{"id":5851,"date":"2026-01-12T09:00:27","date_gmt":"2026-01-12T07:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5851"},"modified":"2026-04-16T10:22:45","modified_gmt":"2026-04-16T07:22:45","slug":"10-12-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-12-09\/","title":{"rendered":"09.M\u00e9diation d\u2019un haut-parleur"},"content":{"rendered":"
Les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s quant au fait de savoir si l\u2019on peut se rendre quitte d\u2019une b\u00e9n\u00e9diction en l\u2019entendant par le biais du t\u00e9l\u00e9phone ou d\u2019un haut-parleur. Certains estiment que, puisque la voix \u00e9mane de la force m\u00eame de celui qui r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction, et que c\u2019est imm\u00e9diatement qu\u2019on l\u2019entend, la r\u00e8gle est la m\u00eame que s\u2019il s\u2019agissait de la voix naturelle, bien qu\u2019ici le son soit transmis<\/em> par un appareil \u00e9lectrique. On peut donc, en l\u2019entendant, s\u2019acquitter de son obligation. D\u2019autres pensent que, puisque le son entendu n\u2019est pas la voix originale de celui qui r\u00e9cite la berakha<\/em>, mais qu\u2019un appareil l\u2019a re\u00e7ue en tant que signaux \u00e9lectriques puis l\u2019a reproduite en tant que nouveau son, le cas est semblable \u00e0 celui o\u00f9 l\u2019on entendrait le son d\u2019une machine, par lequel on ne saurait s\u2019acquitter de son obligation.<\/p>\n En pratique, il y a lieu de tenir compte de l\u2019opinion rigoureuse, et de ne pas accomplir par le biais d\u2019appareils \u00e9lectriques les mitsvot mettant en jeu l\u2019ou\u00efe. Toutefois, quand il n\u2019y a pas d\u2019autre choix, il vaut mieux accomplir la mitsva par le biais de tels appareils que de la perdre tout \u00e0 fait. Par exemple, si l\u2019on se trouve en un lieu o\u00f9 il n\u2019y a pas de possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9couter la lecture de la M\u00e9guila <\/em>(le rouleau d\u2019Esther, \u00e0 Pourim) ou la Havdala, il sera pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019en \u00e9couter la lecture par t\u00e9l\u00e9phone ou par une retransmission radiophonique en direct. Quant au Zimoun<\/em>, lorsque les personnes pr\u00e9sentes sont nombreuses et qu\u2019il est difficile d\u2019entendre le m\u00e9zamen <\/em>sans microphone, il sera bon d\u2019utiliser celui-ci (en mati\u00e8re de Zimoun<\/em>, il y a davantage place \u00e0 l\u2019indulgence, comme nous l\u2019avons vu au chap. 5 \u00a7 6, note 10).<\/p>\n Les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s quant au cas des personnes malentendantes, qui s\u2019aident d\u2019un appareil auditif pour accomplir les mitsvot consistant en une \u00e9coute. Certains disent que l\u2019on ne s\u2019acquitte pas ainsi de son obligation, puisque ce n\u2019est pas v\u00e9ritablement de ses oreilles que l\u2019on entend. D\u2019autres estiment que l\u2019\u00e9coute par le biais d\u2019un appareil auditif est semblable \u00e0 l\u2019\u00e9coute de l\u2019oreille, puisque, en pratique, c\u2019est bien le son lui-m\u00eame que l\u2019on entend. Certains affirment que, pour la mitsva d\u2019\u00e9couter le chofar, l\u2019\u00e9coute doit \u00eatre directe, sans aucune m\u00e9diation, mais que l\u2019on peut accomplir les autres mitsvot \u00e0 l\u2019aide d\u2019un appareil auditif. En pratique, pour les mitsvot de rang rabbinique, on pourra s\u2019appuyer sur l\u2019opinion indulgente\u00a0; pour les mitsvot de rang toranique, quand c\u2019est possible, il sera pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019\u00e9couter sans appareil.<\/p>\n Si l\u2019on entend des b\u00e9n\u00e9dictions ou le Qadich par le biais d\u2019un haut-parleur, il faut r\u00e9pondre amen<\/em>. Si c\u2019est par t\u00e9l\u00e9phone ou par un programme de radio en direct, il est bon de r\u00e9pondre amen<\/em>, mais on n\u2019y est pas oblig\u00e9[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n