{"id":5604,"date":"2026-01-07T04:00:27","date_gmt":"2026-01-07T02:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5604"},"modified":"2026-01-27T13:55:10","modified_gmt":"2026-01-27T11:55:10","slug":"10-07-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-07-04\/","title":{"rendered":"04. La b\u00e9n\u00e9diction du vin couvre les autres boissons"},"content":{"rendered":"
De m\u00eame que le pain est le principal des aliments apportant la sati\u00e9t\u00e9, de m\u00eame le vin est la principale de toutes les boissons. Sa particularit\u00e9 est \u00e0 la fois d\u2019\u00eatre nourrissant, en raison de la haute teneur en sucre du fruit, ce qui lui conf\u00e8re une valeur calorique, et de r\u00e9jouir\u00a0: la vitalit\u00e9 qu\u2019il donne \u00e0 l\u2019homme s\u2019accompagne de la joie du corps.<\/p>\n
De m\u00eame que la b\u00e9n\u00e9diction Hamotsi<\/em>, r\u00e9cit\u00e9e sur le pain, inclut les autres aliments du repas (cf. ci-dessus, chap. 3 \u00a7 6), de m\u00eame la b\u00e9n\u00e9diction Hagu\u00e9fen<\/em>, dite sur le vin, inclut toutes les boissons. Cela, \u00e0 condition que lesdites boissons soient pr\u00e9sentes devant soi au moment o\u00f9 l\u2019on r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction du vin, ou que, au moment de cette b\u00e9n\u00e9diction, on ait \u00e0 l\u2019esprit de les boire, ou tout au moins qu\u2019on ait l\u2019habitude de les boire \u00e0 un tel moment\u00a0: en ce dernier cas, on les aura incluses dans la b\u00e9n\u00e9diction, quoiqu\u2019on n\u2019y ait pas express\u00e9ment pens\u00e9 (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 174, 2)[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n De m\u00eame, quand on participe \u00e0 un grand Qidouch, du type de ceux qu\u2019offrent les personnes qui c\u00e9l\u00e8brent un \u00e9v\u00e9nement heureux (bar-mitsva<\/em>, etc.) apr\u00e8s la pri\u00e8re de Moussaf, le Chabbat\u00a0: si l\u2019on a entendu le Qidouch et bu du vin, il ne sera pas n\u00e9cessaire de dire la b\u00e9n\u00e9diction des autres boissons, puisque celles-ci auront \u00e9t\u00e9 couvertes par la b\u00e9n\u00e9diction du vin.<\/p>\n A priori, il est bon de boire une mesure de vin de m\u00e9lo lougmav <\/em>(environ 50 ml, soit le quart d\u2019un verre ordinaire), car, selon certains auteurs, ce n\u2019est que si l\u2019on boit une telle quantit\u00e9 que le vin sera consid\u00e9r\u00e9 comme principal, et que toutes les autres boissons que l\u2019on a l\u2019intention de boire lui seront accessoires, de mani\u00e8re \u00e0 \u00eatre couvertes par la b\u00e9n\u00e9diction du vin (B\u00e9our Halakha<\/em> 174, 2). Mais en pratique, m\u00eame si l\u2019on n\u2019a pas bu cette quantit\u00e9, on pourra consommer les autres boissons sans en r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction, car telle est l\u2019opinion majoritaire parmi les d\u00e9cisionnaires[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on a entendu le Qidouch, mais que l\u2019on n\u2019ait soi-m\u00eame pas du tout bu de vin, on sera certes quitte du Qidouch par le fait que l\u2019on aura \u00e9cout\u00e9 celui-ci\u00a0; mais les autres boissons que l\u2019on prendra ne seront pas rendues accessoires au vin\u00a0: il faudra r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9hakol<\/em> avant que de les boire, puis Bor\u00e9 n\u00e9fachot<\/em> \u00e0 la fin.