{"id":5857,"date":"2026-01-12T11:00:27","date_gmt":"2026-01-12T09:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5857"},"modified":"2026-04-16T10:28:46","modified_gmt":"2026-04-16T07:28:46","slug":"10-12-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-12-11\/","title":{"rendered":"11.Si l\u2019on a dit une b\u00e9n\u00e9diction sur une nourriture interdite"},"content":{"rendered":"
Si, par erreur, on a r\u00e9cit\u00e9 une b\u00e9n\u00e9diction sur un aliment dont la consommation est interdite \u2013 par exemple, une viande tar\u00e8fe<\/em>, ou du \u2018hamets<\/em> \u00e0 Pessa\u2018h \u2013, on n\u2019en mangera pas du tout, et la b\u00e9n\u00e9diction dite sera vaine. Dans le cas m\u00eame o\u00f9 l\u2019interdit de consommation est seulement rabbinique, on n\u2019ing\u00e9rera rien de cette nourriture.<\/p>\n De m\u00eame, si l\u2019on a mang\u00e9 d\u2019un aliment carn\u00e9, et que, dans l\u2019heure qui suit, on ait dit la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019un aliment lact\u00e9\u00a0: on ne go\u00fbtera point \u00e0 l\u2019aliment lact\u00e9, puisque, de l\u2019avis de tous, la chose est rabbiniquement interdite. Mais si, avant d\u2019avoir dit la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019aliment lact\u00e9, on a mang\u00e9 d\u2019un aliment neutre (parv\u00e9<\/em>) et l\u2019on a bu, de sorte que notre bouche est \u00e0 pr\u00e9sent nettoy\u00e9e des r\u00e9sidus de viande, ou si une heure a pass\u00e9 depuis que l\u2019on a termin\u00e9 de manger la viande, on go\u00fbtera quelque peu \u00e0 l\u2019aliment lact\u00e9, puisque certains Richonim permettent de manger alors de tels aliments. Cela, afin de n\u2019avoir pas prononc\u00e9 vainement une b\u00e9n\u00e9diction (cf. Pnin\u00e9 Halakha \u2013 Lois de la cacheroute <\/em>26, 2, notes 3 et 5).<\/p>\n Si, par erreur, on a r\u00e9cit\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019un aliment \u00e0 l\u2019issue de Chabbat, avant la Havdala, et que, avant de commencer \u00e0 manger, on se souvienne qu\u2019il est interdit de manger avant la Havdala, on go\u00fbtera un peu de cet aliment. En effet, il n\u2019y a pas d\u2019interdit frappant l\u2019aliment en tant que tel\u00a0; par cons\u00e9quent, pour que cette b\u00e9n\u00e9diction, une fois prononc\u00e9e, ne soit pas vaine, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019y go\u00fbter quelque peu. La r\u00e8gle est la m\u00eame si, par erreur, on a dit une b\u00e9n\u00e9diction sur quelque aliment avant le Qidouch (Rema 271, 5\u00a0; Michna Beroura<\/em> 26).<\/p>\n De m\u00eame, si, par erreur, on a dit la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019un aliment dont on doit s\u2019abstenir en raison d\u2019une coutume, on y go\u00fbtera quelque peu, afin de ne pas laisser vaine sa b\u00e9n\u00e9diction. Si donc on dit par erreur la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019un morceau de viande pendant les huit premiers jours du mois d\u2019av, on y go\u00fbtera quelque peu. En effet, l\u2019interdit de manger de la viande pendant ces jours est coutumier. De plus, le seul fait de go\u00fbter un morceau minime n\u2019est pas source de joie, de sorte que cela porte tr\u00e8s peu atteinte au deuil propre \u00e0 ces jours.<\/p>\n Dans le m\u00eame sens, si l\u2019on a dit, par erreur, la b\u00e9n\u00e9diction d\u2019un aliment avant de r\u00e9citer la pri\u00e8re de Cha\u2018harit, on y go\u00fbtera quelque peu, puisque le fait d\u2019y go\u00fbter n\u2019est pas, en ce cas, une expression d\u2019orgueil\u00a0: si l\u2019on y go\u00fbte, c\u2019est seulement pour \u00e9viter que la b\u00e9n\u00e9diction prononc\u00e9e soit vaine.<\/p>\n Si, oubliant que c\u2019\u00e9tait jour de je\u00fbne, on a r\u00e9cit\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9hakol<\/em> sur un verre d\u2019eau, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment que l\u2019on ne boira pas. En effet, l\u2019interdit de boire et de manger, les jours de je\u00fbne, est clair, et il ne faut pas accomplir positivement un acte qui contreviendrait \u00e0 cet interdit[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n