{"id":5667,"date":"2026-01-08T17:00:27","date_gmt":"2026-01-08T15:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5667"},"modified":"2026-01-27T15:23:20","modified_gmt":"2026-01-27T13:23:20","slug":"10-08-17","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-08-17\/","title":{"rendered":"17. Soupe de fruits, caf\u00e9 et th\u00e9"},"content":{"rendered":"
Le statut de la soupe de fruits (ce qu\u2019en Isra\u00ebl et dans les pays anglo-saxons on nomme compote<\/em>), qui contient des fruits et des liquides cuits ensemble, est semblable \u00e0 celui de la soupe de l\u00e9gumes. Si l\u2019on mange les fruits avec la partie liquide, on dira Ha\u2018ets <\/em>sur les fruits, et l\u2019on inclura par cela le liquide. M\u00eame s\u2019il reste, \u00e0 la fin, du liquide sans fruits, on pourra continuer de le consommer, sans qu\u2019il soit besoin de dire Ch\u00e9hakol<\/em>. Le liquide suit en effet le statut des fruits et leur est accessoire.<\/p>\n Mais si l\u2019on consomme le liquide seul, les grands Richonim sont partag\u00e9s quant \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction qu\u2019il faut dire\u00a0: est-ce Ha\u2018ets <\/em>ou Ch\u00e9hakol\u00a0<\/em>? Puisqu\u2019il y a doute en la mati\u00e8re, on dira Ch\u00e9hakol<\/em>[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Toutefois, si l\u2019on a broy\u00e9 des fruits cuits pour en faire un liquide, et que ces fruits fassent partie des sept esp\u00e8ces par lesquelles la terre d\u2019Isra\u00ebl est lou\u00e9e, un grand probl\u00e8me se pose quant \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction finale. Selon ceux qui estiment que la b\u00e9n\u00e9diction initiale est Ha\u2018ets<\/em>, la r\u00e8gle applicable sera celle des sept esp\u00e8ces, de sorte que, \u00e0 la fin, on devra dire la b\u00e9n\u00e9diction M\u00e9\u2018ein ch\u00e9va\u2019<\/em> (\u2018Al ha\u2018ets<\/em>). Selon ceux qui pensent qu\u2019il faut d\u2019abord dire Ch\u00e9hakol<\/em>, en revanche, la b\u00e9n\u00e9diction finale sera Bor\u00e9 n\u00e9fachot<\/em>. En un tel cas, il n\u2019y a point d\u2019issue, car, quelque b\u00e9n\u00e9diction finale que l\u2019on dise, cette b\u00e9n\u00e9diction sera vaine aux yeux des tenants de l\u2019autre th\u00e8se\u00a0; de sorte que l\u2019on ne peut pas, sur un tel jus, r\u00e9citer de b\u00e9n\u00e9diction finale. Si l\u2019on veut sortir du doute, on ne boira pas ce jus en dehors d\u2019un v\u00e9ritable repas\u00a0: le Birkat hamazon<\/em> couvrira tout ce que l\u2019on y aura consomm\u00e9. Autre possibilit\u00e9\u00a0: on mangera un aliment dont la b\u00e9n\u00e9diction finale est Bor\u00e9 n\u00e9fachot<\/em>, et l\u2019un des fruits des sept esp\u00e8ces dont la b\u00e9n\u00e9diction finale est \u2018Al ha\u2018ets<\/em>\u00a0; par ces deux b\u00e9n\u00e9dictions, on couvrira \u00e9galement le jus produit par cette soupe de fruits appartenant aux sept esp\u00e8ces (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 202, 11).<\/p>\n Sur du caf\u00e9 ou du th\u00e9, on dit Ch\u00e9hakol<\/em>. Certes, le go\u00fbt de ces boissons est obtenu par la cuisson d\u2019un fruit ou de feuilles\u00a0; mais puisque leur mode usuel de consommation est la boisson, la b\u00e9n\u00e9diction est Ch\u00e9hakol<\/em>[16]<\/a><\/sup>.<\/p>\n