<\/p>\n Si l\u2019on boit une mesure de vin telle que l\u2019on soit tenu de r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction finale (cf. ci-apr\u00e8s, chap. 10 \u00a7 10), on se rendra quitte, en r\u00e9citant M\u00e9\u2018ein chaloch<\/em> sur le vin, de la b\u00e9n\u00e9diction finale des autres boissons (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 208, 16). Mais si l\u2019on n\u2019a pas bu une quantit\u00e9 de vin requ\u00e9rant la b\u00e9n\u00e9diction finale, et que l\u2019on ait bu une quantit\u00e9 d\u2019autres boissons requ\u00e9rant, elle, une b\u00e9n\u00e9diction finale, c\u2019est Bor\u00e9 n\u00e9fachot <\/em>que l\u2019on r\u00e9citera sur elles (S\u00e9der Birkot Han\u00e9h\u00e9nin<\/em> de Rabbi Chn\u00e9our Zalman de Lyadi 1, 21)[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n [1]<\/a>. Berakhot<\/em> 41b\u00a0: \u00ab\u00a0Rabbi \u2018Hiya a dit\u00a0: \u201cLe pain dispense [de b\u00e9n\u00e9diction] toutes les sortes d\u2019aliments, le vin dispense toutes les sortes de boissons.\u201d\u00a0\u00bb Selon Tossephot<\/em>, la halakha ne suit pas les propos de Rabbi \u2018Hiya (en effet, le pain ne couvre pas tous les aliments, mais seulement ceux qui sont mang\u00e9s au titre du repas [\u00e0 l\u2019exclusion des desserts]. De la m\u00eame fa\u00e7on, selon Tossephot<\/em>, le vin ne couvre pas les autres boissons. Mais selon le Roch et les disciples de Rabb\u00e9nou Yona, le vin couvre les autres boissons, et c\u2019est en ce sens que tranche le Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 174, 2.<\/p>\n Les d\u00e9cisionnaires sont cependant partag\u00e9s quant au fait de savoir s\u2019il faut que les boissons en question soient devant soi au moment o\u00f9 l\u2019on r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction du vin\u00a0; cf. Michna Beroura<\/em> 174, 3 et B\u00e9our Halakha<\/em>. En pratique, d\u00e8s lors qu\u2019une possibilit\u00e9 raisonnable existait, au moment de la b\u00e9n\u00e9diction, pour que l\u2019on consomm\u00e2t lesdites boissons apr\u00e8s avoir bu du vin, la b\u00e9n\u00e9diction du vin les inclut. Telle est l\u2019opinion du Meqor \u2018Ha\u00efm<\/em> \u00a0(de l\u2019auteur du \u2018Havot Ya\u00efr<\/em>) et de Rabbi Chn\u00e9our Zalman de Lyadi (S\u00e9der Birkot Han\u00e9h\u00e9nin<\/em> 1, 21). Cependant, a priori, afin qu\u2019il soit clair que l\u2019intention porte \u00e9galement sur ces boissons suppl\u00e9mentaires, il sera bon de les placer devant soi au moment de prononcer la b\u00e9n\u00e9diction sur le vin.<\/p>\n Tout ce qui est propre \u00e0 \u00eatre bu est compris dans la d\u00e9nomination de \u00ab\u00a0boisson\u00a0\u00bb (machq\u00e9<\/em>). Si donc on a remu\u00e9 du yaourt de type leben<\/em> jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il soit devenu semblable \u00e0 une boisson, la b\u00e9n\u00e9diction du vin pourra l\u2019inclure. Mais le fromage et le yaourt non liquides, bien qu\u2019ils soient faits \u00e0 partir du lait qui, lui, est liquide, sont consid\u00e9r\u00e9s comme des aliments solides, et la b\u00e9n\u00e9diction du vin ne saurait les inclure. Quoique certains auteurs contestent cela, la position principale, en halakha, est que ce qui est propre \u00e0 \u00eatre bu<\/em> est consid\u00e9r\u00e9 comme boisson, et est donc couvert par la b\u00e9n\u00e9diction du vin (cf. ci-apr\u00e8s, chap. 10 \u00a7 11).<\/p>\n
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