{"id":5775,"date":"2026-01-10T06:00:27","date_gmt":"2026-01-10T04:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5775"},"modified":"2026-04-14T14:16:21","modified_gmt":"2026-04-14T11:16:21","slug":"10-10-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-10-06\/","title":{"rendered":"06. Volume, et non poids"},"content":{"rendered":"
Les mesures dont ont parl\u00e9 les Sages sont des mesures de volume et non de poids. Il est en effet certain que les Juifs ne se d\u00e9pla\u00e7aient pas avec une balance en poche\u00a0; aussi les Sages ont-ils fix\u00e9 leurs mesures en fonction de denr\u00e9es courantes, telles que l\u2019olive et l\u2019\u0153uf, que l\u2019on peut \u00e9valuer d\u2019un simple regard. Comme nous l\u2019avons vu, la directive \u00e0 suivre en pratique assimile la mesure de kaza\u00eft<\/em> (\u00ab\u00a0comme une olive\u00a0\u00bb) \u00e0 la moiti\u00e9 du volume d\u2019un \u0153uf. Si un aliment comprend de grands espaces vides, on ne prend pas en compte ces vides dans l\u2019\u00e9valuation du volume\u00a0; mais quand il s\u2019agit de petits espaces vides, auxquels on ne pr\u00eate pas tellement attention, on ne modifie pas l\u2019\u00e9valuation, et d\u00e8s lors qu\u2019il semble que le volume d\u2019un aliment \u00e9quivaut \u00e0 la moiti\u00e9 de celui d\u2019un \u0153uf, petits creux compris, on r\u00e9cite sur lui la b\u00e9n\u00e9diction finale.<\/p>\n Il est vrai que certains d\u00e9cisionnaires s\u00e9farades avaient l\u2019usage de mesurer les quantit\u00e9s suivant le poids, parce qu\u2019il est difficile d\u2019\u00e9valuer un volume\u00a0: parfois un aliment est allong\u00e9, d\u2019autres fois il est carr\u00e9\u00a0; et quelquefois, on y trouve de grands vides, qui ne s\u2019adjoignent pas au volume. De plus, certains auteurs estiment qu\u2019il faut d\u00e9duire du volume les petits creux eux-m\u00eames, or il est tr\u00e8s difficile d\u2019en \u00e9valuer le volume. Aussi s\u2019aidait-on d\u2019une balance. Mais ces d\u00e9cisionnaires reconnaissaient eux-m\u00eames que, en principe, la mesure d\u00e9pend du volume et non du poids\u00a0; et telle \u00e9tait la coutume des communaut\u00e9s juives, depuis toujours, que d\u2019\u00e9valuer le volume, d\u2019y inclure les petits creux et d\u2019en exclure seulement les grands vides, qui ne font point partie de la structure de l\u2019aliment. Et telle est la halakha.<\/p>\n Pour le pain, par exemple, on ne prend pas en compte, dans l\u2019\u00e9valuation du volume, les grands creux qui s\u2019y trouvent parfois\u00a0; mais on y inclut, pour d\u00e9terminer la mesure d\u2019un demi-\u0153uf, les petits creux qui accompagnent sa structure d\u2019ensemble. La r\u00e8gle est la m\u00eame pour les galettes de riz, les popcorns, les snacks au beurre de cacahu\u00e8te (Bamba), la cr\u00e8me fouett\u00e9e et ces sortes de choses\u00a0: puisqu\u2019il ne s\u2019y trouve pas de grands vides, on va d\u2019apr\u00e8s le volume que l\u2019on a devant soi.<\/p>\n Chacun doit apprendre \u00e0 \u00e9valuer les aliments par comparaison avec un \u00ab\u00a0demi-\u0153uf\u00a0\u00bb. Nous l\u2019avons vu, il n\u2019y a pas lieu de craindre une erreur, car les Sages ont donn\u00e9 \u00e0 chacun autorit\u00e9 pour \u00e9valuer la mesure par soi-m\u00eame, bien qu\u2019il soit tr\u00e8s probable que l\u2019on se trompe quelque peu, au-del\u00e0 ou en de\u00e7\u00e0 du volume r\u00e9el[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n