible \u00e0 tous. Le m\u00e9zamen<\/em> regardera la coupe, afin de n\u2019en pas d\u00e9tacher son esprit. Si cela lui est n\u00e9cessaire, il regardera son sidour<\/em>[k]<\/a><\/sup> afin d\u2019y lire le texte\u00a0; il est bon, en ce cas, de rapprocher le sidour<\/em> de la coupe, afin de pouvoir voir les deux. Apr\u00e8s avoir bu du vin, il est bon de transmettre la coupe \u00e0 sa femme, qui boira elle aussi de ce vin. Par cela, la b\u00e9n\u00e9diction se r\u00e9pandra sur elle et sur lui (comme nous le verrons au prochain paragraphe)[22]<\/a><\/sup>.<\/p>\n